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S’AIMER ENFIN! - Un chemin initiatique pour retrouver l’essentiel du Dr Christophe FAURÉ - Ed. Le Livre de Poche

S'aimer enfin ! un chemin initiatique pour retrouver l'essentiel Émetteur du florilège : François C.

Je suis bouleversé de voir la souffrance accumulée dans le cœur de ces personnes qui cachent en elle tant de chagrin, de culpabilité, de regrets, de mots non partagés, d’amour… Je pressens qu’il existe en chacun de nous un immense potentiel de guérison intérieure…

Sur le chemin bouddhiste, chacun est libre et seul face à ses choix… À moi d’assumer mes choix et je ne peux blâmer personne si je me trompe.

Le bouddhisme est une spiritualité de la responsabilité. Le Bouddha n’a-t-il pas dit: «Je ne peux pas vous donner l’Eveil. Il n’y a que vous pour faire le chemin»?

Je lâche prise, sans comprendre que je lâche prise aussi sur mon passé, mes errances, ma fuite en avant. Ce qui se passe à cet instant n’est pas de l’ordre de la raison. Quelque chose d’autre prend le relais mais j’en ignore la nature. Je lâche prise sur cette volonté farouche de contrôler ce qui est… Je fais le choix silencieux d’être pleinement ici. Présent à ce lieu, à ces gens, à cette nouvelle existence. Je choisis de renoncer à ma zone de confort, à mon espace de sécurité où je crois naïvement avoir la maîtrise de ma vie.

Et, plus que tout, avec cette connaissance vient l’apprentissage des méthodes tibétaines de maturation et de transformation de l’esprit : les différentes formes de méditation, les rituels sophistiqués du Vajrayana et leur intense charge symbolique, les pratiques spirituelles transmises de maître à disciple depuis des siècles…

Il vient de me donner un précieux enseignement: la spiritualité passe aussi -et peut-être surtout- par la relation à l’autre. Il est dit que l’autre est notre maître sur le chemin… Cela invite à intégrer, jour après jour, une culture de la vigilance et de l’attention à l’autre. Si je ne suis pas «là», tant je suis focalisé sur moi-même – mon désir, mes peurs, mon mal-être…-je ne peux pas être attentif à l’autre. Je l’oublie. Je ne le vois plus…Vigilance à soi. Vigilance aux autres. Les deux sont liés. Intimement.

C’est ainsi que je me suis drapé dans cette robe et dans cette vie de moine. Un choix qui peut paraître extrême, incompréhensible. Mais l’expérience de vivre cet habit de l’intérieur a tracé en moi un profond sillon.

J’y ai planté des graines de générosité, de bienveillance, de douceur, d’attention aux autres et à moi-même.

Même si j’ai aujourd’hui renoncé à la porter, je sais que ce que j’y ai semé ne cessera jamais de croître.

En vérité, le bouddhisme est tout sauf « zen »…Il est rude et cru dans les prises de conscience qu’il induit. Il est la voie du guerrier qui a pour motivation la bodhicitta, le souci constant d’alléger la peine, la détresse, la souffrance de l’autre. Un guerrier qui tente, là où il est, avec qui il est, armé des moyens qui sont les siens, de mettre un terme à dukkha (souffrance dans son sens le plus vaste).

Au niveau ultime, le propos de l’enseignement du Bouddha est de nous permettre de nous libérer de la prison de notre propre mental. De déchirer les voiles qui nous maintiennent dans l’ignorance de notre propre grandeur et de reconnaître notre nature fondamentale de paix, d’intelligence et de clarté. Cela est véritablement l’Éveil.

Ainsi, à la lumière de la bodhicitta, trouver sa paix ne suffit pas. Cela n’a de sens que si la paix que l’on installe en soi se met au service d’autrui pour l’aider à la trouver à son tour.

Tel est l’enseignement du Bouddha.

Cette pratique vise à connecter le disciple à l’influence spirituelle du maître: le diapason intérieur du maître accompli entre en résonance avec le diapason intérieur du disciple. Sa « note » éveillée aide le disciple à percevoir et à reconnaître sa propre «note», sa propre dimension de sagesse qui est fondamentalement indifférenciée de celle du maître. C’est une transmission spirituelle de cœur à cœur qui est l’un des fondements du bouddhisme tibétain.

L’expérience spirituelle est du même ordre. Elle échappe aux mots qu’on utilise pour la décrire. Tant qu’on n’a pas été traversé par ce vécu éminemment intime, le récit qu’on en fait peut paraître étrange, exalté, partial, un peu «perché». Peu crédible, finalement… L’expérience qui est faite a néanmoins le pouvoir de profondément changer une vie. Elle installe en soi une évidence. Certes à tout jamais subjective et discutable par autrui. Mais elle n’en reste pas moins présente en soi. Immuable.

