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Verbatims et recommandations...

LA DISCIPLINE ENTREPRENEURIALE de Bill AULET - Ed. Eyrolles 2019

La discipline entrepreneurialeÉmetteur du verbatim : François C.

Préface : La matrice d’affaires de la discipline entrepreneuriale

Étape 0 Comment me lancer? Faut-il vraiment le faire?

Étape 1 La segmentation du marché

Étape 2 Choisissez un marché tête de pont

Étape 3 Établissez le profil de votre utilisateur final

Étape 4 Calculez la taille potentielle (TAM) de votre marché tête de pont

Étape 5 Profilez le Persona de votre marché tête de pont

Étape 6 Cas d’utilisation du cycle de vie complet

Étape 7 Spécification très générale du produit

Étape 8 Quantifiez la proposition de valeur

Étape 9 Identifiez vos dix prochains clients

Étape 10 Définissez votre noyau dur

Étape 11 Évaluez votre position concurrentielle

Étape 12 Identifiez l’entité décisionnelle du client

Étape 13 Recensez toutes les étapes du processus d’acquisition des clients

Étape 14 Calculez la taille totale des marchés suivants

Étape 15 Mettez au point votre business model

Étape 16 Fixez votre structure de prix

Étape 17 Calculez la valeur vie (LTV) d’un client

Étape 18 Définissez votre processus de vente pour acquérir un client

Étape 19 Calculez le coût de l’acquisition client (CAC)

Étape 20 Identification des hypothèses clés

Étape 21 Validation des hypothèses clés

Étape 22 Définissez le produit minimum business viable (MVBP)

Étape 23 Montrez que les chiens mangent vos croquettes

Étape 24 Développer un plan produit

Au-delà des 24 étapes

Des gardiens des cités perdues de Shannon Messenger chez PKJ

Critique Littéraire de Camille D.

Gardiens des cités perdues T.1Sophie n’est pas comme les autres. Depuis l’âge de 5 ans, elle lit dans les pensées des personnes qui l’entourent. Maintenant âgée de 12 ans, elle est déjà en terminale et possède une mémoire photographique hors du commun! Détrompez vous, elle n’est pas une super-héroïne, elle vit une vie normale avec ses proches.

Jusqu’à l’arrivée de ce mystérieux jeune homme aux yeux bleus envoûtants qui va lui faire LA révélation…

Ce livre nous transporte dans un monde parallèle et même quand on le pose, on espère être encore sur place. Au travers des pages: de l’amour, de l’amitié, des aventures, du danger, des trahisons et des rêves. Il est bien écrit et facile d’accès. Les personnages sont attachants et on peut s’identifier à certains d’entre eux. Absolument tout m’a plu!

Déjà 7 tomes sont parus et le 8ème sortira en novembre prochain.

La descente aux enfers de la finance de Georges Ugeux - Odile jacob

La descente aux enfers de la financeÉmetteur du verbatim: François C.

Préface de Jean-Claude TRICHET

De l’ouragan des banques au temps des dettes gouvernementales via les banques centrales

. Les banques se complaisent dans des financements incertains

. Les banques centrales font exploser leurs bilans

. Le surendettement public sera-t-il le prochain tsunami financier?

. Le triangle des Bermudes de la finance: la situation européenne

. Le statu quo n’est plus possible.

Première partie LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES

Ch. 1 Les États-Unis entraînent la finance transatlantique dans une crise

. Les banques américaines victimes de leur propre négligence

. La gestion des débiteurs hypothécaires

. Le risque de contagion

. Le sauvetage des banques a un prix

. Les sanctions

. Qui est en charge de mesurer les conséquences des actions des autorités?

. Restaurer la confiance dans la finance

. Le défi de la réglementation bancaire américaine

. Les stress tests de la Federal Reserve rassurent

. American Insurance Group: une succession d’abus.

Ch. 2 Les banques européennes aux prises avec les risques de l’euro

. Il est nécessaire de recapitaliser les banques européennes

. La recapitalisation des banques européennes n’est pas le devoir de l’Europe

. L’Europe ne prend pas les mesures nécessaires pour permettre un environnement stable

. Les cajas espagnoles (accumulation de crédits hypothécaires de mauvaise qualité) menacent la stabilité financière du pays

. La crise bancaire italienne: la déroute de Monte dei Paschi di Siena (le plus haut taux de crédits douteux de l’Italie, des fraudes sur les produits dérivés pour cacher les pertes, l’absence de gestion du risque et une culture complaisante et politisée).

Ch. 3 Les déviations de la finance

. La fraude de Bernie Madoff: la pyramide de Ponzi

. L’affaire Kerviel et la Société générale

. Goldman Sachs ou l’impunité des puissants / Une culture au-dessus des lois / La complicité de la Federal Reserve de New York

. JP Morgan et la baleine de Londres

. La manipulation du Libor / un rapport déterminant et sans ambiguïté

. Le marché des changes: comment manipuler 5 billions de dollars par jour?

. Le bitcoin n’a jamais été une monnaie: chronique d’un marché manipulé.

Deuxième partie LES BANQUES CENTRALES EN PERDITION?

Ch. 1  La Federal Reserve Bank aux prises avec un double mandat

. Comment la Fed en est arrivée là? / Avait-elle le choix?

. Les trois étapes du quantitative easing n’ont pas réussi dans leur mission.

Ch. 2 La BCE au four et au moulin

. La BCE prête aux banques 1 billion d’euros en deux mois

. L’explosion du bilan de la BCE: de 2 à 4 billions d’euros

. Les taux d’intérêt négatifs sont une forme de taxation de l’épargne.

Ch. 3 L’Union bancaire européenne pourra-t-elle décoller?

. L’accouchement douloureux d’une réglementation financière européenne

. Les premiers pas de l’Union bancaire européenne

. La réglementation financière européenne est-elle efficace?

. L’Union bancaire européenne consolide la zone euro

. Les stress tests: pourquoi l’Europe est-elle laxiste?

. En attendant Godot: l’évanescente inflation ne sauvera pas l’endettement.

Troisième partie LE SURENDETTEMENT DES ÉTATS

Ch. 1 L’Europe s’enfonce dans la dette souveraine avec l’aide de la politique monétaire de la BCE

. L’Europe aux prises avec les risques de ses États membres

. L’Irlande

. L’Espagne

. Le Portugal

Ch. 2 La Grèce ou comment aggraver une crise souveraine

. L’errance devant la surprise

. L’Europe au chevet de la Grèce

. L’entrée du Fonds monétaire international

. Faire payer le secteur privé: le rééchelonnement de la dette

. La crise grecque et l’euro

. Les leçons de la crise grecque: la zone euro a besoin d’un Fonds monétaire européen.

Ch. 3 La France endettée acculée à la discipline

. Le déni de l’importance de la dette

. L’austérité doit être équitable.

Ch. 4 La dette italienne de 2,3 billions d’euros menace la zone euro et le monde

. L’impossible rééchelonnement de la dette

. L’Italie menace la zone euro.

Ch. 5 Les États-Unis ou l’absence de discipline budgétaire qui menace le monde

Cette irresponsabilité fiscale, combinée avec les politiques de la Federal Reserve ayant engrangé 2,1 billions de dollars d’emprunts publics, menace la stabilité financière du monde d’un tsunami dont on ne peut qu’imaginer les conséquences mondiales.

Quatrième partie  LA CRISE MONDIALE PEUT-ELLE ENCORE ÊTRE ÉVITÉE?

. Si ce n’est pas une conspiration, cela y ressemble furieusement

. L’évolution économique: la dérive des déséquilibres budgétaires.

 Ch. 1 À quoi devons-nous nous attendre?

. La hausse inexorable des taux d’intérêt ;

. L’impact budgétaire de la hausse des taux ;

. La baisse de la valeur des actifs ;

. La baisse de la notation des États ;

. Le renchérissement du crédit ;

. La perte de pouvoir d’achat ;

. La récession économique.

Ch. 2 Que peuvent faire les banques?

. Réduire la détention d’emprunts d’État

. L’impact comptable des baisses de valeur dans les bilans des banques

. L’impact réel des baisses de valeur

. Réduire la taille des bilans

. La gestion du risque: l’encadrement des ratios bancaires

. Les rémunérations continuent à atteindre des sommets obscènes.

 Ch. 3 Que peuvent faire les banques centrales?

. Les banques centrales investissent massivement en emprunts d’État

. Faut-il éclater les banques centrales ?

. Les banques financent les banques centrales qui financent les banques

. Les banques centrales exproprient les investisseurs

. Arrêter toute forme de quantitative easing

. Créer une hausse progressive des taux d’intérêt

. Revoir la pondération des risques liés aux emprunts d’État.

