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Verbatims et recommandations...

Reset Quel nouveau monde pour demain ? de Marc Touati - Bookelis

Émetteur du verbatim: François C.

ÉPISODE I : Une récession historique

1. Que savons-nous vraiment ?

Tôt ou tard, il faudra payer la facture…avec, au bout du chemin, des risques élevés d’instabilité sociale et sociétale.

Faire des prévisions sur la base des fondamentaux économiques est presque devenu impossible. Pour la bonne et simple raison que tous nos repères ont disparu et que tout devient envisageable.

2. La plus grave récession depuis le krach de 1929.

Le PIB de la zone euro a chuté de 12,1% au deuxième trimestre 2020, enregistrant un glissement annuel de – 15%, qui est évidemment un plus bas historique.

3. Après le plongeon, une reprise en V est-elle possible ?

4. Pas de retour à la normale avant 2025…

. la fin du confinement sera très progressive ;

. de nombreux secteurs d’activité continueront de souffrir fortement et durablement (tourisme, hôtellerie, restauration, transports aériens, aéronautique, automobile, l’événementiel, ou encore le luxe) ;

. le nombre d’entreprises en faillite risque d’être considérable ;

. les taux d’intérêt des obligations d’Etat devraient augmenter significativement ;

. les Etats et les banques centrales ayant déjà utilisé toutes leurs cartouches…n’auront guère de marges de manœuvre pour relancer massivement la machine par la suite ;

. plus la chute est importante, plus la remontée est difficile.

Le redressement de l’économie hexagonale sera particulièrement lent et chaotique…En d’autres termes, nous risquons désormais de payer des décennies d’erreurs stratégiques et de déni de réalité.

5. Etats-Unis, Europe, Chine : Qui sera le grand perdant de la crise ?

Déjà empêtré dans une dette publique bien plus extravagante que celle de la Chine, le bloc USA-Europe risque alors de très vite déposer les armes.

Dans la mesure où l’U.E. est tout sauf unie, il est fort probable que cette dernière soit, comme d’habitude depuis 25 ans, le « dindon de la farce »…En outre, dans la mesure où l’Italie, la Grèce, voire l’Espagne et la France étaient déjà en situation de quasi-faillite avant le drame du Coronavirus, que vont-ils devenir au cours des prochaines années, avec des dettes publiques de plus de 150%, voire 200% du PIB.

6. Chine : le grand bond en arrière ?

Les pays émergents sont bien devenus les nouveaux « maîtres du monde » économique et financier. A leur tête, un leader sans égal ne cesse de surprendre par son dynamisme et sa résistance : la Chine.

La Chine ne veut plus se contenter d’être le leader du monde émergent, elle veut aussi dominer l’ensemble de la planète, tant d’un point de vue économique que financier ou encore politique et militaire.

7. Les pays émergents en danger.

Les pays émergents entrent dans un cercle pernicieux effroyable : chute de l’activité mondiale, écroulement des commandes en provenance du reste du monde, assèchement des financements internationaux, effondrement de l’investissement, flambée du chômage, appauvrissement global de l’ensemble de la société, malnutrition, aggravation de la crise sanitaire…

Sur les trente pays les plus pauvres du monde (selon ce critère du PIB par habitant), vingt-cinq sont africains.

EPISODE II : Le nouveau monde sera-t-il meilleur que l’ancien ?

8. Vers la fin de la mondialisation ?

A l’image de la décroissance, la supression du libre-échange n’a aucun sens économique, si ce n’est le désordre social et sociétal.

Oui, la mondialisation doit être repensée, mieux encadrée et certainement freinée pour éviter les excès passés. Dans ce cadre, elle sera améliorée, moins débridée, avec des règles plus claires et généralisées à l’ensemble des pays de la planète. Et ce, en particulier en matière sanitaire, fiscale, mais aussi démocratique.

9. Quid de la relocalisation ?

Ces 115 miliards d’achats stratégiques -actuellement importés- englobent 58 catégories de produits appartenant à cinq secteurs : la santé/pharmaceutique, l’agroalimentaire, l’électronique…et les industries de transformation des matières premières et d’emballage.

La clé de la réussite de l’après-crise réside dans la capacité de la France et de ses entreprises à devenir leaders dans les technologies et les industries du futur.

10. Doit-on craindre le retour de la forte inflation ?

Les risques d’avènement d’une forte inflation et a fortiori à deux chiffres sont extrêmement faibles, voire inexistants…Pour au moins six raisons :

Le vrai danger réside dans la flambée des prix des actions, des obligations ou encore de l’immobilier.

