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Les verbatims de François

LA STRATEGIE DE LA LIBELLULE - La méthode corps-esprit de Thierry MARX - Le Cherche Midi

La stratégie de la libellule ; la méthode de corps-esprit Lorsque la libellule est confrontée à un obstacle, son premier mouvement consiste à changer d’axe. Sans jamais reculer, elle teste un passage par le haut, puis par le bas, de droite à gauche et de gauche à droite, jusqu’à trouver la solution. Autrement dit, la libellule se montre capable de prendre de la distance.

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Si nous commençons à regarder les choses et le monde dans leur autonomie propre et à exiger de nos réactions qu’elles soient utiles ou constructives, alors il est probable que nous commencerons à agir avec méthode et discernement, ce qui n’exclut pas la détermination.

Agressivité  « Ai-je le temps de préparer une tasse de thé ? » Prenons donc le temps d’une tasse de thé pour éviter les réponses à l’emporte-pièce, ouvrir un espace apaisant et mieux résoudre nos problèmes.

Apaisement La seule attitude que nous puissions adopter, dans ce désordre environnant, consiste à trouver en nous l’énergie de l’apaisement…Et cela est possible uniquement si nous savons nous-mêmes ce que nous voulons être, ce qu’est notre projet de vie et si nous nous y tenons vaille que vaille.

Apprentissage  « Si tu sais ce que tu veux, montre ce que tu vaux »

Armée  Savoir être pour durer

Je découvre ma nouvelle règle de trois :

-          La rigueur du projet ;

-          L’engagement qui nous fait lâcher la main du passé ;

-          Le respect du présent.

Avec aussi le sens de l’honneur et de la parole donnée.

Arts martiaux  Transformer les ennemis en partenaires

Les arts martiaux nous apprennent que l’on ne gagne jamais parce qu’on est le meilleur mais parce qu’on a décidé de ne pas perdre.

Bouddhisme

Le shinto et le bouddhisme zen me permettent désormais, au travers des arts martiaux notamment, de mettre enfin du temps entre mes émotions et mes actions. C’est ainsi que j’ai pu reconstruire ma vie, entre ordre et désordre.

Boxe

Lire l’autre, le respecter certes, mais ne pas le subir. Ce n’est pas l’adversaire qu’il faut battre mais une mission qu’il faut remplir. Sans haine ni forfanterie.

Bushido  « la voie du guerrier »

Ce code de la chevalerie du Japon médiéval fournit un sentiment de calme, de confiance au destin et une soumission tranquille à l’inévitable. Un calme stoïque en vue de dangers ou de sinistres, ce dédain de la vie et de convivialité avec la mort. Ce qui est inévitable n’est pas important.

Chance  L’opportunité d’agir sur son destin

La chance, pour moi, est une opportunité qu’il faut saisir…La chance, c’est d’abord un projet. Sinon, c’est un leurre.

Chef (d’entreprise)  Seul, mais avec les autres

Le responsable ne doit jamais chercher de bouc émissaire mais toujours essayer de faire travailler les uns avec les autres.

Compassion

Est-elle vraiment à même d’aider quiconque se trouverait dans le besoin ? La réponse est non.

La fraternité n’est pas de porter les autres mais de les aider à s’épanouir.

Douleur  En analyser les causes pour en choisir les remèdes

Faire l’analyse des causes est toujours le meilleur moyen de leur trouver un remède.

En ne se posant plus prioritairement la question du comment mais celle du pourquoi, il témoigne de son souci d’appréhender une situation telle qu’elle est. Autrement dit, en n’ajoutant pas l’agitation à l’agitation, il fait siens les trois principes qui président à une bonne spirale dynamique : penser son geste, maîtriser son feu intérieur, se jouer des fausses contraintes du temps.

Échec  Baisser les armes ou rebondir

Seules se sont relevées de situations parfois effroyablement complexes et précaires les personnes ayant réussi à remettre un projet en mouvement. Celles qui avaient trouvé la force de rester en état de veille et de se mettre en quête de nouvelles motivations, de nouvelles énergies. Celles qui se montraient capables de se déporter, de se dérouter, de se déplacer légèrement pour considérer les choses sous un autre angle. Assurément, il leur a fallu faire pour cela le deuil d’histoires passées.