Ch. 4 Que peuvent faire les gouvernements?

. L’austérité doit être équitable

. Le FMI lance un signal d’alarme sur la dette souveraine

. Diminuer les dépenses

. Augmenter l’impôt sur les sociétés

. Céder les actifs non stratégiques.

Conclusion FINANCE, SOCIÉTÉ ET RESPONSABILITÉ

. La question de confiance reste posée

. Un système refermé sur lui-même

Le triangle des Bermudes n’est pas un mythe: c’est cette interconnexion entre les financiers, les banquiers centraux et les autorités politiques qui, soudée par la mondialisation, a créé un nouveau monde où chaque acteur est dépendant des autres et n’a aucun intérêt à mettre en question le système.

L’heure de la vérité et du courage.

*

ALGORITHMES - Les ADM (Arme de destruction mathématique), bombe à retardement de Cathy O’NEIL - Ed. Les Arènes

Émetteur du verbatim : François C.

Algorithmes : la bombe à retardementLes mécanismes d’une bombe Qu’est-ce qu’un modèle?

C’est de cette manière que les modèles dignes de confiance fonctionnent. Ils entretiennent un va-et-vient permanent avec les réalités de tout ordre qu’ils essaient de comprendre ou de prédire. Quand les conditions changent, les modèles doivent eux aussi changer.

Lorsqu’on crée un modèle, il faut tout d’abord choisir les données que l’on juge pertinentes pour l’alimenter…Les angles morts d’un modèle reflètent les jugements et les priorités de ses concepteurs…Les modèles, malgré leur réputation d’impartialité, sont le reflet d’une idéologie et d’objectifs bien précis.

Les modèles opaques et invisibles sont légion, tandis que les modèles transparents font figure d’exception.

Les trois éléments d’une ADM : opacité, échelle et nocivité.

Sous le choc Comment j’ai perdu mes illusions

Le modèle de risque associé aux créances hypothécaires était une ADM. Les banques étaient bien conscientes que certains de ces emprunts n’avaient aucune chance d’être remboursés. Mais elles s’accrochaient à deux hypothèses fausses, qui maintenaient leur confiance dans le système.

Au cours des mois suivants, la catastrophe finit par toucher le grand public. C’est là que chacun s’aperçut qu’il y avait des gens derrière tous ces algorithmes…La souffrance humaine dissimulée jusque-là derrière les chiffres, les feuilles de calcul et les scores de risque, devint palpable.

Le refus d’admettre le risque imprègne en profondeur le monde de la finance.

Je décelais en réalité toutes sortes de parallèles entre la finance et le Big Data…Dans ces deux secteurs, le monde réel, avec tout son désordre, est mis à l’écart. La tendance consiste à remplacer les gens par des flux de données, et à en faire des acheteurs, des électeurs ou des employés plus efficaces afin de remplir de manière optimale un objectif quelconque.

Un faux sentiment de sécurité conduisait à la mise en œuvre généralisée de modèles imparfaits, à des définitions intéressées du succès, et au développement des boucles de rétroaction. Ceux qui s’y opposaient étaient considérés comme des réactionnaires nostalgiques.

La course à l’armement Entrer à l’université

Toute formule présente en théorie un caractère parfaitement inoffensif. Mais si elle acquiert la dimension d’une norme nationale ou mondiale, elle crée alors sa propre économie, dystopique et dénaturée. C’est ce qui s’est passé dans l’enseignement supérieur.

En devenant une référence nationale, U.S. News créa une boucle de rétroaction particulièrement néfaste. Le problème venait du fait que le classement s’auto-renforçait.

Leur spectaculaire échec résulte plutôt de ce que les journalistes d’U.S. News ont choisi de ne pas prendre en compte : les frais de scolarité. Dans leur modèle, le financement des études a été laissé de côté…Ce qui nous amène à une question cruciale : quel objectif l’auteur d’un modèle poursuit-il ?

N’importe quel système de classement reste exposé aux manipulations. Et quand cela se produit, il engendre alors de nouvelles boucles de rétroaction, en même temps qu’une foule de conséquences indésirables.

Machine de propagande La publicité en ligne

On nous classe, on nous catégorise, on nous note au travers de centaines de modèles, en fonction des préférences et des schémas de comportement que nous dévoilons.

Partout où les besoins et l’ignorance se combinent, des publicités prédatrices ont toutes les chances d’apparaître.

Parce que la vulnérabilité vaut de l’or…L’ignorance du client représente bien entendu une pièce cruciale du puzzle…Une fois cette ignorance de la cible établie, la clé pour les recruteurs consiste à repérer les gens les plus vulnérables et à exploiter à leurs dépens leurs informations personnelles.

Le Web offre aux annonceurs le plus grand laboratoire de tous les temps pour l’étude des consommateurs et la production de contacts…Et de plus en plus, les machines qui traitent et analysent l’information passent toutes seules nos données au crible, à la recherche de nos habitudes et de nos espoirs, de nos peurs et de nos désirs.

Quelque part entre 2008 et 2015, plus ou moins, les compétences linguistiques des algorithmes ont progressé de la première année de maternelle au niveau collège, et bien davantage encore pour certaines applications.

Aux Etats-Unis, les 40% les plus pauvres sont aux abois…20% des gens (le quintile supérieur) contrôlent 89% de la richesse nationale, tandis qu’en bas de l’échelle 40% n’en possèdent rien.

Victimes civiles La justice à l’heure du Big Data

Predpol (modèle de prédiction criminelle) ne se concentre pas sur l’individu mais sur la localisation géographique. Le type, le lieu, le date et l’heure de chaque crime constituent les données essentielles à partir desquelles il travaille.

La répression de la criminalité des cols blancs réclamerait des personnels dotés de compétences et d’outils différents…La police opère des choix et décide où porter son attention. Aujourd’hui, elle se focalise quasi exclusivement sur les pauvres…Même avec les meilleures intentions du monde, PredPol procure aux services de police la faculté de cibler les pauvres, d’en interpeller davantage, d’arrêter une partie d’entre eux et d’en envoyer un certain nombre en prison.

L’équité n’est donc pas prise en compte dans les ADM, et la conséquence en est une production massive et industrielle d’iniquité. Si l’on assimile une ADM à une usine, l’iniquité correspond à la suie noire que vomissent ses cheminées. C’est une émission toxique.

Inapte au service Trouver un emploi

Ce qui nous intéresse plus particulièrement ici, c’est la manière dont des systèmes automatiques nous jugent lorsque nous cherchons un emploi, et sur les critères qu’ils évaluent.

Des tests de personnalité sont aujourd’hui effectués sur 60 à 70% des travailleurs potentiels aux Etats-Unis, soit 30 à 40% de plus qu’il y a cinq ans.

On ne nous dit pas ce que les tests recherchent. Le processus est totalement opaque. Pire encore, une fois que des experts techniques ont calibré le modèle, celui-ci ne reçoit que très peu de remontées d’informations.

Nous avons vu à maintes reprises que les modèles mathématiques pouvaient passer au crible quantité de données afin de repérer les individus susceptibles de faire face à d’importants défis, liés aussi bien à la criminalité qu’à la pauvreté ou à l’éducation. Il appartient à la société, soit d’exploiter ces renseignements pour les rejeter et les punir, soit de leur tendre la main et de leur procurer les ressources dont ils ont besoin. La portée et l’efficience qui confèrent aux ADM un caractère si néfaste peuvent aussi servir à aider les gens. Tout dépend de l’objectif choisi.

L’angoisse au quotidien Sur le lieu de travail

L’emploi…où des ADM focalisées sur l’efficience traitent les travailleurs comme les simples rouages d’une machine.

Les logiciels de planning constituent à mes yeux l’une des ADM les plus épouvantables. Elle…profite d’individus qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts. Elle s’avère de surcroît totalement opaque. Les travailleurs n’ont souvent aucune idée du moment où ils seront appelés à leur poste. C’est un programme arbitraire qui le leur ordonne.

Le vrai coupable, dans beaucoup de cas, c’est la pauvreté, qui amène les travailleurs à accepter des emplois aux horaires erratiques –et les modèles de planification, qui mettent encore plus de pression sur des familles déjà en difficulté.

L’interprétation erronée des statistiques traverse en réalité toute l’histoire de l’évaluation des enseignants.