Dans le bouddhisme, tout est une question de confiance et de liberté. Confiance dans la parole du maître. Liberté de choisir son chemin.

C’est décidé: je vais revenir à Paris. Je vais redevenir médecin. Prendre le risque d’un bouddhisme dans le monde. J’ai tant à perdre en termes de tranquillité, mais j’espère avoir tant à gagner en termes de sens.

Durant ce temps de solitude affective de mon existence où rien de stable ne s’installera, rien ne se construira, je comprendrai que certaines portes devront, pendant un temps, rester fermées, afin d’apprendre ce que je ne peux pas apprendre autrement. J’ai visiblement encore tant à comprendre.

Il n’y a pas de lumière sans ombre. Cela aussi est le chemin.

Chacun de nous a un chemin. Un destin. Un karma. Comme une sorte de mission de vie. Pour ma part, c’est être médecin.

Quand le psychologique s’est apaisé, le spirituel a enfin pu prendre son essor. Il était jusque-là entravé, bloqué, étouffé sous la quête personnelle d’un mieux-être. Nourri d’une sagesse qui m’a ouvert les yeux, j’ai alors découvert le sens de la bodhicitta. L’invitation à prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre. L’aspiration à fonder sa vie sur l’accomplissement du bienfait des autres. Là où on est. Du mieux qu’on le peut.

J’ai compris que mon chemin de vie, le chemin de chacun d’entre nous, est en relation directe avec nos blessures. Elles définissent notre potentiel et nous montrent la voie… J’ai l’intime conviction que, par les épreuves que nous rencontrons, nous sommes inlassablement conduits sur les voies de notre destin…Notre chemin est relié aux peines et souffrances de notre histoire.

Toutes ces personnes que j’ai rencontrées depuis mon retour ont illuminé ma vie. Elles m’ont enseigné la force de l’engagement. Il n’y a pas de meilleure façon d’être présent au monde.

Premier enseignement Nous seuls pouvons choisir ce que nous faisons de notre vie

Il ne tient qu’à nous de donner son plein essor à notre liberté fondamentale de choisir notre vie…Même dans les situations les plus extrêmes, il y a toujours un espace, si restreint soit-il, où notre liberté peut s’exprimer.

Prenez vous-même votre vie en main, sans attendre que quelqu’un d’autre la vive à votre place! Ayez peur -c’est légitime- mais avancez en dépit de tout: cela est la définition même du courage! Et si vous ne savez pas où aller, cherchez avec confiance, encore et encore, animé de cette conviction qu’il y a quelque chose d’essentiel qui vous attend au bout de cette quête… Ne renoncez jamais à être qui vous êtes. Faites cet acte d’amour envers vous-même.

Deuxième enseignement Le bonheur n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une vie fondée sur l’union de la sagesse et de la compassion

«Mène une vie où tu t’efforces d’être bénéfique pour toi-même et autrui»: c’est la dimension d’amour et de compassion. «Pacifie ton esprit»: c’est la dimension de sagesse.

Les boussoles que le Bouddha propose à notre observation se nomment paramitas. Elles sont au nombre de six. Paramita signifie littéralement: «Aller de l’autre côté de la rivière». Aller de l’autre côté de l’illusion et de l’ignorance.

. La générosité est la première paramita. Elle consiste en l’exercice du don, dans toutes ses formes : donner un bien, de l’argent, mais aussi un sourire ou son attention à quelqu’un. Donner de son temps… Ultimement, c’est donner et aimer sans condition, nourrir une volonté sans cesse renouvelée de rester ouvert à l’autre, de ne pas nuire.

. Cette volonté provient de la deuxième paramita: la discipline, encore appelée éthique. La discipline/éthique préconise d’éviter tout comportement négatif: l’agressivité, la jalousie, l’orgueil, la malveillance, la médisance ; tromper l’autre ou lui dérober ses biens. À l’inverse, elle invite aux actes positifs, comme protéger la vie, être fiable et honnête dans ses propos, dire la vérité, parler à bon escient et avec sagesse, chercher à créer l’harmonie dans toutes les circonstances de l’existence.

. Troisième paramita: patience/douceur. C’est la capacité à endurer, à supporter les inévitables lourdeurs, contraintes et frustrations de l’existence. Adopter une attitude de flexibilité, de souplesse, d’acceptation face aux difficultés, sans se laisser emporter par la colère ou l’impatience.

