l'Incontournable du moment
Et la joie de vivre de Gisèle Pélicot (Flammarion - 22,50€)
« Cette histoire ne m’appartient plus totalement. Elle a réveillé une douleur muette et profonde, montée de la nuit des temps. Elle a suscité la sidération. Comment comprendre ce qui m’est arrivé, ce que mon calvaire a ensuite déclenché ? Il m’a fallu marcher le long d’une faille, la mienne. Comme le funambule sur la corde raide, je dois avancer.
Je voudrais par ce livre mettre des mots sur ce que j’ai traversé. Dire que je n’ai plus peur d’être seule, que j’ai retrouvé la joie de vivre. Dire que je suis vivante. »
Ce récit bouleversant, écrit avec la romancière Judith Perrignon, raconte l’histoire exceptionnelle de Gisèle Pelicot et celle de sa courageuse décision de rendre public le procès de ses agresseurs, encourageant par son geste toutes les victimes à ne plus jamais avoir honte.
Pour que la honte change de camp : Mazan vu par Anna Margueritat (La Meute - 22,50€)
Je m’appelle Anna, j’ai 25 ans. Je ne suis pas journaliste police-justice, ceci n’est pas un livre sur Mazan.
C’est un livre sur ce que Mazan a remué, déplacé.
Ce que j’y raconte n’est pas le procès tel qu’il s’est inscrit dans l’histoire judiciaire, mais tel qu’il a agi en nous, les femmes. Il est écrit depuis ma place - une place de survivante, de militante, de témoin. Il parle de ce que ma génération de militantes est en droit d’espérer.
Pour que l’on se souvienne : Une vision intime et bouleversante du procès Mazan de Caroline Darian (HarperCollins France - 7,60€)
« C’est l’histoire d’un violeur en série qui a toujours utilisé la soumission chimique pour commettre ses crimes. […] C’est l’histoire d’un système défaillant qui lui a permis d’échapper à la justice pendant de nombreuses années. C’est mon combat pour obtenir la vérité. » Caroline Darian
Le 19 décembre 2024 s’est clos le procès de Mazan, inédit par son ampleur, son impact, et par le courage de Gisèle Pelicot. Caroline Darian, la fille de la victime et du bourreau, nous offre son regard unique sur cette tragédie, révèle l’inachevé de l’enquête, et poursuit sans relâche son combat contre la soumission chimique et pour la manifestation de la vérité. Pour que l’on se souvienne de ce qui s’est joué à Mazan, avant et après. Pour que l’on n’oublie pas les victimes qui n’ont ni preuves ni souvenirs.
Mazan, la traversée du Styx de Marion Dubreuil (Éditions Globe - 19,50€)
« Après Mazan, on ne peut plus faire de chroniques judiciaires simplement pour raconter des histoires. En étant extérieur, sans s’impliquer, sans s’engager. […] Plus que jamais, j’ai envie de multiplier les supports, d’épuiser les formes, le compte-rendu en temps réel sur les réseaux sociaux, le croquis d’audience, la chronique radio, l’article rétrospectif. Une chronique à trois cent soixante degrés. Comme si l’exercice de la justice résistait au regard de celles et ceux qui l’observent et tentent de le décrypter. Comme si la vérité se dérobait sans cesse. »
En convoquant, tout au long de son récit du procès Mazan, les nombreuses affaires qu’elle a suivies, Marion Dubreuil lève le voile sur les travers qui distordent le traitement judiciaire des affaires de violences sexuelles et sexistes. Elle livre ici une analyse critique personnelle et féministe de la justice française, dans un récit, à la frontière de l’essai, qui fera date.