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L'enfer numérique, voyage au bout d'un like de Guillaume Pitron - Les liens qui libèrent

Émetteur du florilège: François C.

 

L'enfer numérique : voyage au bout d'un likeNous avons structuré un royaume de béton, de fibre et d’acier, hyperdisponible, sommé d’obtempérer à la microseconde près. Un « inframonde », constitué de datacenters, de barrages hydroélectriques, de centrales à charbon et de mines de métaux stratégiques, tous unis dans une triple quête : celle de puissance, de vitesse et…de froid.

La pollution digitale met la transition écologique en péril et sera l’un des grands défis des trente prochaines années.

La « génération climat » sera l’un des principaux acteurs du doublement, annoncé à l’horizon 2025, de la consommation d’électricité du secteur numérique (20% de la production mondiale) ainsi que de ses rejets de gaz à effet de serre (7,5% des émissions globales).

NUMERIQUE ET ECOLOGIE : UN LIEN FANTASMé . Les villes intelligentes au chevet de la planète Défi : articuler et mieux organiser les flux de personnes, de biens et d’énergie, afin de rendre la ville de demain plus agréable à vivre. . Le véritable coût écologique des SMART CITIES En étudiant le « métabolisme urbain » d’une agglomération, les urbanistes entendent recenser les flux de matières, d’énergie et de déchets qui y entrent et en sortent afin d’en apprécier les performances écologiques. . Les mathématiques au service de la nature Tout d’abord, le numérique permet d’acquérir une connaissance inédite de la santé de la planète…Ensuite, il concourt à optimiser nos modes d’organisation…Enfin, il nous encourage à verdir nos modes de consommation. . Quand l’industrie numérique réécrit le futur Les TIC consomment environ 10% de l’électricité mondiale, soit l’équivalent de la production de 100 réacteurs nucléaires. Si le numérique était un pays, il se classerait au troisième rang des consommateurs d’électricité, derrière la Chine et les Etats-Unis. . Géographie d’un LIKE Pour parvenir au destinataire, le Like a voyagé à travers sept couches de fonctionnement d’Internet. . Pollution numérique : une prise de conscience Peut-on vraiment parler de « numérique au service du vert » (« IT for Green ») si ce dernier n’est pas, lui-même, vert (« Green IT ») ?

DE LA ZENITUDE DES SMARTPHONES . Voyage au cœur des mines de graphite La Chine produit près de 70% de ce minerai…L’impact de cette industrie sur les hommes et l’environnement peut s’avérer particulièrement lourd. Internet induit une gigantesque infrastructure qui siphonne une part croissante des ressources terrestres : 12,5% de la production mondiale de cuivre et 7% de celle de l’aluminium. Il est incongru de parler de « dématérialisation » de nos économies dès lors que le virtuel génère des effets colossaux dans le monde réel. . L’Estonie, l’Etat qui fait le pari du tout-numérique Cette petite République détient la palme de l’Etat le plus numérisé et « dématérialisé » du monde…La vie numérique y paraît fluide et douce. Quant aux infrastructures physiques, énergétiques et autres logiciels qui maintiennent tout cet appareil en état de fonctionnement, on ne les voit ni n’en entend jamais parler… « dématérialiser, c’est matérialiser autrement ». . Une ère de purges électroniques Sapiens est logiquement devenu un Homo detritus qui produit, chaque année, l’équivalent de cinq mille tours Eiffel de déchets électroniques…A l’accumulation de ces rebuts hybrides répondront ces quatre injonctions cardinales : récupérez, réparez, réutilisez et recyclez. . Une autre informatique est possible Ces actions concrètes montrent que les consommateurs sont, aux côtés des entreprises de la « tech », coresponsables de la pollution numérique, et peuvent agir pour la réduire.

