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Verbatims et recommandations...

Changeons de voie Les leçons du Coronavirus d'Edgar Morin - Denoël

Émetteur du verbatim: François C.

Préambule CENT ANS DE VICISSITUDES

Introduction

L’avenir imprévisible est en gestation aujourd’hui. Souhaitons que ce soit pour une régénération de la politique, pour une protection de la planète et pour une humanisation de la société : il est temps de changer de Voie.

I- LES 15 LECONS DU CORONAVIRU9782207161876

1.1 Leçon sur nos viesChangeons de voie ;  les leçcons du coronavirus

L’amour et l’amitié pour notre épanouissement individuel, la communauté et la solidarité de nos Je dans des nous.

1.2 Leçon sur la condition humaine

L’extrême puissance de la technoscience n’abolit pas l’infirmité humaine devant la douleur et devant la mort.

Nous sommes des joueurs/joués, des possédants/possédés, des puissants/débiles.

1.3 Leçon sur l’incertitude de nos vies

Toute vie est une aventure incertaine…Nous connaîtrons sans doute, avec le virus et les

crises qui suivront, plus d’incertitudes qu’auparavant et nous devrons nous aguerrir pour apprendre à vivre avec.

1.4 Leçon sur notre rapport à la mort

Ce vide nous rappelle cruellement que la mort d’un être aimé nécessite son accompagnement jusqu’à l’enterrement ou la crémation.

1.5 Leçon sur notre civilisation

En réformant de force durant ce confinement notre mode de consommation, nous avons naturellement préféré l’essentiel à l’inutile, la qualité à la quantité, le durable au jetable.

1.6 Leçon sur le réveil des solidarités

En fait, les solidarités étaient endormies en chacun et se sont réveillées dans l’épreuve vécue en commun.

1.7 Leçon sur l’inégalité sociale dans le confinement

Le confinement a été un miroir grossissant des inégalités sociales…La pandémie a accentué dramatiquement les inégalités socio-spatiales.

1.8 Leçon sur la diversité des situations et de la gestion de l’épidémie dans le monde

1.9 Leçon sur la nature d’une crise

Une crise…se manifeste par la défaillance des régulations d’un système qui, pour maintenir sa stabilité, inhibe ou refoule les déviances (feed-back négatif). Pendant la crise, ces déviances qui cessent d’être refoulées et se propagent (feed-back positif) deviennent des tendances actives qui, si elles se développent, menacent de dérégler et de bloquer le système en crise.

1.10 Leçon sur la science et sur la médecine

Les théories de la science sont biodégradables sous l’effet de découvertes nouvelles…Ce sont des déviants depuis Copernic, en passant par Darwin, Pasteur, Einstein, Crick et Watson, qui font progresser les sciences.

1.11 Une crise de l’intelligence

L’énorme trou noir dans notre esprit, qui nous rend invisibles les complexités du réel.

Il nous faut un mode de connaissance et de pensée capable de répondre aux défis des complexités et des incertitudes.

Prévoir l’éventualité de l’imprévu.

Principe d’urgence/principe de prudence, que choisir en moment de crise ?

1.12 Leçon sur les carences de pensée et d’action politique

De fait, le dogme néolibéral aggrave terriblement les inégalités sociales et donne un gigantesque pouvoir aux puissances financières.

C’est ce vide de la pensée politique qui a permis d’éluder toute recherche d’une voie de salut politico-écologique-sociale-civilisationnelle.

1.13 Leçon sur les délocalisations et la dépendance nationale

Plus amplement, la mondialisation doit comporter son antagoniste la démondialisation pour sauver les terroirs, territoires ou nations menacés dans leur espace vital.

1.14 Leçon sur la crise de l’Europe

Sous le choc de l’épidémie, l’U.E. s’est brisée en morceaux nationaux…La France et l’Allemagne se sont montrées peu solidaires alors que l’Italie, puis l’Espagne étaient en pleine détresse sanitaire.

1.15. Leçon sur la planète en crise

La mondialisation doit plus que jamais être régulée et contrôlée par une altermondialisation et se combiner avec des démondialisations en matière sanitaire et alimentaire

II. LES DEFIS DE L’APRES-CORONA

2.1 Le défi existentiel

Un nouveau rapport au temps.

Faire durer les nouvelles solidarités.

2.2 Le défi de la crise politique

Que restera-t-il des aspirations réformatrices et transformatrices ?

Sortir du néolibéralisme, réformer l’Etat.

2.3 Le défi d’une mondialisation en crise

2.4 Le défi de la crise de la démocratie

La crise du virus aggravera-t-elle ou contribuera-t-elle à relever le défi démocratique ?

Il est à craindre que les dispositifs de traçage installés pendant la pandémie non seulement se maintiennent, mais s’amplifient par le recours systématique à la géolocalisation, au pistage par smartphone, à la vidéosurveilance, aux détections par algorithmes, à l’intelligence artificielle.

