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Les verbatims de François

Changer d'altitude - quelques solutions pour mieux vivre sa vie (préface de Matthieu Ricard) de Bertrand Piccard - Stock/Pocket

https://images.epagine.fr/256/9782234077256_1_75.jpg1. Prisonniers des vents de la vie ?

Quels que soient nos rêves de bonheur et nos espoirs de succès, les événements que nous rencontrons dans la vie, comme des vents plus ou moins turbulents, nous prennent par surprise et nous entraînent vers l’inconnu. Notre peur de perdre le contrôle nous pousse alors à construire des certitudes, à résister aux changements qui nous sont imposés et à nous battre pour obtenir ce que nous voulons. Cela nous rend-il plus heureux?

  1. Contrôler…mais quoi?

Ce n’est pas la vie que nous devons apprendre à contrôler, c’est la conscience de nous-mêmes et de notre monde intérieur. La performance passera alors par l’expérience de nous sentir exister dans l’instant présent. À condition d’accepter le risque de sortir de notre zone de confort. Mais avons-nous vraiment envie de nous libérer des certitudes et autres automatismes que nous avons développés jusqu’ici pour nous protéger?

  1. Mieux fonctionner sans contrôle?

Nous vivons généralement la perte de nos repères et habitudes comme une catastrophe. Une situation de rupture ne peut-elle pas être aussi l’occasion qui nous oblige à chercher au fond de nous-mêmes des solutions et des réponses que nous n’avons encore jamais apprises? Voici la magie de l’aventure: une ouverture à l’inconnu qui stimule notre créativité, une crise que l’on accepte afin de nous libérer de nos certitudes.

 4. Comment lâcher du lest?

Pour augmenter notre liberté dans les vents de la vie, nous devons être capables de sortir des situations qui nous emprisonnent. Comme un pilote de ballon qui changerait d’altitude en vue de trouver une meilleure trajectoire. Pour y parvenir, nous devons lâcher du lest, nous débarrasser des croyances et autres certitudes qui nous alourdissent. Très concrètement, cela signifie de nous comporter à l’inverse de ce que nous avons toujours fait, de devenir les pionniers de nos vies, pour remettre sans cesse en question notre façon de penser et d’agir.

 5. Quelle réalité?

Dans notre rapport aux autres, nous devons également apprendre à changer d’altitude. Abandonner l’idée d’une réalité unique, pour pouvoir construire nos relations en fonction du ressenti de chacun. Comprendre la communication comme un partage d’expériences et non comme un échange d’informations. Des outils comme la métaphore, le recadrage, la métacommunication et la recherche de situations gagnant-gagnant nous y aideront.

  1. L’hypnose, technique ou philosophie?

Pour calmer notre peur de l’inconnu, trouver la bonne altitude et stimuler notre confiance en la vie, nous avons besoin d’approfondir notre relation à nous-mêmes et de développer nos ressources intérieures. L’hypnose est l’un des moyens d’y parvenir.

Dans l’imaginaire populaire, elle oscille entre manipulation sulfureuse et guérison miraculeuse. Elle n’est pourtant ni l’une ni l’autre. Si elle permet effectivement des succès thérapeutiques, elle est avant tout un état d’esprit du soignant comme du patient dans lequel chacun arrête de se battre contre les vents de la vie, contre les symptômes et les émotions, pour se mettre à utiliser leur énergie.

  1. À quoi servent les crises ?

Dans le cours des vents de la vie, nous avons toujours la possibilité de décider à quelle altitude nous désirons vivre la suite de notre existence. Mais le faisons-nous vraiment? Avons-nous des raisons de changer quelque chose à nos habitudes si nous n’y sommes pas contraints ? Dans ce contexte, les turbulences peuvent aussi bien nous détruire que nous obliger à évoluer. À nous de nous demander, chaque fois que notre univers bascule, quelle est la nouvelle ressource que la vie nous oblige à développer.

  1. Y-a-t-il une pédagogie de l’épreuve?

Si les crises nous obligent à développer de nouvelles compétences, quelles sont celles qui nous permettront de supporter les grands drames de l’existence ? Les ressources matérielles et même psychologiques, le plus souvent, ne suffisent pas. Forcés de perdre ce à quoi nous tenons par-dessus tout, il y a un stade où il ne restera plus pour arriver à tenir debout que l’énergie de notre être intérieur et le lien avec la transcendance. Tiraillés entre notre attachement à la Terre et  notre attirance pour le Ciel, entre rejet et acceptation de la souffrance, nous pourrons alors faire le choix de l’ouverture à la dimension spirituelle.

  1. Religion ou spiritualité?

Entre affirmations et questions sans réponse, entre dogmes et hérésies, nous confondons trop souvent religion et spiritualité. Tout ce qui est créé et manifesté dans notre monde matériel ne peut l’être que sous forme de dualité. Rien ne peut exister sans son contraire. Vouloir donner à Dieu une forme humaine ou le décrire avec des mots ne fera que l’abaisser au niveau de cette dualité plutôt que de permettre à l’homme de s’élever vers l’unicité. Cela signifie que le but devrait être plutôt de comprendre comment nous dissocier de notre monde de tous les jours et prendre de la distance par rapport à cette dualité, pour retrouver un état de grâce spirituelle. Les rituels nous en montrent la voie davantage que les dogmes. Et celui qui affirme détenir la solution est soit un initié, soit un imposteur.

  1. Y-a-t-il un autre monde?

Je ne crois pas que la voie spirituelle soit une voie passive où il faille attendre que la grâce nous touche par simple volonté divine. Nous devons faire le choix conscient de l’énergie sur la matière, de la compassion sur l’indifférence. Nous devons décider d’affiner la qualité de notre être intérieur par la recherche de la bonté et de la sagesse.

 Tout cela prend une signification différente au moment où nous réalisons que le monde dans lequel nous vivons n’est pas le seul. Le voile qui nous aveugle habituellement se déchire parfois pour nous montrer quelques bribes de l’invisible. Mais sommes-nous prêts à le percevoir? Sommes-nous suffisamment à l’écoute des synchronicités et autres signes de la vie qui nous montrent le chemin vers la transcendance?

  1. Vers une écomanité

Quelles que soient nos aspirations spirituelles, nous vivons dans un monde matériel imparfait. À défaut de pouvoir changer ce monde, nous devrions réussir à améliorer le fonctionnement de la société et y créer des conditions plus propices à notre épanouissement. L’intérêt collectif à long terme n’étant pas inscrit dans la nature humaine, il s’agit de trouver des avantages personnels et immédiats pour y parvenir.

La lutte environnementale en faveur des générations futures ne sera donc pas très efficace. Il faut tendre vers l’ «écomanité», qui allie écologie, économie et humanisme. À défaut de passager, c’est ce message que le projet Solar Impulse transporte pour inspirer le plus de gens possibles à devenir les pionniers de leur propre existence.

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Émetteur du verbatim : François C