Si vraiment nous sommes vivants, alors nous sentons, nous savons que toute solution réside toujours dans le mouvement. Dans l’effort qui nous tirera vers le haut, nous grandira, et qui seul nous donnera l’énergie de ne pas nous laisser rabougrir, rétrécir ou éteindre par la vie. Jusqu’à trouver l’être en nous-même.

Écologie  Plus de temps à perdre, on s’y met tous !

Je milite pour que l’écologie sorte de la case politique et de son vocabulaire stérile pour devenir une partie intégrante de nous-même, un véritable réflexe vital et citoyen !

Émotion  Mettre du temps entre nos émotions et nos actions

« Fais de l’impatience ton pire ennemi » n’hésitait pas à dire Miyamoto Musashi.

Si nous entretenons un rapport si biaisé avec le temps, c’est en grande partie parce que nous nous laissons soumettre par nos émotions.

Tout sport de combat consiste donc en cette nécessité de dompter le temps : le temps extérieur qui voudrait nous contraindre, mais, plus encore, ce temps intérieur auquel nous laissons trop souvent la possibilité de nous dépasser.

Par un apparent paradoxe, c’est en faisant le vide que nous mobiliserons en nous la bonne énergie, la bonne posture. Bref, que nous nous réarmerons. Alors nous pouvons retrouver l’élan de notre spirale dynamique.

Ennemi  Vaincre sans haine

Etre bien avec soi-même est la condition sine qua non pour être bien avec les autres. Qui n’a pas de cap, qui ne se sent pas suffisamment présent à lui-même, qui ne trouve pas sa place dans sa propre existence ou tourne comme plume dans le vent, celui-là se sentira perpétuellement agressé. Et il aura alors tendance à attribuer à d’autres ses propres errances, ruminations, failles ou échecs.

Dit autrement, nous ne progressons pas contre les autres, mais en puisant en soi le désir et l’énergie de renouveler chaque jour le contrat que nous avons passé avec nous-même.

Entreprise  L’employé n’est pas le rouage d’une immense machinerie, mais une sensibilité vivante

Nous avons beau être égaux, du moins théoriquement, nous n’en sommes pas moins différents et inégaux face à la vie. Cette diversité fait la richesse de toute société moderne, mais c’est elle aussi qui occasionne tous les antagonismes imaginables.

Le danger réside aussi dans le fait, tant pour le chef d’entreprise que pour l’employé, de ne pas accepter de quitter sa zone de confort.

Erreur  Une opportunité d’apprentissage

Si une faille quelconque m’apparaît, et il y a forcément une faille quelque part –dans un dossier, une situation, une rencontre-, j’aime à penser qu’il va me falloir la résoudre ou la contourner, car alors quelque chose dans ce travail m’aura fait grandir.

La faille n’est pas un problème en soi : elle l’est si on se refuse à y voir une opportunité cachée.

Escalier (social)

L’ascenseur social est une chimère ! Il existe seulement un escalier que l’Etat doit entretenir en veillant notamment à ce que chaque citoyen puisse l’emprunter et en s’assurant d’une hauteur de marches accessible à tous.

Tout projet ne peut aboutir qu’au terme d’une prise de conscience du corps et de l’esprit, d’une progressivité, d’une construction dont l’image du franchissement, marche après marche, donne une idée très nette. L’ascenseur est le miracle ; l’escalier, la construction.

S’engager, c’est se projeter sur une longue durée afin de garantir ce qui nous tient le plus à cœur et d’œuvrer à l’aboutissement de ce pour quoi nous nous sentons faits.

Feu (intérieur)  Attention au retour de flamme !

Nous devons donc être aussi soucieux de notre propre justesse que l’est le cuisinier devant sa flamme.

Formation  Ne pas gaver mais donner faim

Qui dit émancipation dit éducation. Or, c’est par l’éducation, d’abord et avant tout démarche de liberté, que nous apprenons à connaître et à préciser nos désirs, et c’est par elle encore que nous saurons dans notre vie ce qui nous sera acceptable et ce que nous refuserons de subir. C’est pourquoi je m’intéresse tout particulièrement aux personnes dont la trajectoire de vie a pu être heurtée.

On aide authentiquement quelqu’un uniquement en lui donnant des outils concrets, pratiques, opérationnels.

Si la force du projet fait la force du caractère, la force de caractère n’en fait pas moins la force du projet. On n’avance sans heurt que sur ses deux jambes.