LA MATIERE NOIRE DE L’IMMATERIEL . Le MIPS = la quantité de ressources nécessaires à la fabrication d’un produit ou d’un service…Concrètement le MIPS (Material input per service unit) évalue l’ensemble des ressources mobilisées et déplacées durant la fabrication, l’utilisation et le recyclage de chaque production…Cette approche se traduit par un chiffre, le « sac à dos écologique », i.e. le coefficient multiplicateur de chacune de nos actions de consommation…En effet, notre sac à dos écologique avoisine 38 tonnes par an par utilisateur. . Le vertigineux coefficient des technologies numériques Le numérique a -insensiblement- fait exploser notre empreinte matière…La théorie du « facteur 4 » : diviser par quatre notre consommation de matière et d’énergie permettrait de produire deux fois plus de biens tout en réduisant par deux l’impact global de cette production. . Le tribut écologique des nanomondes Les 500 étapes de la chaîne de fabrication d’un circuit intégré vont faire intervenir jusqu’à 16 000 sous-traitants, éclatés dans des dizaines de pays à travers le monde…Cette logistique « engendre une consommation d’énergie absolument monstrueuse ». . Une fuite en avant énergétique « Plus on élabore des petits objets, plus il faut de grosses machines qui consomment beaucoup d’énergie pour les fabriquer ». . Dans les vapeurs du numérique Nos modes de vie numériques, pourtant célébrés comme la quintessence de l’abolition de notre empreinte écologique, sont gourmands de substances aux pouvoirs les plus réchauffants et les plus inaltérables qui soient. . Honeywell, recours et verrou de la lutte contre le climat Le prix prohibitif du HFO pratiqué par Honeywell, firme devenue tout à la fois un précieux recours contre le réchauffement du climat…et un obstacle (le prix du HFO pratiqué par cette même firme).

ENQUETE SUR LE NUAGE . DATACENTERS, les usines de l’ère numérique Une douzaine d’années ont ainsi suffi pour que le nuage s’enracine dans le sol, dans tous les hubs de communication majeurs…Il existerait aujourd’hui près de trois millions de datacenters d’une surface de moins de 500 mètres carrés dans le monde, 85 000 de dimension intermédiaire et une petite dizaine de milliers dont la taille peut avoisiner celle de l’Equinix AM4. Le marché mondial de ces infrastructures, qui avoisine 124 milliards d’euros annuels, croît de près de 7% par an. . Les pouvoirs insoupçonnés des trottinettes partagées La data constitue donc un actif stratégique, l’or noir des entreprises de mobilité vouées à nous recommander, demain, des offres de déplacement toujours plus adaptées à nos besoins. . La fin de notre anonymat Plus une entreprise se trouve au centre du cloud, plus elle pourrait devenir riche et puissante…Champion par excellence de ce modèle économique, Facebook est devenu la régie publicitaire la plus performante au monde qui vend beaucoup de renseignements sur qui vous êtes. . Extension du domaine de la DATA Les entreprises stockent tout et n’importe quoi…La collecte systématique mondiale de toutes sortes de données décuple les besoins en datacenters. . L’homme qui a tenté d’assoiffer la NSA Aussi démiurgique fut-elle, une architecture de surveillance globale repose donc toujours sur un sous-jacent matériel qui la régente et la gouverne… » pas d’eau = pas de NSA ».

UNE FANTASTIQUE GABEGIE D’ELECTRICITE . Tempête sur le nuage On doit comprendre qu’Internet s’épanouit au rythme d’un commandement intangible, absolu, sacré : « la continuité de service ». . La continuité numérique à tout prix Les hébergeurs pratiquent d’abord la « redondance » des réseaux de distribution d’énergie ; ils dédoublent également les datacenters eux-mêmes ; enfin ils « surdimensionnent » les infrastructures pour anticiper les pics de trafic. Les datacenters figurent parmi les plus gros consommateurs d’électricité d’une agglomération…Ils figureront « parmi les plus importants postes de consommation électrique du XXIème siècle ». . Amsterdam sous tension Amsterdam et sa région constituent l’un des plus gros carrefours européens de fermes de données…L’agglomération décrète brutalement le premier moratoire du monde sur la construction de nouveaux centres de données. . Pas de selfies sans charbon Il nous semble dès lors exact d’affirmer que nos modes de vie numérique génèrent un impact indélébile sur les paysages les plus sauvages (par ex. : la Virginie Occidentale). . Les GAFAM à genoux devant Dominion Energy ? L’ensemble de l’industrie numérique, qui capte environ 10% de l’électricité produite sur la planète, serait responsable de 3,7% des émissions de gaz à effet de serre – un chiffre qui pourrait doubler d’ici à 2025.