11. La décroissance, non ! La croissance écologique oui !

Sans croissance, il n’y a pas d’emploi…Autrement dit, si la révolution verte doit passer par la décroissance, le chômage et la crise sociale, il y a clairement un problème de durabilité et tout simplement de faisabilité. D’ailleurs, n’oublions pas que dans l’expression « dévelopement durable », il y a « développement ».

12. La fin du roi pétrole…

Ne l’oublions jamais : le véritable moyen de freiner l’augmentation excessive des cours des matières premières réside principalement dans la capacité à innover et à engager le monde dans une double révolution technologique : celle des NTE (Nouvelles Technologies de l’Energie) et celle des NTA (Nouvelles Technologies de l’Agro-alimentaire).

13. Secteurs d’activité : quelques gagnants et beaucoup de perdants.

Les espaces numériques dédiés aux conférences vidéos et webinaires en tous genres ont de très beaux jours devant eux.

Les réactions en chaîne de la pandémie doivent donc vraiment être prises au sérieux : tourisme en chute libre, effondrement du trafic aérien, descente aux enfers des compagnies aériennes, aéroports à l’arrêt ou presque, consommation énergétique en berne, constructeurs aéronautiques en grande difficulté…

Autres perdants de la crise : toutes les industries de l’événementiel, des spectacles, du cinéma, des parcs d’attraction, mais aussi de l’automobile, de la mode, du luxe ou encore de l’immobilier de bureau.

14. GAFAM : trop puissantes, donc trop dangereuses ?

Déjà excessivement puissantes avant cette crise, les entreprises du numérique ont renforcé leur domination qui est d’ailleurs devenue hégémonique.

Au total, la « valeur » boursière des 5 Gafam atteint la « modique somme » de 6818 milliards de dollars, soit 663 milliards de plus que le PIB de la France et de l’Allemagne réunies.

Plus globalement, les Gafam restent particulièrement menacées par toute une série de catastrophes potentielles : encadrement réglementaire contraignant, lois antitrust, cyberattaques…sans oublier leur exposition à la remontée des taux d’intérêt des crédits et à la récession économique…En d’autres termes : Oui à la révolution technologique, non à l’aveuglement.

ÉPISODE III : Une nouvelle Europe?

15. Plan européen : pour 750 milliards t’as plus rien!

Après cet accord à l’arraché, la plus grande prudence doit rester de mise. Et ce, pour au moins six raisons :

  1. Les 750 milliards d’euros promis ne représentent que 5,7% du PIB de l’U.E. ;
  2. Même si, par miracle, ce plan est renouvelé chaque année, cela signifiera que le budget européen sera d’environ 7% du PIB de l’Union, contre un budget fédéral qui représente plus de 20% du budget américain ;
  3. La ratification de ce plan a montré que l’U.E. était loin d’être un havre de coopération et d’entente ;
  4. Les concessions accordées pendant ce sommet sous haute tension risquent de laisser des traces pour les futures décisions européennes ;
  5. Tant que l’U.E. et la zone euro ne seront pas dotées d’une véritable gouvernance économique efficace tant en matière de croissance que de sérieux budgétaire, la crise ne pourra prendre fin ;
  6. Le financement de ces mesures.
En conclusion, si la gouvernance de l’U.E. et a fortiori celle de la zone euro ne sont pas améliorées, les 750 milliards d’euros annoncés ne serviront pas à grand-chose et finiront même par coûter très cher.

16. Le Covid-19 détruira-t-il la zone euro à 19?

La zone euro est, elle aussi, devenue une « bulle », i.e. un fossé entre ses promesses et ses réalisations, constituant par là même une « machine à crises ».

Basée sur des fondations bancales, l’UEM n’a jamais été terminée. En effet, cette dernière ne sera crédible que lorsqu’elle sera devenue une « zone monétaire optimale », i.e. parfaitement unifiée à tous points de vue, comme les Etats-Unis d’Amérique par exemple.

L’UEM telle que nous la connaissons aujourd’hui aura disparu d’ici 2030. Cela signifiera l’avènement d’une zone monétaire plus restreinte, avec une vraie intégration, une véritable union fédérale, des règles strictes et une entraide à toute épreuve.