Gentillesse  Méfions-nous de la miévrerie

Etre bienveillant, c’est d’abord avoir conscience que le projet de l’autre n’est pas moins intéressant, ou riche, ou nécessaire, que le sien propre. C’est aussi être capable de se voir soi-même comme l’élément d’un tout…C’est, enfin ne jamais abdiquer notre souci de solidarité.

Geste  Il parle pour nous

On ne peut espérer d’un geste ou d’un mot désordonné qu’il aboutisse à une conclusion efficace et juste : en préalable à tout geste doit exister la pensée de ce geste.

Geste (bis)  Son absolue nécessité pour la cuisine

La cuisine est le domaine de prédilection de la maîtrise du geste (la coupe juste), du feu (l’intensité) et du temps (la cuisson).

Japon  L’évidence

Oui, tout ce que j’avais rêvé était là ! Le dojo, l’ambiance, l’homogénéité d’un peuple, la calligraphie, l’exiguïté du pays.

Judo  Tu ne gagnes pas parce que tu es le meilleur mais parce que tu ne peux pas perdre

Kodawari

Pour moi, le kodawari, c’est tout à la fois ce qui maintient la qualité de vie à des standards élevés et ce qui permet la poursuite d’un idéal d’épanouissement.

Lucidité

Elle m’aide à réaligner les planètes, à retrouver la hiérarchie des priorités. Si tout va bien à 80%, la lucidité me permettra de comprendre pourquoi ce n’est pas le cas pour les 20% restants.

Maîtrise de soi

L’acceptation et le contrôle de soi nous ouvrent aux autres, aux opportunités de l’existence et à la possibilité de nous approprier un projet de vie qui soit l’expression directe de nous-même.

Ce n’est pas tant le but qui importe que la trajectoire. Ce qui transforme la vie réside souvent moins dans la réalisation d’un idéal que dans l’effort auquel on consent pour y parvenir.

L’important est de savoir, de sentir, que chaque jour nous offre l’opportunité de progresser sur une voie singulière, décidée en pleine conscience. Autrement dit, il n’est pas un jour qui ne nous offre l’occasion de nous libérer de tout ce qui entrave notre énergie, tous ces blocages que l’on attribue parfois au monde extérieur et qui trouvent souvent leur origine en nous-même.

Méditation  Nécessaire pour retrouver la juste voie, celle qui permet de rester droit envers soi-même, c’est-à-dire de conserver le cap que l’on s’est fixé. En quelque sorte, méditer revient à se créer un environnement unique. Un écosystème à usage personnel.

S’il s’agit d’être heureux, il s’agit surtout de décider de l’être. C’est la décision qui fait sens.

Montagnard (Le pas du)

Il est bon et nécessaire de contempler le sommet que nous visons, mais nous ne devons jamais douter que l’escalader requerra du temps et de la méthode.

Nous sommes toujours en construction, toujours en quête, toujours en trajectoire. Ce qui est une chance inouïe, car nous pouvons toujours mieux faire. Nous nous adaptons toujours mieux à la vie…Là où nous pensions être arrivés, elle nous offre une nouvelle opportunité.

Nostalgie  Le creuset de nos projets

Alors, par notre volonté de tirer tout leur miel de nos souvenirs, le passé ne sera plus le cimetière des occasions perdues, mais le creuset de nos projets.

Nourrir  (L’art de se) Nous sommes ce que nous mangeons

Se connaître soi-même, savoir distinguer plaisirs et besoins, persévérance et entêtement, voilà qui constitue la base préalable à toute réforme de son régime alimentaire.

Ordre (et désordre)  Savoir se remettre dans l’axe

Si nous avons les deux pieds dans l’ordre, nous nous statufions, nous nous stratifions, nous nous sclérosons. Mais si nous entrons dans le désordre, nous pénétrons dans un tourbillon infernal. Il nous faut donc guider notre projet entre ces deux pôles.

Peur  Affronter cette mer d’incertitude

En nous engageant pleinement dans les 20% de cette mer d’incertitude, nous serons déjà allés bien plus loin que ce que nous connaissons, et ce gain annihile déjà tout bien-fondé à la notion d’échec. Ces 20% représentent l’expérience nouvelle, celle dont nous pourrons tirer les richesses nécessaires à la continuation de notre projet.