Une fois qu’ils sauront les identifier et qu’ils auront compris leurs travers statistiques, les gens exigeront des évaluations plus justes vis-à-vis à la fois des élèves et des enseignants. Si les tests ont en revanche comme objectif de trouver un bouc émissaire et d’intimider les travailleurs, une ADM débitant des scores dénués de sens obtient alors comme on l’a vu la note maximale.

Dommages collatéraux Obtenir un crédit

Statisticiens et mathématiciens nous mesurent aujourd’hui de toutes les manières imaginables en agrégeant un vaste fatras de données…Beaucoup de leurs modèles pseudo-scientifiques s’efforcent de prédire notre solvabilité, en attribuant à chacun ce qu’on appelle des e-scores…Ces derniers sont arbitraires, obscurs, non réglementés et souvent injustes –en bref, ce sont des ADM.

À de rares exceptions près, des concepts comme ceux de justice et de transparence n’ont pas leur place dans ces algorithmes.

Dans l’univers dégradé des e-scores, les perdants n’ont guère de recours pour se plaindre, et encore moins pour rectifier l’erreur. Dans le royaume des ADM, ils constituent des dommages collatéraux.

Près de la moitié des employeurs américains filtrent les recrues potentielles en examinant leur rapport de crédit.

L’utilisation des scores de crédit en matière d’embauche et de promotion crée un cercle vicieux dangereux en termes de pauvreté…C’est une boucle de rétroaction qui entraîne les malchanceux pris au piège dans une spirale d’échec.

Comme le disent de longue date les professionnels du traitement des données : « garbage in, garbage out »- si ce qui entre est faux, ce qui sort sera faux.

Les pauvres sont censés le rester à jamais et se voient traités en conséquence –on leur refuse des opportunités, ils sont plus souvent jetés en prison, et se font escroquer en matière de prêts et de services…Le monde est dominé par des systèmes automatiques qui se nourrissent à la chaîne de dossiers truffés de défauts. Le besoin de contexte, de bon sens et d’équité que seuls les humains peuvent apporter, se fait urgemment sentir.

Avec le développement inexorable des e-scores, nous sommes regroupés et catégorisés sur la base de formules secrètes, reposant pour certaines sur des portefeuilles de données gorgés d’erreurs. On nous envisage non comme des individus mais comme les membres de différentes tribus, et cette classification nous colle à la peau.

Zone à risque Souscrire à une assurance

Le mouvement vers l’individualisation, comme nous le verrons, est encore embryonnaire. Mais les assureurs exploitent d’ores et déjà les données pour nous répartir en « tribus » de plus petite taille, et nous proposer divers produits et services à des tarifs variables.

Si un assureur possède un système qui lui permet d’obtenir d’un conducteur à l’historique vierge 1552 dollars de plus par an, pourquoi s’en priver ? les victimes de son ADM, comme on l’a vu ailleurs, ont de grandes chances d’être pauvres, de manquer d’instruction et d’être issues pour un bon nombre de l’immigration.

La Consumer Federal Association (CFA) a dénombré chez Allstate 100 000 micro-segments de tarification, définis sur la base du montant maximum que chaque groupe pourrait accepter de payer.

Dans l’univers des ADM, le respect de la vie privée représente de plus en plus un luxe que seuls les riches peuvent se permettre.

Des océans de données comportementales iront directement nourrir dans les années à venir les systèmes d’intelligence artificielle. Et ces systèmes demeureront aux yeux de la population de vraies boîtes noires.

Près d’un dollar sur cinq que gagne un américain alimente la vaste industrie de la santé…Les scores de santé, prochaine étape aussi naturelle qu’inquiétante.

Le citoyen pour cible La vie civique

Bien que Facebook puisse donner l’impression d’une place de village moderne, c’est l’entreprise qui détermine, en fonction de ses propres intérêts, ce que les gens voient et apprennent sur les pages de son réseau social.

Ce qu’ils ont démontré, c’est l’immense pouvoir que possède Facebook pour peser sur ce que l’on apprend, sur ce que l’on ressent et sur le fait que l’on aille ou non voter.

Les algotithmes de ces géants d’Internet, d’une importance vitale, constituent de véritables secrets industriels. Ils mènent leur activité à l’abri des regards.

Les groupes partisans identifient les électeurs vulnérables et en font la cible de campagnes alarmistes, attisant leurs craintes quant à la sécurité de leurs enfants ou la montée de l’immigration clandestine. Mais ils peuvent dans le même temps dissimuler ces publicités aux électeurs qui risquent d’être rebutés (voire écoeurés) par de tels messages.

Cette science en plein essor du micro-ciblage, avec ses profils et ses prédictions, entre impeccablement dans notre sinistre collection d’ADM. Elle agit sur une vaste échelle, se montre opaque et ne rend compte de rien. Elle protège les hommes politiques et les incite à endosser en fonction des gens de multiples visages.

Conclusion

Les ADM promettent efficience et équité mais pervertissent en réalité l’enseignement supérieur, aggravent l’endettement, favorisent une incarcération massive, oppriment en toutes occasions les plus pauvres, et sapent la démocratie…Le problème, c’est qu’elles se nourrissent les unes des autres.

 

La Reine maire de Paris de François Deletraz - Editions du Rocher

Émetteur du florilège: François C.

La reine-maire de ParisArtisans

La Mairie de Paris n’aime pas les artisans, en particulier les auto-entrepreneurs. Encore moins lorsqu’ils habitent dans les départements autres que ceux de Paris et de la petite couronne… Si le siège de son entreprise n’est pas dans le 75, le 91, le 92 ou le 93, l’artisan devra stationner au prix fort, jusqu’à 50 € pour 6 heures (le maximum autorisé).

Associations

Depuis 2014, la Ville distribue chaque année environ 260 M€ à quelque 2600 structures associatives… Il existe «une politisation des subventions», ainsi qu’un «manque de contrôle alarmant» (revue Tous Contribuables).

Autolib’

Outre l’augmentation des prix, l’entretien des véhicules était un problème majeur… A ce manque d’entretien s’ajoutait le vandalisme: Blue Solutions recevait en 2017 plus de 200 véhicules abîmés par jour.

Après 10 ans de service, Autolib’ n’aura donc pas passé l’été 2018.

Automobiles

Que la voiture soit propre, que le scooter soit électrique, que le taxi soit vert, que l’autobus soit hybride, tous sont logés à la même enseigne. Car quand une rue est mise en sens interdit, cela empêche tous les véhicules quels qu’ils soient de pénétrer dans un quartier.

Bourse de commerce

La Mairie prend la décision de racheter la Bourse de commerce, en 2016, au prix fort: 86 M€…Les murs du bâtiment accueilleront désormais les quelque 3 000 œuvres du musée d’Art Contemporain de François Pinault.

Ian Brossat

Le logement est un des postes les plus onéreux de la Ville: il pèse 3Md€ sur la mandature… Peu importe le coût, Ian Brossat (PC) n’a qu’une chose en tête: atteindre les 30% de logements sociaux à Paris qu’il s’est fixés. Il veut modérer la gentrification de la Ville «par des bobos, ces bourgeois qui n’osent pas être de droite».

Campion (Marcel)

La sortie de route a été définitive avec les imbroglios de la Grande Roue de Paris et du marché de Noël. Pourtant, Anne Hidalgo, elle, certifie avoir tout tenté.

Canopée des Halles

Il n’y a effectivement pas de quoi fanfaronner sur ces 23 000 m2 de verre et 4000 m2 de capteurs voltaïques (facture s’élevant à 216 M€)… On nous annonçait une immense voûte céleste et majestueuse… on est revenu aux verrues des années 70.

Commissions

«Un progrès de transparence et de démocratie à mettre au crédit d’Anne Hidalgo» Pierre Gaboriau.

En 2016, l’ensemble des 36 809 contrats et titres portant occupation du domaine public a généré plus de 239 M€ de redevances pour la Mairie de Paris.

Communication

Depuis son élection, Ane Hidalgo a créé 41 postes en plus des 273 dédiés exclusivement à la communication, qui existaient déjà à la Mairie de Paris. Et si l’on regroupe toutes les directions de la Ville, on monte à 417 spécialistes de la com’ dans tout l’organigramme de la capitale. Ces chiffres astronomiques représentent plus de 21 millions d’euros en dépenses annuelles. Et pourtant, les erreurs de communication sont nombreuses.

La cour

Comme toute personne en position de pouvoir, Anne Hidalgo réunit autour d’elle une cour sinon bienveillante, tout du moins lénifiante. Un petit cercle restreint d’adjoints et de conseillers qui ont bien compris qu’avec la maire, la flagornerie restait la meilleure assurance de la pérennité, même si cela devait la mener à la faute.