17. Et si l’euro disparaissait ?

Si la sortie de la zone euro est tout à fait possible, il faut savoir qu’elle se traduirait forcément par une récession aggravée et durable, par une crise sociale sans précédent, mais aussi des guerres civiles, voire un conflit militaire. Bref, l’Europe et le monde s’engageraient dans un « trou noir »

18. Vers une Europe à quatre vitesses…

  1. a) une « zone euro premium », uniquement avec les pays qui respectent les règles d’harmonisation des conditions fiscales et règlementaires, le tout étant consolidé par un budget fédéral et une union politique ;
  2. b) une « zone euro basique » : pays souhaitant garder la monnaie unique, mais n’étant pas encore capables de remplir tous les critères d’adhésion à la « zone euro premium » ;
  3. c) une zone de libre-échange, mais sans monnaie commune ;
  4. d) pays géographiquement européens ne souhaitant pas faire partie de l’U.E., avec néanmoins des relations économiques et commerciales privilégiées, tels que la Suisse, la Norvège et le Royaume-Uni.
19. La France en état d’urgence durable…

La France se paie le luxe d’entretenir des dépenses publiques pharaoniques avec pour seuls résultats : une croissance molle, un chômage élevé, un accroissement des inégalités sociales et de la pauvreté.

Avec plus de 9,3 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un revenu médian de 1735 euros par mois et une augmentation des inégalités, la France apparaît particulièrement menacée par une crise sociale de grande envergure.

EPISODE IV : Quid des politiques économiques ?

20. Les banques centrales coincées dans leur propre piège.

Les banques centrales ont entraîné le monde dans une dangereuse « trappe à liquidités », se caractérisant par quatre composantes principales : des taux monétaires proches de zéro, une abondance de liquidités, mais une inflation modeste et une croissance économique faible, voire une situation de déflation-récession.

Les récentes décisions et déclarations (depuis un an jusqu’à dernièrement) montrent qu’ils ne semblent pas savoir où ils vont et surtout là où ils veulent nous mener.

21. Covid-19 et dépenses publiques : liaisons dangereuses…

De 2000 à 2019, le poids des dépenses publiques dans le PIB français est passé de 51% à plus de 56%. A titre de comparaison, celui de l’Allemagne a diminué de 48% à 44%.

La France est aussi numéro un mondial des dépenses sociales qui représentent 31,2% de son PIB, contre 25% en Allemagne et une moyenne de 20% pour l’ensemble des pays de l’OCDE.

En d’autres termes, le drame de la France n’est pas le manque de dépenses publiques, mais la faible efficacité de ces dernières.

22. Relances budgétaires pharaoniques : qui va payer ?

Déjà extrêmement élevées avant la pandémie, les dettes publiques vont encore exploser au cours des prochains mois. De plus, dans la mesure où le PIB baisse fortement, cela signifie que les ratios dette publique/PIB vont mécaniquement atteindre des niveaux démentiels d’ici la fin 2020 : 260% au Japon, 205% en Grèce, 170% en Italie, 125% en France et 110% pour l’ensemble de l’UEM.

23. Et le financement des retraites dans tout ça ?

La durée de vie moyenne à la retraite est actuellement d’environ 22 ans, contre 2 ans dans les années 1950, 10 dans les années 1980 et 15 ans dans les années 1990.

Plus de 320 milliards d’euros, soit environ 14% du PIB, sont consacrés chaque année en France au financement des retraites, contre 10% en Allemagne et une moyenne de 7,5% pour l’ensemble des pays de l’OCDE.

Si la question du financement des retraites n’est pas résolue au plus vite, la dette publique française flambera encore nettement.

24. Sortie de crise : c’est quoi le bon plan ?

Un plan de relance efficace est celui qui inscrit la France dans une dynamique d’investissement et d’innovation sur le long terme. Cinq mesures à prendre d’urgence pour sauver la France :

  1. Baisser la pression fiscale pour tous, les entreprises et les ménages ;
  2. Optimiser la dépense publique en réduisant considérablement les dépenses de fonctionnement ;
  3. Réduire d’au moins 15% les charges qui pèsent sur les salaires ;
  4. Moderniser le marché du travail ;
  5. Favoriser le financement des entreprises et de l’innovation.
EPISODE V : Marchés financiers : vers moins d’éxubérance ?

25. Les bulles explosent en même temps.

Nous avons commencé à assister au pire des scénarios, en l’occurrence celui du dégonflement de toutes les bulles « en même temps ».

26. Taux d’intérêt de crédits : une remontée inévitable.

Grâce à la cocaïne, puis à la morphine distribuées à profusion par la BCE, les taux d’intérêt des obligations d’Etat n’ont cessé de baisser.

Aujourd’hui, si les primes de risque liées à l’inflation et à l’activité économique sont faibles, celles des déficits publics et de la crédibilité des Etats sont de plus en plus élevées…Il faut se rendre à l’évidence : l’ère des taux d’intérêt excessivement bas va bientôt se terminer.