. Quatrième paramita: celle de l’endurance, de «l’effort enthousiaste», une énergie que l’on mobilise pour mener à bien ce qu’on estime être bénéfique ou positif. C’est celle qui permet toutes les avancées, toutes les réalisations, tous les accomplissements. Elle parle de constance dans l’effort. C’est l’antidote à la paresse, à la passivité, au découragement, à la procrastination, à l’auto-sabotage. Elle recèle un secret de la pratique spirituelle : la régularité.

C’est également la paramita de l’engagement, le premier étant vis-à-vis de soi, car il n’y a pas d’engagement solide envers les autres sans engagement résolu envers soi-même.

. Cinquième paramita: celle de la méditation. Elle s’appuie sur le principe de répétition: elle ne portera ses fruits que par une pratique régulière. Ce n’est que par la régularité de la méditation que l’esprit se transforme petit à petit. Il gagne progressivement en clarté, en stabilité. La constance est la condition première pour acquérir de tels résultats.

. Sixième paramita: c’est à la fois la sagesse ultime, où on réalise le non-soi, la vacuité des êtres et des phénomènes, l’expérience directe, immédiate, de l’esprit et de sa réalité. Mais aussi la sagesse dite «conventionnelle»… Cette paramita permet de ne pas se tromper sur la réalité, en l’appréhendant avec discernement et conscience.

Trouvez vos propres boussoles! Des valeurs fiables qui vont faire ressortir le meilleur en vous, des principes qui vous transcenderont et nourriront votre existence de l’intérieur. Prenez réellement soin de vous, avec effort, courage et détermination, en accrochant vigoureusement les wagons de votre vie à une locomotive qui a du sens.

Troisième enseignement La paix qu’on se donne à soi-même n’a de sens que si on l’offre en retour

Si je fais la paix en moi, de quelque manière que ce soit, par la méditation ou tout autre moyen, puis-je moi-même offrir la paix en retour à autrui, afin de le toucher intérieurement de la même manière que cette femme m’a touché?

Il y a de la joie dans cette prise de conscience. La joie de constater qu’on peut spontanément faire du bien à ceux qui nous entourent par le simple fait d’aller à la rencontre de nous-mêmes.

Ne serait-ce pas là le sens des mots du Dalaï-Lama? «Fais la paix en toi et tu feras la paix dans le monde.»

Quatrième enseignement La mort est le bienveillant phare de notre vie

Je suis triste en quittant cette chambre. Cette femme découvre qu’il n’y a pas de plus lourd fardeau en fin de vie que le constat d’une vie non vécue.

Qu’est-ce que la vie attend de chacun d’entre nous? Quelles sont les forces et potentiels qui sommeillent en nous, quelle aptitude au bonheur, à la paix, à l’expression du meilleur de nous-mêmes? Quels trésors de gentillesse, de générosité, de courage, de patience, de créativité attendent d’être révélés au grand jour? Quelles décisions devons-nous prendre aujourd’hui pour rendre cela possible? Quels choix devons-nous faire, au-delà de la peine et de l’inertie? Qu’attendons-nous?…

À chaque instant de notre vie, nous pouvons prendre la courageuse décision d’être à la hauteur de ce que nous sommes, d’être à la hauteur de notre potentiel d’amour, de compassion, d’intelligence et de sagesse. Voilà en quoi la conscience de la mort, loin d’être sinistre et mortifère, aide à être encore plus vivant, car cela permet d’aller à l’essentiel.

Avant de nous dire au revoir…

Plus vous allez aimer, plus vous allez rendre consciente et manifeste votre capacité d’amour et plus vous allez ainsi entrer en lien intime et profond avec vous-même.

C’est en cela que prendre soin de l’autre mène à soi. C’est en cela qu’une vie délibérément placée sur l’axe de la bienveillance, de l’ouverture et de l’amour nous aligne sur ce que nous sommes fondamentalement. Voilà pourquoi donner de l’amour nous fait tant de bien! Aimer prend alors son véritable sens. Bien plus large et bien plus vaste qu’on n’imagine. Cela nous rend plus intelligent et plus juste dans notre rapport à nous-mêmes. Car aimer nous met tout simplement en cohérence, en phase, avec nous-mêmes.

Comme une proposition qui pourrait changer votre vie: l’invitation d’accueillir la spiritualité au cœur de votre vie…La spiritualité est, avant tout, un mouvement, une dynamique, un moyen qui permet d’aller à la recherche de soi. À la recherche de l’amour qui est en nous et qui a besoin de nous pour se révéler à lui-même.

 

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