Mercredi 19 janvier - soirée Poésie
Cette année, la librairie organisera des soirées de Poésie tous les deux mois! Rencontre avec des poètes et lectures d’œuvres poétiques.
Mais pour commencer l’année, nous vous proposons de devenir créateur de poésie grâce à un jeu: Duodécim!
Rendez-vous mercredi 19 janvier dès 19h30.
Inspiré de l’Oulipo, de la poésie combinatoire et de sa propre expérience en tant que poète, dramaturge, comédien, docteur en philosophie, professeur et metteur en scène, Julien Marcland
a eu, il y a bientôt dix ans, l’idée de créer ce jeu de poésie. Le principe du jeu est simple, et ses utilisations infinies. Comme l’indique sa signature, il s’agit de «faire des vers sans en avoir l’air». Vous piochez des cartes, sur lesquelles figurent des mots et le nombre de syllabes associées. À vous ensuite de créer des alexandrins et de les poser sur la table. Il existe sept cartes différentes 1, 2, 3, 4, 5, chance et joker. Ce jeu s’adresse aux petits comme aux grands.
Masque et inscription obligatoires par mail, téléphone (09.52.65.38.67) ou en passant à la librairie. Pass sanitaire également.
Poèmes écrits (avec toutes les contraintes posées par le jeu!)
Il est égaré à travers de vagues flots
Comme tous là-bas il aime, les mains croisées
D’ailleurs ses petits seins sentent bon la rosée
Il est partout, homme libre dans l’ eau
Le bonheur à ses pieds, oubliés les enfants
Changés en fumée, les rêves furent cueillis
Quand les corps beaux comprendront le ciel en dansant?
Sifflant sur ses éveils, le paresseux est qui?
Dans les bois, tous s’adorèrent en ronronnant
L’ours ailé, haut dans le ciel de retour des champs
A contemplé la mer, des vallées, des volcans
Diminué, il méditait sur ses roses bleues
Seul le chiens a brillé sans la baleine bleue.
Il partira après avoir semé le feu.
Dominique / Françoise / Monique / Magali
La douceur du temps au levant gentiment
Autrefois les nénuphars sont venus aimer
Du haut des cimes sur le toit tard au printemps
Des animaux maladroits étant désolés
Les invités leur dit-il ? Seront ton cercueil
Le monde rond mon cœur à l’ouest joue sans portée
Vois-tu ainsi l’étrange voix de ton recueil
Pourquoi précipitera-t-il donc bien ta rentrée
Ici et là longtemps tu m’attends inouïe
Y a-t-il des oiseaux inventés dans la nuit?
Maintenant ce vaste univers s’envolera
L’espace vers la poésie demeure zen
Ecris calmement de jolies choses ce soir
L’espoir désastreux s’en va-t-il dans le bleu-noir?
Chantal/ Monique/ Francis/ Pierre