JCDecaux

En mars 2017, la Mairie de Paris passait un contrat avec le publicitaire JCDecaux, qui prévoyait la mise en place de 244 écrans numériques de 2 m2. Or, depuis le 5 février 2018, ces panneaux publicitaires lumineux ne diffusent que des messages à but non lucratif!… Le Conseil d’Etat a confirmé par deux fois l’annulation de ce marché passé entre la Mairie et JCDecaux… La Mairie de Paris devra faire une croix sur les 40 M€ de recettes publicitaires financières supplémentaires que devait générer ce contrat.

Michel Déon

Le 14 février 2017, le Figaro publia une pleine page sur le sujet (refus d’inhumation décidé par la Mairie), rappelant les exceptions déjà faites à Paris. Puis –un affront pour la maire- Le Figaro consacra sa tribune du 19 février à une pétition signée par une centaine d’écrivains et d’éditeurs «afin de demander à Anne Hidalgo que soit trouvée pour l’écrivain une solution digne».

Dette

Au 31 décembre 2017, elle atteignait 5,5 Md€, et 6Md€ fin 2018, selon les chiffres de l’Hotel de Ville.

En dix-sept ans, la dette de la Ville de Paris a été multipliée par six: elle s’élevait à 1Md€ en 2001, au moment où Delanoë est élu pour la première fois…. Aujourd’hui, les frais financiers de la Ville de Paris représentent près de 134 M€. La durée de recouvrement de la dette a, quant à elle, dépassé le stade emblématique des douze ans.

Deux-roues

Les motos et scooters, qui étaient l’apanage de quelques-uns, sont devenus légion. Un flot impossible à endiguer.

Christophe Nadjovski veut réglementer le stationnement des deux-roues et, surtout, le rendre payant. Mais il se heurte à Anne Hidalgo qui a bien compris le risque électoral de pareille décision, et qui craint de se mettre aussi à dos cette catégorie d’usagers.

Dimanche

L’aversion d’Anne Hidalgo pour Emmanuel Macron est connue de tous depuis le débat sur l’ouverture des magasins le dimanche. La Maire s’y était farouchement opposée mais avait dû revenir sur sa position puisque les Parisiens, eux, y étaient favorables.

Free-floating

Adoubés par une maire de Paris obnubilée par la disparition de la voiture –mais qui n’est pas vraiment un chantre de l’uberisation-, ces vélos en libre service ont été la cible de milliers d’agresseurs… Résultat : des épaves sur le trottoir, une pollution visuelle non négligeable et un potentiel danger pour des utilisateurs de vélos inaptes à la circulation.

Entre 2017 et 2018, le nombre de victimes d’accidents de trottinettes et de rollers a bondi de 23% en France. A Paris, en 2018, la préfecture de Paris a fait état de 45 blessés.

Gares

Nous avons pris l’habitude de poser chaque année à la direction de la SNCF la même question: «A quoi sert d’investir des milliards pour les lignes à grande vitesse quand, pour entrer et sortir de certaines gares parisiennes, il faut plus d’une demi-heure, i.e. le temps gagné par la grande vitesse ?»

Grande Roue

Cette idylle a duré jusqu’à la publication d’un rapport explosif de la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, fin 2017. Ce document a notamment mis en lumière les petits arrangements effectués par la maire de Paris et ses services au bénéfice du « roi des forains » et au détriment de la Ville et du principe de concurrence.

Guichets du Louvre

La Mairie et l’Etat sont embourbés depuis plusieurs années dans un contentieux sur la rénovation de la route qui relie les guichets. Les travaux de la chaussée réalisés dans les années 90 n’ont pas été correctement réalisés et la dalle, depuis, ne cesse de se dégrader.

Impôts locaux

La taxe d’habitation est stable, de même que la taxe foncière. Seulement, pour financer une partie de ses dépenses de fonctionnement, qui ont augmenté de manière exponentielle depuis 2014, la Mairie a misé sur les impôts indirects pour renflouer les caisses.

Institut des cultures d’Islam

Au total: 1400 m2 dédiés à la culture musulmane et aussi à la pratique de la religion. Dans chacun de ces Instituts est prévue une salle de prière. La Mairie envisage donc de faire cohabiter culturel et cultuel.

Jardin des Halles

Cet espace de 4,3 hectares, de plain-pied et accessible aux personnes handicapées, propose aux Parisiens et visiteurs une grande prairie, un jardin d’aventure, des lisières boisées, des pistes de pétanque… Coût total de ce chantier: 33 M€ l’addition pour la réhabilitation des Halles s’est élevée à environ 1 Md€.

Jeux olympiques

Les experts se sont inquiétés (rapport de mars 2018) «de réels risques à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements, mais aussi de surcoûts importants».

Bruno Julliard

Cet ancien président de l’Unef, élu conseiller de Paris en 2008 et à qui Bertrand Delanoë avait confié le poste d’adjoint chargé de la Jeunesse, a donc retrouvé les bancs du Conseil de Paris comme simple conseiller.

Logement

La Mairie vise les 30% de logements sociaux dans Paris à la fin de sa mandature.

Dans notre sondage 34% des Parisiens se disent satisfaits de l’action d’Anne Hidalgo en faveur du logement. C’est dire si les 3Md€ d’euros dépensés sur la mandature pour la création nette de moins de 10 000 logements n’a pas eu l’effet escompté en termes de popularité.

Marché de Noël

Marcel Campion, lui, tient sa revanche. Si le marché de Noël n’a pas été reconduit en 2017 et 2018, il a obtenu le feu vert du musée du Louvre pour s’installer au jardin des Tuileries. Un pied de nez à Anne Hidalgo, qui n’est pas encore débarrassée de ses pires ennemis.

Migrants

Entre 2015 et 2018, les forces de l’ordre ont démantelé près d’une quarantaine de camps.

En gros, l’Etat et la Mairie se sont successivement accusés de ne pas faire correctement leur travail et il est difficile, plusieurs mois après la bisbille, de dire qui en était le responsable.

Jean-Louis Missika

Il a le mérite de donner à Paris un élan pour demain. Ainsi, son grand concours « Réinventer Paris » est une vraie réussite.

Christophe Nadjovski

En quelques années, il est devenu un spécialiste de «l’évaporation». Sa guerre, il ne la livre plus contre la pollution, mais contre les déplacements.

Son jusqu’au-boutisme est cependant freiné par la maire, elle-même coincée, car sans les écologistes et les communistes, elle n’a plus de majorité. Hélas, la discrétion de l’adjoint au maire n’a d’égale que son intransigeance.

Nids-de-poule

Depuis avril 2018, une centaine d’agents et deux machines spéciales s’activent pour réparer les trous de la voirie… A ce jour, 2500 nids-de-poule ont été rebouchés.

Philharmonie de Paris

Le principal dérapage de ce projet est budgétaire. De 173 M€ en 2006, la facture est passée à 543,70 M€… soit une augmentation de plus de 300% par rapport à l’estimation retenue en 2006 par le comité de pilotage du projet. Le coût pour la municipalité aura, lui, été de 234,50 M€… Des élus d’opposition, comme de la majorité, dénoncent un « dérapage » spectaculaire qui pèsera encore sur les finances de la Ville de Paris pendant une décennie.

Places (Bastille, Panthéon, deux exemples à ne pas suivre)

Au fil des années, de multiples aménagements de voirie se sont traduits par le ralentissement des autobus

La maire du Vème arrondissement, vivement opposée à la piétonnisation comme à la végétalisation de la place du Panthéon, décide alors d’engager le bras de fer. Selon elle, la piétonnisation aurait «provoqué un phénomène d’embolisation du trafic».

Politique

Ian Brossat et Christophe Nadjovski sont-ils pour autant les deux mauvais génies d’Anne Hidalgo, qui la pousseraient à gauche, alors que la Ville est foncièrement au centre? Qui l’obligeraient à édicter des règles destinées à sévir, et à punir les Parisiens et les banlieusards? Les deux semblent rester dans la droite ligne de leur patronne, qui aime tant réguler, édicter et sévir.

Propreté

Des bouteilles pleines à craquer sorties sur le trottoir, des sacs éventés, des bouteilles en pagaille, des centaines de cadavres de cigarettes et des rats qui déambulent par dizaines dans les parcs. Lorsque l’on circule dans les arrondissements «populaires» de Paris, rien n’indique que l’on se trouve dans une ville réputée être l’une des plus belles du monde.

Certains services ne sont pas tenus. Les rats sont passés du sous-sol au macadam et leur nombre grossit au même rythme que les détritus sur les trottoirs. En 2020, le sujet de la propreté sera, à n’en pas douter, un angle d’attaque des opposants à Anne Hidalgo.

