Samdedi 17 octobre - rencontre avec Nicolas Gilsoul
Nous avons le plaisir de vous présenter le livre Voyages extraordinaires au Muséum National d’Histoire Naturelle, lors de notre rencontre avec Nicolas Gilsoul le samedi 17 octobre de 16h à 18h.
Nicolas Gilsoul est architecte, docteur en sciences, professeur et paysagiste. Animé par son envie de partager et son engagement pour le Vivant, il intervient régulièrement sur les ondes et dans les amphithéâtres pour explorer de nouvelles cohabitations avec les créatures fantastiques qui peuplent notre monde. On le dit fabuliste, il est aussi chevalier des Arts et des Lettres et Grand Prix de Rome. Son bestiaire prend vie sous sa plume et son crayon, retrouvez ses belles histoires dans ses trois autres livres chez Fayard : Bêtes de villes (2019), Chlorophylle & bêtes de villes (2022) et Peurs Bêtes (2023). Retrouver sa plume et ses magnifiques dessins dans le dernier album sorti Le renard du père-Lachaise.
Son dernier livre:
Voyages extraordinaires au Muséum National d’Histoire Naturelle: Nicolas Gilsoul, guidé par Jacques Cuisin, responsable des collections du Muséum National d’Histoire Naturelle, nous emmène vers des voyages extraordinaires! À eux deux, ils nous proposent une aventure hors du commun, à travers des passages secrets, des lieux inédits, inaccessibles au public, ils nous font découvrir les animaux des collections du Musée, mais cela n’est pas une simple visite, ne vous y trompez pas, c’est une véritable expédition que vous allez vivre avec eux, à travers le temps et les divers continents de notre planète, un véritable voyage spatio-temporel, où vous plongerez dans l’histoire, et les différentes époques des découvertes de ces animaux et de l’évolution de ce Musée!
Nicolas Gilsoul nous éblouit une fois encore avec sa plume de conteur, et, avec Jacques Cuisin, ils nous emmènent vers un voyage inoubliable dans ce Musée époustouflant, mais ils font bien plus encore, ils nous plongent dans un rêve éveillé, en nous racontant l’histoire de ces animaux, et leur redonnent vie au fil des pages! À découvrir sans attendre!
Le Renard du Père-Lachaise: Benjamin a fait le pari de passer la nuit tout seul dans le cimetière du Père-Lachaise. Tout seul? Vraiment? Dans les hautes herbes, ça grince, ça siffle, ça griffe et ça murmure… D’abord effrayé, Benjamin va rapidement découvrir, au détour des tombes envahies par la végétation, une vie inattendue et d’adorables habitants. Un «cherche & trouve» à la fin de l’album qui permet de relire le livre autrement, et de découvrir d’amusantes anecdotes naturalistes sur chacun des animaux croisés. «La majorité des espèces que j’ai dessinées vivent aujourd’hui réellement au Père-Lachaise. L’écureuil roux, notamment, a élu domicile dans le cimetière cet été pour la première fois, tandis que la chouette hulotte y niche depuis juin. C’est la première fois depuis des années que cette chouette niche dans Paris intramuros! Sans parler, bien sûr, de notre renard, qui y loge avec sa famille nombreuse. Ce conte est une célébration de la Vie, c’est un livre joyeux et gai, pétillant et bondissant comme le sont Benjamin et le Renard. On y trouve différents niveaux de lecture: c’est à la fois un livre d’aventure, un conte de fée, un guide naturaliste sur les animaux de nos villes, mais aussi une manière de parler aux enfants du cycle de la vie et de la mort.». Nicolas Gilsoul.
Bêtes de ville: L’architecte Nicolas Gilsoul nous offre un bestiaire érudit et original des animaux peuplant nos villes. Une manière de nous reconnecter au vivant, pour dessiner de nouvelles perspectives sur l’art de concevoir la ville de demain avec le génie animal. La moule zébrée va-t-elle sauver New York? Le scorpion terrorise les habitants de São Paulo? Les kangourous s’ébattre dans la forêt de Rambouillet? Savions-nous seulement que ces bêtes vivaient si près de chez nous? En pleine crise de la biodiversité, nos villes semblent devenir des jungles hybrides où se croisent plus de créatures que dans nos forêts. Certaines ont muté, leurs comportements se sont transformés. La souris de Brooklyn résiste aux polluants lourds, l’escargot d’Amsterdam combat l’îlot de chaleur urbain, l’hirondelle de la côte est réduit sa voilure pour éviter les gratte-ciels. Au travers de 1 001 histoires de bêtes de villes, l’architecte Nicolas Gilsoul nous offre un bestiaire érudit de nos territoires et nous incite à nous reconnecter au vivant. En chemin, il dessine de nouvelles perspectives sur l’art de concevoir la ville avec le génie animal. À l’évidence, observer des bêtes, ça rend intelligent.