27. Les marchés boursiers anémiés pour longtemps.

Si la planète tombe en récession, les résultats des entreprises seront négatifs, affectant mécaniquement les valorisations boursières.

Même si une reprise se produit grâce aux soutiens monétaires et budgétaires pharaoniques mondiaux, il faudra de nombreuses années avant de retrouver le niveau du PIB de la fin 2019.

La récession ne fait que commencer…et nous n’avons encore aucune idée précise de l’ampleur des faillites et de la crise sociale à venir. En d’autres termes, les incertitudes sont fortes et la volatilité va rester très élevée.

28. Vers une nouvelle crise bancaire ?

Le système bancaire et financier de la zone euro reste menacé, notamment par une nouvelle phase d’aggravation des créances douteuses (600 milliards d’euros fin 2019, dont environ 140 milliards pour les seules banques françaises) qui pourrait voir le jour dans les prochains mois.

Les banques européennes restent fortement menacées par une récession historique, une dette publique trop élevée et un risque de remontée massive des taux d’intérêt des obligations d’Etat.

La probabilité d’une nouvelle crise bancaire majeure demeure plus qu’élevée.

29. Bitcoin : quitte ou double ?

Combien vaut une monnaie qui est basée sur le néant, qui n’est contrôlée par aucune autorité et qui ne dispose d’aucune assurance contre la faillite ?

Une même constante avec les conseillers en investissement en fausses cryptomonnaies : tous les « épargnants » perdent et le créateur de l’arnaque se régale jusqu’à ce que la police l’arrête ou la mafia le « neutralise ».

30. L’immobilier prendra aussi le bouillon.

Au final, les fondamentaux du marché immobilier sont clairs : des prix trop élevés, un resserrement des conditions de crédits, une baisse de la demande et une augmentation de l’offre…J’anticipe une baisse de l’ordre de 20% des prix immobiliers en moyenne sur le territoire français au cours des deux prochaines années. Ensuite, une fois la correction passée, les prix remonteront progressivement.

EPISODE VI : Comment se protéger face à la crise ?

31. Notre épargne est-elle en danger ?

Depuis janvier 2016, les comptes des clients dotés de plus de 100 000 euros de dépôts pourront être prélevés pour contribuer au sauvetage de leur banque, en cas de besoin.

En France et en Europe, les dépôts bancaires ne sont garantis qu’à hauteur de 100 000 euros par personne et par banque…Cependant, l’Etat ne pourra pas puiser dans les livrets A et les contrats d’assurance-vie.

32. Il est l’or de se réveiller…

Pour simplifier, l’or n’est une « valeur refuge » que face à trois dangers majeurs : l’hyperinflation, une récession mondiale et un krach boursier et/ou obligataire international.

Attention, dès qu’il dépassera significativement les 2000 dollars l’once, l’or commencera à devenir trop cher et entrera dans une bulle, il faudra donc éviter d’en acheter.

33. Comment sortir de la crise par le haut ?

En fait, seuls les pays disposant de réserves de changes conséquentes (notamment les pays asiatiques) et/ou d’une marge de manœuvre budgétaire appréciable (principalement l’Allemagne) ont de quoi affronter cette nouvelle crise.

Si nous continuons de broyer du noir, si des pays comme la France refusent de réformer en profondeur leur économie, si les gouvernements de la zone euro ne réussissent pas à se mettre d’accord pour unir leurs forces, si les partenaires sociaux refusent de s’entendre, alors, la zone euro et la France seront les grandes perdantes de cette crise.

34. Quel nouveau monde pour demain ?

La décroissance se traduit immanquablement par des faillites d’entreprises, des destructions d’emplois, du chômage de masse, une augmentation de la pauvreté, voire de la malnutrition, en particulier dans les pays émergents, sans oublier une aggravation des inégalités.

L’écologie doit passer par l’économie au travers des innovations et des progrès technologiques…Plutôt que de rêver à un monde sans avion et sans voiture, il serait ainsi plus efficace de rêver à un monde avec des voitures et des avions propres (électriques ou hydrogènes), des usines peu ou pas polluantes, un développement des nouvelles technologies de l’énergie et de l’agro-alimentaire, mais aussi avec des services à la personne plus performants…

En conclusion, un nouveau monde moins extravagant, plus sûr, plus démocratique, tout en étant plus moderne et plus égalitaire est encore possible. Il suffirait que les dirigeants de la planète aient le courage d’en poser les fondations au plus vite.

La réalité est en train de dépasser les fictions les plus folles…Nous devons tout faire pour que cette réinitialisation (reset) mondiale soit aussi un « upgrade », i.e une amélioration de notre système économique, financier, social et sociétal.

 

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