LA BATAILLE DU GRAND NORD . La technologie pour des données plus propres « L’énergie est le premier poste de dépense d’un datacenter ». Comment gérer la faramineuse consommation d’électricité du secteur numérique ? .Le DATACENTER extra-frais En octobre 2011, Facebook annonce avoir fait le choix d’une localité située à 100 kilomètres du cercle arctique…Depuis 2013, toutes les données produites par les Européens dont Facebook a la propriété sont concentrées dans le Grand Nord… .L’esthétique de l’immatérialité Cette stratégie marketing de « profits sans conflits » puise ses sources dans le « capitalisme zonal » : une zone économique spéciale, souvent cloisonnée, « dans laquelle un effort intense a été engagé pour créer un climat favorable aux affaires ». . Le barrage de la discorde « Les barrages hydroélectriques ont un impact sur la biodiversité bien plus lourd que n’importe quelle électricité verte ». . Las Vegas dans le Grand Nord En quelques années, la Scandinavie s’est transmuée en terre promise pour des enseignes telles qu’Amazon Web Services, Google et Microsoft. Imaginez combien le monde serait bouleversé, la géographie des câbles, des fermes de données, des centrales électriques et des hubs digitaux sens dessus dessous si les internautes étaient capables de patienter ne serait-ce qu’une seconde supplémentaire. . Des solutions pour nous mettre à la diète numérique Nous pourrions réfléchir à la manière d’imposer des forfaits dont le prix serait fonction des volumes de données effectivement consommées. Il faudrait nous attaquer aux origines mêmes de notre obésité numérique, puis optimiser les procédés et les réseaux électriques. Faute de quoi les industriels continueront de parler dans la même phrase d’explosion des data et de responsabilité environnementale, de puissance de calcul démultipliée et d’électricité décarbonée puisée dans les fleuves.

EXPANSION DE L’UNIVERS NUMERIQUE Le développement de l’IOT (« the Internet of things ») a connu un essor tel que la planète compterait à ce jour 20 milliards d’objets connectés…Cette interconnexion généralisée ne peut advenir qu’à la condition qu’un réseau ultra-performant puisse faire transiter les fabuleuses quantités de données produites. . Fréquences hautes pour machines émancipées La 5G permettra de transférer dix fois plus de données que sa prédécesseure en un laps de temps dix fois moindre. La facilité d’installation de la 5G par rapport à la fibre et la diminution de la latence pourraient donner vie à une immense variété d’objets et d’infrastructures pilotables à distance, tels que les drones, les navires, les hôpitaux et les véhicules. . 5G : des enjeux écologiques largement ignorés Quel est le coût écologique de cette aventure technologique, sachant que la 5G va faire exploser notre consommation d’Internet et de données ? A nous engager tête baissée dans un monde prétendument éthéré et libre de tout carcan physique, nous fuyons cette évidence qui, inéluctablement, nous rattrapera : un monde dématérialisé sera un monde toujours plus matérialiste. . Vers un « connectedgate » ? Plus de 500 millions de voitures connectées devraient circuler dans le monde en 2025…Une voiture connectée peut concentrer jusqu’à 150 calculateurs et produire, au bas mot, 25 gigaoctets de données par heure. . 16 777 216 teintes de bleu L’ouvrage décrit la « matrice des manipulations » perfectionnées par les développeurs aux fins de nous faire consulter notre téléphone pas moins de 150 fois par jour. . La mécanique du rouge Ce stimulus visuel œuvre comme un déclencheur, induisant l’action d’ouvrir l’application en vue de l’obtention d’une récompense. La pollution intellectuelle et sociale générée par les techniques de la captologie engendre donc une pollution environnementale…Ces trois formes de pollution sont interdépendantes et l’on ne peut donc pas s’attaquer à l’une sans traiter les autres. L’expansion de l’univers numérique, c’est donc la connexion de tout et de tous, tout le temps et en tous lieux.

QUAND LES ROBOTS POLLUERONT DAVANTAGE QUE LES HUMAINS . Les robots : une activité numérique exponentielle En 2023, les connexions entre machines (M2M pour machine to machine) devraient totaliser la moitié des connexions sur le Web. Nous basculons d’un réseau utilisé par et pour les hommes à un Internet exploité par, voire pour les machines…Nous entrons dans une nouvelle dimension de la pollution numérique, un bouleversement de paradigme. . Stratégie d’obsolescence humaine programmée Cette mutation des marchés financiers bouleverse toutes les grandes familles d’acteurs qui s’y rencontrent. . Une multinationale en quête d’investissements passifs Dans le sillage des fonds passifs, c’est l’ensemble de la finance qui devient, de plus en plus, une affaire de lignes de codes, d’algorithmes et d’ordinateurs. A l’évidence, la vague des fonds passifs accélère la crise climatique davantage qu’elle ne la résout, puisqu’elle « pompe des capitaux au profit des entreprises à forte intensité carbone »…Les ordinateurs s’affichent comme les plus constants soutiens des hydrocarbures. . Une super-intelligence au service de la planète Une théorie fascinante et dérangeante à la fois : la principale forme d’intelligence dans l’univers serait déjà de nature électronique…L’éventualité, même théorique, de mettre l’IA au service de la planète pose des problématiques éthiques, philosophiques et démocratiques fascinantes. . Un « Léviathan vert » contre l’homme ? Serons-nous, tout simplement, en mesure de soutenir, techniquement, la hausse exponentielle des données produites, échangées, stockées et traitées ? Notre société surconnectée accouche en effet d’un bouleversement radical de paradigme : les défis d’un monde dopé à l’abondance sont désormais encore plus colossaux que ceux d’un monde asservi à la rareté.