RAPO (Recours administratif préalable obligatoire)

Si vous avez reçu un PV–pardon, un «forfait post-stationnement»- et que vous souhaiter le contester, il vous faudra obligatoirement faire un RAPO.

Rats

Les 400 squares parisiens ont presque tous nécessité des interventions pour limiter la prolifération des rats.

Rue de Rivoli

Largeur de la piste cyclable: 4 m.

Largeur de la voie générale pour les voitures, les VTC, les motos, les livreurs: 3,40 m.

Largeur de la voie de bus avec circulation à vélo possible: 4,60 m.

Ainsi, sur un large espace qui va de la rue Saint-Antoine à la rue de Rivoli, il existera donc quatre pistes cyclables dont trois à double sens à quelques dizaines de mètres seulement les unes des autres ! Voilà qui illustre bien les propos de la Maire: «Un meilleur partage de la voirie au profit de tous les usagers.»

Stationnement

Depuis 2001, la ville est passée de 235 000 à 133 000 places de stationnement disponibles.

Streeteo

Depuis début janvier 2018, la société Streeteo accumule les frasques… Face à tous ces manquements, l’adjoint aux Transports Christophe Najdovski est monté au créneau. Mais pas facile de défendre l’indéfendable.

Urbanisme (L’APUR, juge et partie)

Si tout cela n’est pas, au mieux du «copinage», au pire du «pistonnage», cela y ressemble beaucoup.

Vélib’ (Dérapage total)

Tout a déraillé début 2018. Car changer d’exploitant sur un parc de 25 000 bicyclettes ne se fait pas en un claquement de doigts.

Vidéosurveillance

100% de pure autosatisfaction, 0% d’humilité. Tel est le cocktail détonnant d’Anne Hidalgo.

L'evangile selon Young Shen

 

L´Évangile selon Yong Sheng Recommandations de Mr L et de Marie-Hélène A : Livre extraordinaire!

Dans un village proche de la ville côtière de Putian, en Chine méridionale, au début du vingtième siècle, Yong Sheng est le fils d’un menuisier-charpentier qui fabrique des sifflets pour colombes réputés. Les habitants raffolent de ces sifflets qui, accrochés aux rémiges des oiseaux, font entendre de merveilleuses symphonies en tournant au-dessus des maisons. Placé en pension chez un pasteur américain, le jeune Yong Sheng va suivre l’enseignement de sa fille Mary, institutrice de l’école chrétienne. C’est elle qui fait naître la vocation du garçon : Yong Sheng, tout en fabriquant des sifflets comme son père, décide de devenir le premier pasteur chinois de la ville. Marié de force pour obéir à de vieilles superstitions, Yong Sheng fera des études de théologie à Nankin et, après bien des péripéties, le jeune pasteur reviendra à Putian pour une brève période de bonheur. Mais tout bascule en 1949 avec l’avènement de la République populaire, début pour lui comme pour tant d’autres Chinois d’une ère de tourments - qui culmineront lors de la Révolution culturelle. Dai Sijie, dans ce nouveau roman, renoue avec la veine autobiographique de son premier livre, Balzac et la petite tailleuse chinoise. Avec son exceptionnel talent de conteur, il retrace l’histoire surprenante de son propre grand-père, l’un des premiers pasteurs chrétiens en Chine.

 

Le syndrome de l’autruche, pourquoi notre cerveau veut ignorer le changement climatique de George Marshall, traduit par Amanda Prat-Giral - Actes Sud, collection «Domaine du possible»

Le syndrome de l'autruche ; pourquoi notre cerveau veut ignorer le changement climatique Préfaces de Jacques Mirenowicz et Cyril Dion.

Partant du constat que le réchauffement climatique est aujourd’hui un fait scientifiquement reconnu, George Marshall nous donne des clés pour comprendre pourquoi nous nous réfugions dans l’inaction sur un enjeu si fort.  Pour lui, c’est le mode de fonctionnement même du cerveau humain qui est en cause (Au passage, Marshall cite des études montrant que l’acceptation du risque climatique n’a rien à voir avec le QI). Un cerveau qui, structurellement, a des difficultés à admettre la réalité du réchauffement, à examiner les conséquences sur les modes de vie de l’humanité et à passer à l’action préventive.

Marshall a accumulé les rencontres avec des personnalités de tous horizons : psychologues célèbres, militants du Tea Party texan, scientifiques reconnus, climato-sceptiques, écologistes progressistes et conservateurs. Etonnamment, il démontre que, au fond, les processus mentaux à l’œuvre sont assez similaires chez les écologistes et chez leurs opposants conservateurs.

Avec une approche très anglo-saxonne (méthodique, documentée, agréable à lire) l’auteur détaille nos manques de considération pour les générations futures, nos contradictions, nos dénis. Sans oublier les raisons sémantiques pour lesquelles les scientifiques et les organisations de sauvegarde de l’environnement échouent à déclencher une véritable mobilisation. Par exemple : prendre l’ours polaire pour emblème est distrayant mais pas mobilisateur. Autre exemple : : il ne s’agit pas de « sauver la planète », mais de prendre la Nature en compte pour sauvegarder les modes de vie auxquels nous tenons.

Marshall insiste sur le fait que, pour passer à l’action, le cerveau humain a besoin qu’on lui propose un récit , une vision de son avenir (Pour l’instant, le discours reste uniquement alarmiste ou conflictuel). Or, ce récit qui n’existe pas aujourd’hui, ne demande qu’à être créé, discuté, admis et diffusé.

En fin d’ouvrage , Marshall propose des “solutions pour nous tirer d’affaire” : accent sur la coopération,                                                scientifiques plus impliqués dans leurs discours, encouragement d’une vison positive, sentiment que la lutte contre le changement climatique est source de bien-être et de fierté, deuil nécessaire de l’âge des énergies fossiles, chérir ce qui nous reste,   …

On peut regretter que Marshall effleure seulement trois autres facteurs qui concourent à l’inaction vis-à-vis des effets du changement climatique : la culture (en quoi elle place la Nature en tant que partenaire de l’humanité ou en tant que valeur marchande inépuisable), la foi aveugle en « la technologie nous sauvera », la recherche d’argent et de pouvoir à court terme. Mais ce livre pertinent reste un excellent  outil pour abandonner ce qui n’a pas marché et passer à une approche plus convaincante et productive.

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Avis de Bernard

FAUCHÉS - Vivre et mourir pauvre de Darren Mc GARVEY - Ed. Autrement

Fauchés ; vivre et mourir pauvre Conçue à des fins de réinsertion (en plus de la sanction), la prison est un microcosme où la violence atteint des niveaux inimaginables ailleurs…Cette ambiance de poudrière reproduit l’atmosphère des communautés et des familles au sein desquelles la plupart des détenus ont grandi, où les actes violents sont si fréquents qu’on en rigole en se les racontant, comme on commenterait la météo du jour.

Les personnes qui souffrent d’un handicap social – illettrisme, mauvaise opinion de soi- sont souvent, pas toujours cependant, issues d’un milieu où leurs compétences ne sont ni reconnues, ni cultivées, ce qui les a bloquées dans leur parcours.

Un enfant victime de sévices ou de négligences aura plus de risques, en grandissant, de cumuler certains facteurs qui l’enverront sur la mauvaise pente: mauvaise opinion de soi, faible bagage éducatif, consommation de drogues et désocialisation.

La dissociation –se détacher mentalement pendant que la violence se déchaîne- peut anesthésier, mais aussi inhiber les réactions et les émotions. Le corps se met en mode survie, en  attendant que l’orage passe.

La menace est omniprésente dans les zones à risques et les habitants sont constamment sur le qui-vive, en état d’hyper-vigilance, même s’ils n’ont aucune raison de l’être ; et l’activité la plus banale est une source considérable de stress.

La solution que ma mère apportait au problème de la violence, c’était encore et toujours plus de violence.

Malheureusement, fuir la bagarre ou avouer qu’on n’a pas envie de se battre font de vous une cible de choix pour les brimades et les attaques. Dans les milieux vérolés par la violence, la crainte de devenir un objet de risée, un paria ou une victime influe subtilement sur le mode de pensée et de comportement.

Grandir au sein d’un quartier défavorisé, ou considéré comme tel, c’est grandir asphyxié. L’individualité suffoque, les moyens d’exprimer sa singularité aussi. Ce qui explique pourquoi tout le monde ou presque parle et s’habille de la même manière. Choisir l’anticonformisme, c’est se dessiner une cible sur le dos.

