Les printemps des Poètes
Depuis le 9 mars, et ce, jusqu’au 31, l’opération Le printemps des poètes est lancée!! À la librairie, on a fait une petite vitrine avec l’affiche et quelques titres que nous avons en rayon. Mais pour notre clin d’œil de la semaine, ce sont des poétesses que nous allons mettre en avant!!!
Mes forêts d’Hélène Dorion (Bruno Doucey - 5,90€)
Son nom semble la relier à une constellation, mais sa présence au monde la rend indissociable des paysages qu’elle traverse : Hélène Dorion vit environnée de lacs et de forêts, de fleuves et de rivages, de brumes de mémoire et de vastes estuaires où la pensée s’évase. Dans ce recueil écrit au cœur d’une forêt, elle fait entendre le chant de l’arbre, comme il existe un chant d’amour et des voix de plain-chant. « Mes forêts… », dit-elle dans un souffle qui se densifie de poème en poème. Et l’on entre à pas de loup dans une forêt de signes où l’on déchiffre la partition de la vie sur fond de ciel, sur fond de terre, sur fond de neige, de feuillages persistants et de flammes qu’emporte le vent, de bourgeons sertis dans l’écorce et de renouvellement. Un chemin d’ombres et de lumière, «qui donne sens à ce qu’on appelle humanité».
Coup de cœur d’Émilie
Songe à la douceur de Clémentine Beauvais (Points - 8,40€)
Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, elle est timide, idéaliste et romantique. L’inévitable se produit, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors, elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être.
Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana a changé, Eugène également. Vont-ils encore aller à l’encontre de leurs sentiments?
Coup de cœur d’Eugénie
Les pieds dans la nuit de Maire Pavlenko (Bruno Doucey - 16€)
La nuit est tombée. Des corps tentent de traverser une mer d’encre. Un peu plus loin sur le rivage, d’autres corps se croisent, se disputent, se réchauffent. De nuit comme de jour, “les enfants vont / ils dansent / se perdent dans le ciel / de voiles et de morsures / dans le ciel de la vie”, nous souffle Marie Pavlenko.
Dans ses poèmes, la colère et l’indignation ne sont jamais un renoncement, bien au contraire: elles sont une force vive, un élan qui nous entraîne et nous invite à réinventer collectivement nos horizons. Car écrire, c’est aussi lutter contre l’impuissance qui nous éteint lentement. “Je suis celle qui brûle d’amour pour le vivant”, nous dit-elle enfin. Un amour qui embrase chaque page de ce recueil.
Coup de cœur de Magali
Danser sous la pluie de Pauline Bilisari (J’ai lu - 8€)
À travers sa poésie intime et émotionnelle, on suit Pauline Bilisari sous les averses de la vie, parfois orageuses, mais toujours avec la perspective de la douceur qui revient. Elle nous entraîne dans un pas de deux qui explore le deuil, les désillusions, l’envie de vivre qui quelquefois vacille, mais aussi l’enfance et la sérénité retrouvée.
Une danse sous la pluie, entre fêlures et reconstruction.
Coup de cœur d’Émilie