VINGT MILLE TENTACULES SOUS LES MERS Cela fait en effet des décennies que les hommes mettent en place des circuits physiques pour consolider l’architecture d’Internet et soutenir sa formidable montée en puissance. . Des illuminés dans la soute du Net Internet est un gigantesque réseau amphibie : près de 99% du trafic mondial de données transite aujourd’hui, non par les airs, mais via des courroies déployées sous terre et au fond des mers. Environ 450 tentacules « allumés » tapisseraient désormais le fond des océans, totalisant 1,2 million de kilomètres, soit trente fois la circonférence de la Terre. . Câbles, sable fin et serviettes de plage La filière de l’industrie européenne des câbles sous-marins est en ébullition. Son chiffre d’affaires global croît de 11% par an et devrait s’élever à 22 milliards de dollars en 2025. « Le prix du câble au kilomètre n’a pas changé depuis plusieurs décennies, mais leur capacité initiale a été multipliée par un milliard ». . A la recherche du temps gagné Les sociétés de trading sont prêtes à tout pour acheter et vendre plus vite que leur ombre. . Une seconde vie pour les tuyaux du Web Un million de kilomètres de circuits optiques désaffectés reposent aujourd’hui au fond des mers…Cette réalité pose logiquement la question de l’impact environnemental des câbles…Qu’allons-nous faire du nombre croissant de câbles obsolètes ? . Un risque de « pénurie de capacités » ? Du fait de notre addiction aux données, nous ne cessons de repousser un problème que nous contribuons inlassablement à alimenter.

GEOPOLITIQUE DES INFRASTRUCTURES NUMERIQUES Nos vies numérisées sont dupliquées dans une infrastructure de métal, de béton, de verre, dont nous sommes des milliards de colocataires, distraits et indifférents. Sous couvert de tout dématérialiser, le numérique matérialise en fait deux fois ce que nous entreprenons. . Les nouvelles autoroutes de l’Arctique L’itinéraire, qui doit être affiné, relierait le Royaume-Uni à la Chine via la Norvège, la péninsule de Kola (Russie), le passage du Nord-Est et le Japon. . Quand la Chine déploie sa « route de la soie numérique » Internet est un nouvel instrument au service de la quête de pouvoir et d’argent. Pékin a parfaitement compris que les divertissements numériques ne seront, au XXIème siècle, que la continuation de la guerre par d’autres moyens. Les données sont le nouveau carburant de ces éternels moteurs de l’histoire que l’on appelle la quête d’influence, de prestige, et de prospérité -auxquels la Chine et ses rivaux aspirent. . Systèmes optiques contre navires câbliers : la saga Global Marine En une vingtaine d’années, Pékin a donc conduit avec succès une stratégie d’autonomie dans le secteur, ô combien critique, des câbles optiques. . Le jour où des armées protègeront le réseau Nous ne comprenons pas que nous enfantons un monde où les divertissements généreront des tensions, voire des conflits, parce qu’ils ne nous seront offerts qu’au prix d’un impact spatial, matériel, dont nous ne pourrons jamais nous soustraire. Quoi qu’en disent les chantres de la dématérialisation, la matière continuera de nous gouverner aussi assurément que la flèche du temps, la force gravitationnelle et les lois de la thermodynamique. . L’Europe à la recherche d’une souveraineté numérique Jusqu’où ira le contrôle de l’armature du Net par les GAFAM, et dans quelles situations de dépendance aux entreprises les plus puissantes du monde les Occidentaux seront-ils placés ?

RUE DE L’AVENIR Les « rues de l’avenir », ces chemins conduisant le numérique des Lumières, sont pléthore et contradictoires. Nos rues de l’avenir seront probablement une hybridation de ce large éventail de solutions qui fermentent aujourd’hui aux quatre coins du monde. Cette technologie est -et sera- ni plus ni moins écologique que nous le sommes. Si nous nous plaisons à gaspiller les ressources alimentaire et énergétiques, le numérique permettra d’accentuer cette inclination. L’outil œuvre comme un catalyseur de nos initiatives quotidiennes les moins honorables comme les plus nobles…Le numérique nous invite, finalement, à mûrir cette puissante injonction du mahatma Gandhi : « Soyez le changement que vous désirez voir en ce monde. »

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