Chlorophylle et bêtes de ville: Les villes étaient notre royaume. Puis, nous y avons croisé les bêtes. Oiseaux, papillons, renards, sangliers, hérissons et kangourous ont surgi et sont devenus citadins comme nous. La révolution continue. Volubile, mais silencieuse, la végétation marche sur la ville. Elle entre en scène comme hôte, cuisinière et architecte. Le lotus sacré de Bangkok navigue-t-il mieux sur les rivières d’asphalte? Le haricot parisien nous préviendra-t-il à temps de la pollution de l’air? Les chèvres urbaines vont-elles grimper aux arbres de parking? Ces plantes et ces bêtes nous instruisent. Sur le pavé, elles parlent d’architecture et de géopolitique, de mondialisation et d’ancrage local à la terre, d’inventions et d’innovations, de culture, d’histoire, d’espoir. Et d’amour. Grâce à ces nouvelles histoires naturelles, l’architecte Nicolas Gilsoul nous entraîne dans un jubilatoir.
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Samedi 14 novembre - bibliothèqe Violette Le Duc - Rencontre autour de l'oeuvre poétique de René Guy et Hélène Cadou
À l’occasion de la sortie du livre Dans l’impossible bleu - Poèmes choisis d’Hélène Cadou qui sera publié aux éditions Point, la médiathèque Violette Leduc rend hommage à ce couple de poète formé par René Guy et Hélène Cadou.
Rendez-vous le samedi 14 novembre de 18h à 19h30 au 18 rue Faidherbe.
Découvrons ensemble l’œuvre poétique de ce couple pas comme les autres et les titres sélectionnés par les bibliothècaires:
Hélène ou le Règne Végétal / Usage interne de René Guy Cadou - Gallimard Poésie
La poésie de René Guy Cadou, limpide et fraternelle, est constamment éclairée par son art exceptionnel de l’image, à la hauteur assurément de celui d’Éluard, même si celui qui fut la figure phare de l’école de Rochefort a récusé l’influence du surréalisme. Mort très jeune à trente et un ans, Cadou a laissé une oeuvre malgré tout importante. Son recueil emblématique, Hélène ou le règne végétal, d’un humanisme fervent et d’une sensualité vibrante, célèbre l’amour comme principe d’existence autant que le lien profond avec la nature. Dans une brillante préface, Adeline Baldacchino donne à mesurer la singularité de ce poète dans son époque et objecte à juste titre à l’image lénifiante de poète rural sentimental dans laquelle il a été trop souvent et injustement enfermé.
Le bonheur du jour ; cantate des nuits intérieures d’Hélène Cadou - Bruno Doucey
Le livre d’Hélène Cadou que font paraître les Editions Bruno Doucey rassemble ses deux premiers recueils publiés aux Editions Seghers au cours des années 1950 : Le Bonheur du jour (1956) et Cantate des nuits intérieures (1958). Celle qui a perdu l’homme de sa vie, disparu prématurément à l’âge de 31 ans, n’entre pas dans le lamento d’une vie brisée par le chagrin, mais dans un dialogue fertile, souvent solaire, avec la poésie de l’absent.
D’un texte à l’autre, Hélène Cadou s’attache à faire revivre les heures passées en présence de celui qui savait mieux qui quiconque enchanter le réel. Elle évoque cette seconde naissance que provoque l’amour et «salue le bonheur / pour tous ceux qui n’en ont pas».
J’ai le soleil à vivre d’Hélène Cadou - Bruno Doucey
«J’ai le soleil à`vivre» écrit-elle dans un souffle. Vivre l’herbe et les fleurs, la pluie, le goût des rues et des matins, le silence au bord de l’eau, le souvenir d’une enfance heureuse. Vivre «les grandes marées du cœur».
Car l’écriture simple et limpide d’Hélène Cadou est traversée par une lumière, celle de l’amour qu’elle a voué´durant toute sa vie à René dont elle partagea la brève existence. Un amour qui conjure l’absence et transcende le temps, qui déplace les lignes d’horizon et «peint le monde en bleu». Les poèmes inédits que rassemble ce recueil n’en finissent pas de chanter «l’invisible compagnon» d’une vie vouée à`la mémoire et à la poésie. Même lorsque «l’obscur me gagne» et que «j’assiste à la montée sévère de la nuit», dit-elle encore dans le même souffle.
Et le ciel m’est rendu de René Guy Cadou - Bruno Doucey
“Les hommes lui donnèrent le prénom d’Hélène
Aujourd’hui
C’est le sillage de ses bras qui m’entraîne
Avec douceur vers des hameaux perdus
Sa main sur mon visage
Et le ciel m’est rendu
Qui dira les jardins où nous dormons ensemble
Ces greniers vagabonds où nous avons vécu
L’un et l’autre
À des kilomètres de distance”
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