Comme ma mère m’avait conditionné à la solitude et au rejet, j’étais toujours sur le qui-vive et je m’attendais à être trahi ou quitté à chaque instant. L’abandon était un thème prégnant dans ma vie et je cherchais activement, à un niveau inconscient, à reproduire le schéma maternel dans toutes mes relations…Ces problèmes insolubles, couplés à la violence qui gangrenait mon environnement, m’empêchaient de me concentrer pleinement sur mes études. Mon esprit était parasité par un incessant dialogue intérieur axé sur mes craintes et mes angoisses.

Moi, ma rancœur, quand elle n’était pas dirigée contre ma mère, je la destinais à ceux qui semblaient s’en sortir mieux que nous, ceux qui traversaient l’existence dégagés des entraves de la pauvreté, des privations et des doutes qui allaient avec.

On décrète que tel ou tel groupe jouit toujours de privilèges plus importants que nous. Que ces chanceux bénéficient d’un tas d’avantages inconnus dont l’existence ne fait aucun doute. On a l’impression que les gens qui font l’information –et les règles- sont complètement détachés de la réalité, incapables de dépeindre notre vie, soit, et c’est pire, qu’ils la représentent délibérément sous un faux jour et que tout cela fait partie d’une vaste conspiration.

Rarement mentionné, et encore moins reconnu: le gouffre dans nos expériences respectives, qu’on soit issu de la classe populaire ou de la classe moyenne, et le gouffre dont la façon dont cette expérience est représentée, relatée et scrutée. De ce gouffre, qui me semble s’aggraver au fil du temps, est née une culture dont semblent bannies un certain nombre de personnes qui se désintéressent de la chose politique ou s’en méfient, ayant perdu leurs repères ou s’estimant lésés par le portrait que l’on fait d’elles.

Il existe un autre révélateur des inégalités que l’information et la culture : les disparités apparentes dans les conditions de vie…Je ne fais qu’identifier un autre domaine dans lequel on observe un abîme entre les possédants et les démunis.

Pendant ce temps, planqués dans ce qu’on peut appeler les bas-fonds de ces quartiers, déjà peu recommandables, vautrés dans l’alcool et la drogue, s’enfonçant dans une existence sordide, des gens tâchaient d’élever des enfants. L’un de ces enfants, c’était ma mère.

Comme la pauvreté, un trouble psychologique peut provoquer une difformité qui sautera aux yeux de tout le monde, sauf aux vôtres. La vérité, c’est que dans une famille à problèmes, on est le dernier à se rendre compte que ça ne tourne pas rond.

Un gouffre énorme s’est creusé entre le programme d’ingénierie sociale souhaité par les dirigeants et les aspirations modestes, mille fois plus terre à terre, des gens du peuple dont l’écrasante majorité ne maîtrise pas les éléments de langage.

La participation citoyenne, ce n’est pas le peuple qui fait entendre sa voix ; c’est le troupeau qu’on pousse vers une destination définie par avance, décidée derrière des portes hermétiquement closes.

Grandir dans un quartier comme Pollok, c’est une expérience qui vous marque à vie, à tous les niveaux. C’est le mental qui prend les coups les plus violents, en particulier à cause du stress émotionnel, facteur clé dans le façonnage des pensées, des émotions et du comportement.

Celui qui vit dans la précarité, qui a peut-être subi des sévices enfant, celui-là, le stress le dévore de l’intérieur : c’est un brouillard dans lequel il patauge en permanence et qui assombrit chaque aspect de sa vie.

La psychologue Marilyn a eu une influence fondamentale sur le cap qu’a pris ma vie et cette influence ne s’est jamais estompée. Sans son intervention, je doute que j’aurais été capable de développer la lucidité nécessaire pour prendre assez de recul, sortir de mes schémas de pensée tordus et examiner mon stress à la loupe.

Il y a mille façons de finir à la rue. Cependant, deux des éléments récurrents dans le parcours des sans-abri, comme chez les détenus, sont la désagrégation de la cellule familiale et les troubles mentaux.

J’ignorais à l’époque que c’est l’une des caractéristiques de la dépendance: refuser de voir la réalité en face et remettre toute décision à plus tard.

La raison pour laquelle la drogue possède un tel pouvoir de séduction, c’est qu’elle se présente à vous quand vous avez touché le fond…C’est à l’époque où je risquais de finir à la rue que je me suis trouvé exposé à toutes sortes de menaces.

Ils sont nombreux, et c’est peu de le dire, à avoir opté pour la colère, la méfiance ou l’indifférence après avoir été dédaignés, bousculés et exclus du débat public des années durant par des organismes et des institutions qui se gargarisent du jargon stérile d’une réhabilitation urbaine imposée à la collectivité sans aucune consultation préalable.

Des générations successives ont grandi dans un dénuement total, avec les handicaps que cela implique, et la conviction qu’elles n’ont aucun contrôle ni aucun ascendant sur leur vie.

Le point important, c’est que l’être humain imprime dans son psychisme des fausses croyances sur sa personne et sur le monde qui l’entoure, et ses croyances forgent son avenir… Cette fracture s’exprimera dans tous les domaines: le comportement, la santé physique et mentale, les études et les perspectives d’avenir, mais aussi les principes moraux, les opinions politiques, les centres d’intérêt en matière de culture jusqu’à la façon de parler.

La pauvreté se rapproche plutôt des sables mouvants: elle vous engloutit malgré les efforts que vous pouvez faire pour vous arracher à son emprise. Plus vous vous débattez, plus vous vous enfoncez. Pour d’autres personnes, c’est un monstre qui vit au loin, quelque part, et il faut à tout prix éviter de tomber sur lui. Et remercier le ciel de ne l’avoir jamais croisé.

Il y a dans notre société non seulement des gouffres socio-économiques à franchir, mais également des cassures au niveau de l’idéologie, de la citoyenneté et des intérêts privés et collectifs… Et n’oublions pas non plus que certaines situations sont moins tolérables que d’autres: celles qui touchent les enfants.

Qu’on l’accepte ou non, ces pauvres bambins maltraités et délaissés, ce sont les délinquants, les SDF, les alcooliques, les toxicos, les parents violents et irresponsables de demain.

Une famille vulnérable qui subit une précarité économique permanente, la menace du chômage, ou un régime de sanctions financières inhumaines perd souvent la capacité d’absorber certains chocs et de faire face aux aléas de la vie.

La réalité brutale de la maltraitance infantile, les statistiques alarmantes de la criminalité, l’omniprésence de la violence, l’horreur des sévices domestiques, le désastre du mal-logement ou la tragédie inévitable de l’alcoolisme et de la toxicomanie sont là, mais personne ne semble en tirer la moindre leçon ni exprimer un quelconque remords alors même que notre impuissance nous saute à la figure. On préfère jouer à notre jeu préféré, celui de la politique politicienne.

Quand on a une habitude nuisible, le moindre écart est source d’angoisse et de nervosité. Un pic de stress, dont l’intensité peut balayer tout le reste, déclenche le besoin impérieux de revenir au comportement habituel. En d’autres termes, quand mon cerveau réclame un McDo, il m’est très difficile de résister à cette envie, surtout si je suis fatigué ou surmené.

Je défends la théorie selon laquelle les inégalités sociales restent la première ligne de fracture d’une société. C’est même une plaie ouverte. Qu’il s’agisse de placer sa confiance dans un médecin, d’être évalué par un enseignant, interrogé par un travailleur social ou un juge pour enfants, menotté par un policier et conseillé par un avocat avant d’entrer dans une salle du tribunal, la catégorie sociale, c’est le problème autour duquel tout le monde tourne sans oser s’y attaquer de front.

La colère et l’amertume, entretenues par la détresse psychologique qui va de pair avec la pauvreté –anxiété, dépression, mode de vie dégradé, faible estime de soi et phobie sociale- peuvent exercer une forte pression sur les esprits. Cette pression entrave l’empathie, la tolérance et la compassion, et exacerbe leurs pendants : fureur, nervosité, rancune, peur. Aujourd’hui, avec la montée du racisme et la banalisation d’une parole xénophobe, il n’est pas compliqué de voir où une grande partie des gens ont dirigé leur colère. C’est ce qui arrive dans des sociétés qui ont remplacé leur cœur par un centre commercial.

Je l’ai déjà souligné, quand on exclut du processus décisionnel des pans entiers de l’opinion publique, on accélère le morcellement de la société.