2.5 Le défi du numérique

Le digital, Internet, l’intelligence artificielle sont des moyens qui tendent à se transformer en fins ou à être au service de pouvoirs contrôleurs et incontrôlés.

2.6 Le défi écologique

2.7 Le défi de la crise économique

Trouverons-nous les principes d’une économie fondée sur un new deal de relance écologique et de réforme sociale qui ferait régresser l’hypercapitalisme et diminuerait les inégalités ?

2.8 Le défi des incertitudes

Les conflits armés, plus ou moins atténués par la crise du coronavirus, s’exacerberont-ils ? Y aura-t-il au contraire un élan international salutaire de coopération ?

2.9 Le danger d’une grande régression

. Régressions intellectuelles et morales.

. Régressions de la démocratie. Si la régression continue, il me semble inévitable que les Etats néo-autoritaires deviennent néototalitaires.

. Régressions bellicistes. Le nombre grandissant d’Etats possédant l’arme nucléaire et le développement de sa production rendront son utilisation de moins en moins improbable.

. Le spectre de la Mort plane sur l’humanité. Nous ne savons pas si la continuation des processus régressifs provoquera une barbarie planétaire, si elle favorisera la constitution d’Etats néototalitaires ou si elle déclenchera des résistances et sous quelles formes.

III. CHANGER DE VOIE

3.1. Une politique de la nation

. Conjuguer mondialisation et démondialisation ;

. Conjuguer croissance (de l’économie des besoins essentiels) et décroissance (réduction de l’économie du frivole et de l’illusoire) ;

. Conjuguer développement et enveloppement (fait référence à la communauté et la solidarité) ;

. Réforme de l’Etat : humanisation par débureaucratisation et déparasitage ;

. Refoulement progressif du pouvoir des oligarchies économiques ;

. Réforme de l’entreprise ;

. Réforme de la démocratie : la participation citoyenne ;

. Le green deal ;

. Réforme de la pensée réformatrice ;

. Réduction des inégalités ;

. Politique de solidarité ;

. Vérité sociologique de solidarité/responsabilité…L’éthique personnelle de responsabilité/solidarité des individus est aussi une éthique sociale qui entretient et développe une société de liberté.

3.2. Une politique de civilisation

Deux menaces : l’une vient de la dégradation écologique des milieux de vie ; l’autre vient de la dégradation sociologique des qualités de vie.

Une politique de civilisation comporterait une action persévérante contre les « intoxications » de civilisation. Elle inciterait, contre les dilapidations, aux recyclages et aux réparations, elle rejetterait le jetable.

Il s’agit de répondre aux dégradations et déshumanisations de la politique de l’Etat, de la démocratie, de la société, de la civilisation, de la pensée, par une pensée et une action vouées à leur régénération et leur humanisation.

3.3. Une politique de l’humanité

Elle comporterait le souci de sauvegarder indissolublement l’unité et la diversité humaine.

Ne pourrait-on songer dans l’immédiat à la formation d’un Conseil mondial des consciences constitué de personnalités laïques et religieuses, ayant chacune une autorité morale ou spirituelle et le souci primordial du destin de l’humanité ?

Protection et droits des migrants.

Protection des peuples premiers.

3.4. Une politique de la Terre

. Une politique mondiale de l’eau doit être envisagée.

. Politique mondiale des énergies propres et de traitement des déchets.

. La prise de conscience de la communauté du destin terrestre entre la Nature vivante et l’aventure humaine doit devenir un événement majeur de notre temps : nous devons nous sentir solidaires de cette planète où notre vie est liée à son existence.

3.5. Pour un humanisme régénéré

L’homme est à la fois sapiens et demens, faber et mythologicus, economicus et ludens, c’est-à-dire Homo complexus.

Nous pouvons dégager les impératifs de la réforme personnelle :

Principes d’espérance :
  1. Le surgissement de l’improbable ;
  2. L’humanité possède en elle des vertus génératrices/régénératrices ;
  3. La chance suprême est inséparable du risque suprême ;
  4. L’aspiration millénaire de l’humanité à une autre vie et à un autre monde.
L’espoir n’est pas certitude, il porte la conscience des dangers et des menaces, mais il nous fait prendre parti et faire pari.

Conclusion

Je sais que, dans l’aventure du cosmos, l’humanité est de façon nouvelle sujet et objet de la relation inextricable entre d’une part ce qui unit (Eros) et d’autre part ce qui oppose (Polémos) ainsi que ce qui détruit (Thanatos). Le parti d’Eros est lui-même incertain, car il peut s’aveugler, et il demande de l’intelligence, encore de l’intelligence, comme de l’amour, encore de l’amour.

 

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