Projet  Indispensable, qu’il soit modeste ou ambitieux, raisonnable ou démesuré

Nous disposons tous d’un réservoir infini d’énergie, mais trop peu d’entre nous en prennent conscience. Or il n’est qu’un moyen de mobiliser cette énergie : avoir un projet…Il s’agit seulement de comprendre que l’énergie naîtra de la définition sincère de ce projet et de ce que nous serons prêts à lui sacrifier.

Un projet à la fois, ce n’est déjà pas si mal. Surtout si l’on sait qu’un projet construit toujours le suivant.

Rêve  À chacun sa propre grandeur

Nourrir un rêve, c’est toujours cultiver un idéal…Cet idéal n’est autre que l’expression du chemin de vie que nous nous sommes fixé, de notre désir de nous sentir grand dans l’existence. Aussi une vie entière ne sera-t-elle jamais de trop pour chercher à l’atteindre. C’est d’ailleurs ce qui fait la beauté de notre passage sur Terre.

Réveil  Respecter son fil conducteur

Nous en revenons toujours, in fine, à la nécessité d’être présent à soi-même et de faire précéder nos gestes de la pensée de nos gestes.

Dès mes premiers gestes, je suis maître de mon projet. Dès la première substance avalée ou bue, je ne donne pas seulement à mon corps le carburant dont il a besoin, mais je mets mon esprit dans les conditions idéales pour gagner sérénité et confiance en soi.

Rigueur  Une exigence que l’on doit à soi-même

Dans le shitsuke japonais, la rigueur est un projet. En inversant les termes, disons que c’est parce que nous avons un projet que nous y mettrons la rigueur nécessaire.

Se tenir à ce projet de micro-changement, c’est déjà faire preuve de rigueur. Celle-ci s’amorce au moment où on initie l’effort de faire le premier pas, puis de penser chaque journée comme une nouvelle étape disponible à un nouveau progrès. Ce qui revient à être loyal avec soi-même.

Rire  Une madeleine de Proust

Ryokan  Harmonie, tempérance, sérénité et respect

Je ne peux que rendre hommage à ceux qui, par-delà les siècles, entretiennent et transmettent avec sagesse et soin cette tradition d’harmonie, de tempérance, de sérénité et de respect, les quatre principes fondateurs de la voie du thé.

Sacrifice  « Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu » Hélie Denoix de Saint-Marc

La constance et l’opiniâtreté –la rigueur- conditionnent la définition et la mise en œuvre de tout projet de vie…Une fois que nous savons ce que nous voulons, il va très tôt falloir identifier ce que nous sommes prêts à sacrifier de notre écosystème, de notre zone de confort, pour transformer enfin notre projet en réalisation.

Rigueur, engagement et régularité sont définitivement inconciliables avec toute velléité.

S’alléger  Ce qui, hier, nous donnait des ailes peut finir, aujourd’hui, par nous lester

Et pour gravir les sommets, il faut savoir s’alléger.

Satori  La force du présent

Il faut insister sur la nature transitoire du satori (la force du présent, la compréhension soudaine de l’essence, la signification d’un moment qui vous envahit de façon intime), par opposition à la permanence du nirvana qu’on retrouve dans les traditions bouddhiques de l’Inde.

Silence  Un vecteur d’excellence

N’oublions pas que la pollution sonore est l’une des principales pollutions actuelles.

Temps  Le plus beau des cadeaux

Une des règles de base que je m’impose et que j’impose à tous mes employés ou à tous les élèves de nos centres de formation, est de ne jamais être en retard.

Tristesse  Ne pas s’y complaire

C’est la tristesse qui vient à moi. Aussi la sais-je provisoire. C’est ainsi que je vis : en refusant que mes émotions remettent en cause mon être profond.

Vérité  Nécessaire mais pas toujours aimable

La vérité ne s’appréhende que par la compréhension des contraires.

Zen  Préférer les passerelles aux murs

Le zen est pour moi une philosophie de vie, positive et bienveillante, qui préfère les passerelles aux murs. Qui considère l’instant présent comme une multitude de petits points de vie, pleinement remplis. Qui, analysant notre cheminement de vie, sait que le passé est passé et que le futur, quand nous y sommes, est le présent.

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Emetteur du verbatim : François C