Ces malheureux qui fuient des pays ravagés par la pauvreté et la violence arrivent au Royaume-Uni et se retrouvent relégués dans des quartiers en déshérence. Au-delà des caricatures, des accusations et des reproches, il y a de la place pour un débat respectueux sur les causes de cette immigration et ses effets sur nos populations les plus vulnérables, mais aussi sur les sorties de crise possibles.

Le voilà, le cauchemar de la dépendance. Et ce qu’on trouve à sa racine, ce n’est plus de la douleur ni un traumatisme affectif comme je le répétais souvent, mais un égoïsme pathogène et brutal ainsi qu’une indifférence profonde pour les besoins des autres. Une incapacité à voir au-delà de ma douleur, de ma petite personne.

Personnellement, décrocher de la came, batailler pour rester sobre et comprendre pourquoi j’étais si mal dans ma peau, cela a bouleversé ma vie de fond en comble…. Quand on se soumet à une modification aussi profonde, on passe au scalpel chaque aspect de sa vie, chaque facette de son identité. Je m’y suis obstinément opposé pendant des années et j’ai fini par rendre les armes quand j’ai dû apprendre à avancer sans la béquille de la drogue.

Mais j’ai commencé à remarquer une évolution quand j’ai accepté cette réalité: je suis le seul à pouvoir régler mes problèmes. Avant de transformer la société en profondeur, reconnaissons la nécessité de nous transformer d’abord nous-mêmes.

Aujourd’hui je me rends compte qu’apporter ma pierre à l’édifice, c’est élever un enfant en bonne santé, heureux, bien dans sa peau. La façon le plus concrète de transformer la société, c’est en premier lieu de me transformer moi-même et de partager mon expérience avec un maximum de gens.

 

*

 

Émetteur du florilège : François C

Activez vos talents, ils peuvent changer le monde de Mathieu Dardaillon - Alisio

Activez vos talents, ils peuvent changer le monde ! Introduction

Partie 1 POURQUOI PRENDRE SA VIE EN MAIN

Ch. 1. Un monde en rupture

  1. Ruptures technologiques: se pose surtout la question du sens, de l’éthique et de la finalité de ces innovations.
  2. Nouvelle donne économique
Ch. 2 Des défts sociétaus sans précédent

  1. Enjeux sociaux: exclusion; replis nationalistes et communautaires; terrorisme; inégalités; accès aux besoins primaires.
  2. Urgence environnementale: réchauffement climatique; épuisement des ressources; pollution; destruction de la biodiversité; préserver le vivant ou le retour du bon sens.
  3. Un monde à réinventer: vers un nouveau modèle de société, l’économie du DONUT (plafond environnemental ; plancher social ; « l’espace sûr et juste pour l’humanité ».
 

Ch. 3 Stop au gâchis de talents

  1. Nous avons tout pour résoudre nos problèmes : L’être humain est capable de répondre à n’importe quel défi auquel il a à faire face ; Talents gâchés : je suis fasciné par des gens talentueux qui font des choses « inutiles ».
  2. Mettre son intelligence au bon endroit : le concept d’ »innovateurs sages ». Navi Radjou définit la sagesse comme « l’application de l’intelligence pour servir une cause noble » ; l’intelligence du cœur ; changer nos priorités. Lorsque nous décidons de priorités et que nous organisons un effort collectif, rien n’est impossible ! (ex. : l’éradication mondialement en cours de la polio).
  3. Les talents de chacun peuvent changer le monde : Chacun a des talents. Nous avons tous un domaine –au moins un- dans lequel nous pouvons faire une grande différence ; Le monde a besoin des talents de chacun.
 

Ch. 4 Changer le monde, c’est possible !

  1. Un mouvement de fond : Un formidable bouillonnement d’initiatives ; Une envie d’agir sans précédent.
  2. Le temps des nouvelles utopies : Créer des « social-fictions » Muhammad Yunus ; Redessiner le système ; Le point de bascule, après les 2,5% d’innovateurs marginaux et les 13,5% de soutiens actifs ; Des cohortes pour changer la donne.
Ch. 5 Le travail, nouveau terrain de jeu ?

La place du travail dans nos vies : 80 000 heures.

  1. Souffrance, perte de sens et désengagement au travail : Les bullshit jobs décrits par Graeber (critère : se demander si les conséquences seraient importantes ou non en cas de disparition de ce métier) ; La prison dorée ; La souffrance éthique désigne la douleur de renier ses valeurs ; Le désengagement au travail ; La double vie des salariés ; Le « carré magique » de l’engagement : sens, reconnaissance, autonomie, relationnel.
  2. La révolution du monde du travail : La crise du quart de vie ; La mode du switch = reconversions –de métier, de statut ou de secteur- de plus en plus fréquentes et de plus en plus tôt/L’émergence des néo-artisans ; le boom des travailleurs indépendants ; la nouvelle tendance des digital nomads ; la vague des slasheurs.
  3. De nouvelles aspirations : Une jeunesse en quête de sens ; Grandes écoles et intérêt général ; L’attractivité croissante de l’E.S.S. ; Une quête de sens intergénérationnelle.
  4. Les carrières à impact : Une autre vision du travail : mettre la question du sens et de l’utilité en numéro 1 ; C’est possible ! ; L’importance du travail : une invitation à repenser sa manière de voir ses 80 000 heures de travail pour en faire un lieu d’épanouissement et d’impact social.
 

Ch. 6 La vie est courte et précieuse

Nous sommes des miracles : La vie est un miracle ; La vie est courte ; Vivre pleinement sa vie ; « Quel usage as-tu fait de ta présence au monde ? »

 

Partie 2 DEMARRER L’EXPLORATION

Ch. 1 Adopter l’état d’esprit des explorateurs

  1. L’état d’esprit des explorateurs Ils conçoivent le travail différemment. Ils sont en quête de sens, d’impact et d’alignement.
  1. L’esprit positif : « Je vais y arriver » ; le sentiment de capacité ; La visualisation créatrice.
  2. L’esprit d’apprentissage : « L’échec est un apprentissage » : L’importance du jeu ; La soif d’apprendre ; L’échec comme opportunité ; La vie comme laboratoire/Toujours porter un carnet sur soi.
  3. La persévérance : « Avancer chaque jour de quelques pas » ; la régularité dans l’effort ; la ténacité (grit).
  4. L’état d’esprit de développement : utiliser le pouvoir du «not yet» je n’y arrive pas encore.
  1. Deux boussoles pour l’exploration
  1. Connaissance de soi : « Connais-toi toi-même »/vision personnelle ; singularité assumée ; écoute de sa voix intérieure.
  2. Compréhension du monde : Curiosité et ouverture d’esprit ; Esprit critique.
  1. Vos règles du jeu : Mes règles d’exploration.
Ch. 2 Le cheminement pour trouver sa mission de vie

  1. A) Découvrir sa mission de vie : Traquer le désalignement ; L’incarner par sa vocation (trois façons de vivre son travail : boulot, carrière, vocation).
  2. B) Le cheminement : points de repère :
  3. a) Le voyage du héros (Joseph Campbell) : 1. Entendre l’appel ; 2. Accepter l’appel ; 3. Franchir le seuil ; 4. Trouver des mentors ; 5. Affronter la difficulté ; 6. Développer de nouvelles ressources ; 7. Réaliser sa mission ; 8. Retourner chez soi.
  4. b) La légende personnelle (Paulo Coelho).
  5. c) Les deep experiences (Arne Naess). Le triptyque expériences profondes, réflexions profondes, engagement profond.
  6. d) Devenir soi (Jacques Attali) : Evénement, pause, renaissance.
  7. e) L’expérience Ticket for Change : Inspiration, introspection, passage à l’action.
  8. f) L’ikigaï : Il se trouve au carrefour de quatre dimensions : ce que j’aime, ce pour quoi je suis bon, ce dont le monde a besoin, ce pour quoi je peux être rémunéré.
  9. C) Le cheminement proposé dans ce livre: Quatre grandes questions : la passion, l’efficacité, le sens, les besoins primaires.
  10. a) Quatre dimensions : sources d’énergie ; forces ; impact sociétal ; modèle économique.
  11. b) Quatre zones supplémentaires : talents uniques ; terrain de jeu ; aspirations ; compétences.
  12. c) Une seule dimension vous manque et tout est dépeuplé : « Rat racer » ; performeurs à qui il manque le sens ; idéalistes ; sacrifiés (manque de plaisir) ; imposteurs (manque d’efficacité).
Ch. 3 Définir sa propre conception de la réussite

  1. A) C’est quand le bonheur ?
Bronnie Ware « Les cinq regrets des personnes en fin de vie »

  1. B) La vraie richesse
Ma bucket list professionnelle : Que feriez-vous si tout était possible ? Si l’argent n’était pas un problème ? Si vous aviez toutes les compétences nécessaires ? Qu’aimeriez-vous avoir réalisé à la fin de votre vie professionnelle ?

  1. C) Définir sa conception de la vie
Ma métaphore de la vie : le magnifique texte de Mère Teresa. Quelle phrase de ce texte vous touche le plus ?

  1. D) Définir sa conception de la réussite
  2. a) Les personnes qui m’inspirent : Ils, elles me montrent la voie, me donnent envie de donner le meilleur de moi et me prouvent que « oui, c’est possible » !
  3. b) Mes valeurs
  4. c) Mes aspirations professionnelles : argent, sécurité, temps, liberté, reconnaissance, prestige, passion, challenge, apprentissage, impact/sens, l’équipe, les rencontres, fun.
  5. d) Ma définition de la réussite : Quelle est votre définition de la réussite ? Quelle est votre définition de la réussite professionnelle ?
 

  1. E) Prévoir sa réussite : Réussir c’est planifier versus « Life in perpetual beta »/Il est absolument essentiel de se projeter sans pour autant figer le point d’arrivée ni le chemin : »La carte apporte une description, la boussole une direction ».
Mes objectifs de vie : vie professionnelle (mission et carrière ; développement personnel) ; confort et argent ; famille ; vie sociale ; Bien-être (santé et énergie ; loisirs et fun).

 

Ch. 4 Relire son histoire pour inventer son avenir

  1. A) Connecting the dots (Steve Jobs)
  2. B) La ligne de vie : réaliser votre ligne de vie (identifiez les experiences marquantes et les moments clés de votre vie, et placez-les en face des années correspondantes) ; Partagez votre ligne de vie.
 

Partie 3 TROUVER SA VOIE

Ch. 1 Identifiez ce que vous aimez (vos sources d’énergie)

  1. A) L’énergie, la quête du graal: suivre son énergie ; à l’écoute de la passion ; à la recherche du flow.
  2. B) Etes vous spécialiste ou multipotentialiste ? Ces derniers ont trois principaux super-pouvoirs :la synthèse des idées ; l’apprentissage rapide ; l’adaptabilité.
  3. C) Identifier ce qui vous fait vibrer: 1. Les activités 2. Les expériences 3. Les sujets 4. Les personnes 5. L’environnement.
  4. D) Transformer ces envies en action: Keep, stop, start ; démarrer un play project Ne cessez jamais d’explorer ; Compilez vos découvertes.
Ch. 2 Identifier ce en quoi vous êtes bon (vos forces)

Qu’est-ce que vous savez (très) bien faire ? Sur quoi pouvez-vous vous appuyer pour exceller ?

  1. A) Les différentes intelligences: Les huit formes d’intelligence (Howard Gardner) ; L’importance particulière de l’intelligence émotionnelle (Daniel Goleman). Ses cinq compétences : conscience de soi, maîtrise de soi, motivation interne, empathie, aptitudes humaines.
  2. B) Identifiez ce en quoi vous êtes bon ? Identifier ses talents 2. Identifier ses compétences 3. Identifier ses connaissances 4. Identifier ses réseaux.
Ch. 3 Identifier vos talents uniques :

  1. A) Identifier ses talents uniques: Trouver son élément = »point de rencontre entre nos talents et nos passions » ; Misez sur vos forces naturelles.
La matrice des forces : talents révélés ; compétences acquises : potentiels ; faiblesses.

Identifier ses talents uniques.

  1. B) Affiner son rôle dans une équipe et un projet: Les huit profils d’entrepreneurs (méthodologie Wealth Dynamics) : le Créateur ; la Vedette ; le Supporter ; le Négociateur ; le Marchand ; l’Accumulateur ; le Maître ; le Mécanicien.
Les huit profils d’équipiers : l’Explorateur ; le Planificateur ; l’Energiseur ; le Connecteur ; l’Expert ; l’Optimisateur ; le Producteur ; le Coach.

  1. C) Fais ce que toi seul peux faire: Tout ça…au service de quoi ?
Ch. 4 Quel acteur de changement sommeille en vous ?

  1. A) Tous acteurs !
  2. Les entrepreneurs à impact ;
  3. Les intrapreneurs à impact ;
  4. Les dirigeants à impact ;
  5. Les contributeurs à impact ;
  6. Les free-lances à impact.
« Chacun sa voie, chacun son chemin »

  1. B) Identifier son profil d’acteur de changement (leader/follower ; grande ou petite structure).
. Ch. 5 Définir l’impact que vous voulez avoir (votre impact sociétal)

De quoi le monde a-t-il besoin ? A quoi aimeriez-vous contribuer ?

  1. A) L’impact sociétal, qu’est-ce que c’est ? Deux dimensions : la finalité que l’on poursuit ; la manière dont nous faisons les choses.
  2. B) Les enjeux de société: Les objectifs de développement durable ; De quoi le monde a-t-il besoin ?
  3. C) A la recherche du déclic. L’engagement peut partir d’une injustice ; d’une inspiration ; d’un levier d’action.
  4. D) Définir l’impact que vous voulez avoir
  5. Définir son enjeu de société : trouver sa cause ; définir et comprendre son problème ;
  6. S’appuyer sur l’existant ;
  7. Définir son idéal ;
  8. Identifier ses leviers d’action ;
  9. Définir ses pistes d’actions concrètes.
  10. E) Maximiser son impact
  11. Mesurer son impact ;
  12. Affiner sa stratégie d’impact H1 : Business as usual ; H2-: Changement incrémental ; H2+ : Changement transformationnel ; H3 : nouveau paradigme.
  13. F) L’équilibre, afin d’éviter l’épuisement pour la cause.
. Ch. 6 Identifier ce pour quoi vous pouvez être rémunéré (votre modèle économique)

La clé pour transformer votre mission en profession est de faire des choses qui vous plaisent, dans lesquelles vous êtes excellents, qui ont une vraie utilité sociale ET pour lesquelles des personnes sont prêtes à payer.

  1. A) Le modèle économique des organisations à impact
  2. Une grande diversité de modèles ;
  3. Les particularités des organisations à impact ;
  4. Développer le modèle économique de son organisation à impact : se poser cinq grandes questions : A qui – Quoi – Comment – Combien – Pourquoi.
  5. B) Construire son modèle économique personnel
  6. La réalité du marché ;
  7. Chiffrer ses besoins financiers ;
  8. Clarifier son modèle économique personnel.
  9. C) Trouver son premier client
  10. D) De l’idée à l’action: mes besoins, mes pistes, mes premiers pas.
 

. Ch. 7 Découvrir votre mission de vie

  1. A) Laisser la place à l’intuition
  2. B) Faire émerger sa mission
  3. C) Etre en mission vs avoir une mission: C’est le fait d’embarquer dans une mission qui est essentiel
 

Partie 4 SE METTRE EN MOUVEMENT

. Ch. 1 Construire votre parcours à impact

  1. A) Développer une stratégie de carrière à impact: trouver son pourquoi ; définir son comment ; affiner son quoi
  2. B) Faire les bons choix:
  3. Définir ses critères de choix ;
  4. Lister les options ;
  5. Evaluer les options ;
  6. Décidez !
. Ch. 2 Passer à l’action !

  1. Adoptez le bon état d’esprit : Comment pourrais-je… ? ;
  2. Démarrez maintenant ! Découpez votre projet en étapes, et ces étapes en tâches ;
  3. Approfondissez vos connaissances ;
  4. Entourez-vous : Créez votre dream team : l’instigateur ; le fan ; l’avocat du diable ; le superviseur ; le connecteur ; l’exemple/modèle ;
  5. Trouvez vos méthodes de travail ;
  6. Créez des opportunités ;
  7. Gérez votre transition : grand saut ou effet ciseau ;
  8. Faites le bilan régulièrement ;
  9. Créez un cercle vertueux ;
  10. Faites (vous) confiance.
 . Ch. 3 «Ils changent le monde»: témoignages d’acteurs de changement’

 Conclusion

. Réenchanter le monde

. L’engagement a un pouvoir extraordinaire

. Redessiner sa vie

. Trouver ses talents est le voyage d’une vie

 « Je vous souhaite un très bel envol!

Le monde est votre terrain de jeu.

Et souvenez-vous toujours: vos talents peuvent changer le monde !

*

Émetteur du florilège : François C

 

Meurtre pour redémption de Karine Giebel - Pocket

Meurtres pour rédemption Le conseil de Maryline:

 

Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes. Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.  

Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté. Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.