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Les verbatims de François

Les 10 commandements de l'entrepreneur de Brino Vanryb - éditions du Rocher

https://images.epagine.fr/421/9782268096421_1_75.jpg Il reste un endroit où il faut se battre avec courage et persistance, où il faut effectuer une course de haies…Ce dont je parle, c’est de l’entreprise et de ceux qui la créent, la dirigent et la font vivre.

Commandement 1 La solitude tu éviteras.

Un commandement au cœur de tous les commandements qui suivent. Tout ce que je fais aujourd’hui, avec mon entreprise, je le fais en équipe auprès d’entrepreneurs et de fondateurs que j’accompagne dans le même esprit collectif.

Commandement 2. Tu ne dépenseras point.

Nous avions une devise : dépenser chaque euro comme si c’était le dernier.

C’est d’ailleurs toujours le facteur temps qui est sous-estimé par les jeunes entrepreneurs. On imagine qu’on va finaliser son produit en six mois, alors qu’il faut souvent plus d’un an ! On pense que les premiers clients vont se précipiter, alors qu’il va falloir les chercher et les convaincre un par un. On se retrouve ainsi totalement démuni, bloqué au milieu du gué. Plus personne ne veut remettre d’argent et la faillite devient inévitable.

 La frugalité que je défends n’est en rien l’ennemi de l’investissement. Il ne s’agit pas ici de présenter la radinerie comme une valeur d’entreprise, mais simplement de regarder la réalité en face, celle des millions d’entreprises qui se battent pour passer le cap des trois premières années, bien loin des licornes, ces start-up milliardaires qui défraient la chronique.

Commandement 3. Ton sang-froid tu conserveras.

Quand une décision semble devoir être prise immédiatement, j’utilise souvent une expression inspirée du cinéma pour décrire la bonne attitude à avoir : « Faire un zoom arrière. » Il s’agit toujours d’être capable de désaxer son point de vue et penser loin de la contrainte.

 Lorsque les dirigeants perdent leur sang-froid, cessent d’écouter leur entourage et s’enferment dans leur tour d’ivoire, c’est le début des ennuis. Des ennuis qui, la plupart du temps, amènent de grandes déconvenues. Conviction et persistance : oui. Autisme et aveuglement : non ! Emotion et précipitation : encore pire !

Commandement 4. La passion tu ne perdras pas.

Dans un tel cadre, il est donc vital de remettre la passion au cœur du projet de l’entrepreneur. Je suis convaincu que, à la fin, ce sont les vrais passionnés qui rafleront la mise. Et ce sera mérité.

La passion est une réelle force. Elle permet souvent de dépasser les antagonismes. La passion est le plus beau des traits d’union.

La passion est ma figure imposée inaugurale. Avant de m’impliquer dans un projet, j’ai besoin de ressentir, presque physiquement, que la passion et le courage sont parmi les moteurs principaux de la structure avec laquelle je vais parcourir un bout de chemin…Les yeux dans les yeux, je veux que la passion qui anime mon interlocuteur me saute au visage. La passion est un feu sacré qui doit allumer la mèche de tous les possibles. Un feu qui ne doit pas s’éteindre.

Garder la flamme, voilà peut-être le bien le plus précieux d’un entrepreneur qui veut durer.

Commandement 5. Te réinventer tu t’obligeras.

Une des qualités premières d’un entrepreneur me paraît être, justement, de sentir à quel moment une révision stratégique doit être opérée. Même si cette révision est déchirante. Même si elle est difficilement admissible dans un premier temps. Même si elle effraie.

Une bonne idée et de bonnes équipes ne feront un succès qu’en s’adaptant réellement aux besoins et aux attentes du marché.

Pour éviter une possible situation d’échec, il faut donc anticiper la décision de pivoter, ce qui implique de savoir dès le départ qu’entre le démarrage du projet et son aboutissement, cela va prendre beaucoup plus de temps que prévu et passer par des révisions stratégiques, afin de tenir dans ces périodes difficiles.

Commandement 6. Déléguer tu apprendras.

L’entrepreneur qui ne sait pas déléguer s’engage sans le savoir dans une voie sans issue.

Apprendre à déléguer constitue le premier pas de la maturité pour un entrepreneur. Cela se vérifie dans la « vraie » vie. Je l’ai vécu et cette expérience était particulièrement formatrice.

Il semblerait qu’il ne soit pas si facile de déléguer. C’est ce type de blocage psychologique que l’on rencontre fréquemment, même chez les plus talentueux des entrepreneurs, qu’il faut savoir dépasser.

Ce n’est pas uniquement un signe d’ouverture d’esprit, mais aussi, et surtout, une étape indispensable pour grandir personnellement et professionnellement.

Commandement 7. Tes équipes tu motiveras.

Leur donner envie   L’envie, c’est le désir de se lever le matin, de partir au travail le cœur léger, ressentir que c’est un moment essentiel de sa vie, et non une contrainte. Tout le monde ne le sait peut-être pas mais le mot « travail » vient du latin « tripalium » : instrument de torture.

Tout d’abord, partager l’information…Il faut également partager la richesse créée par l’entreprise, et le faire largement.

(L’actionnariat salarié)…Enfin, je me souviens surtout de l’ambiance magnifique qui a prévalu au sein de l’entreprise les années suivantes, de la motivation de tous, du désir de réussir ensemble, de ce sentiment d’appartenance à une communauté d’intérêt qui n’était pas uniquement celle du patron.

Partager la richesse est indispensable. On ne l’apprend pas dans les cours de management, ce qui n’est guère étonnant, mais ce septième commandement est au cœur de la motivation des équipes, et donc de la réussite.

Commandement 8. Arriver au bon moment tu sauras.

On ne le dit pas souvent, mais l’un des facteurs clé du succès, c’est le temps. On ne peut pas déconnecter un projet du moment où on va le mettre sur le marché.

Bien sûr, il est important de pouvoir s’appuyer sur une super équipe et un bon produit. Mais la martingale est de permettre à ce produit d’arriver au bon moment. Trop tôt, c’est trop tôt ! Et…trop tard, c’est trop tard !

Avoir à l’esprit qu’une entreprise ne fonctionne que si ses produits rencontrent des clients. C’est la raison pour laquelle il est essentiel d’arriver au bon moment. »Time to market », selon la formule chère aux Américains…Un commandement à garder en permanence à l’esprit.

Commandement 9. Tes clients tu comprendras.

On sous-estime trop souvent l’incroyable concurrence à laquelle une entreprise est confrontée en permanence. Aujourd’hui, lorsque vous avez une idée, aussi excellente soit-elle, des centaines de personnes à travers le monde auront la même idée, au même moment.

Cette leçon –observer ses clients, les écouter, devancer leurs attentes-, je l’ai apprise à la dure. Mais elle s’applique à tous les secteurs d’activité et à tous les projets.

Quel que soit le domaine, mettez-vous toujours à la place de vos clients…Cela reste la manière la plus simple et la plus efficace de trouver son marché et de résister à la concurrence.

Commandement 10. Gérer tes priorités tu sauras.

A courir plusieurs lièvres en simultané, on ne réalise rien d’efficace. C’est une des règles de la réussite : déterminer un objectif, le suivre et ne pas se laisser distraire.

La réussite passe par une vision claire des priorités. Egalement par l’application obstinée d’une stratégie et d’une vision, tant que cette dernière est pertinente.

Je suis convaincu que les règles simples qui consistent à établir ce qui est important, définir la vision de l’entreprise et s’y tenir, sont indispensables.

Penser sa vie, et ne pas seulement la subir, ce n’est pas qu’une histoire d’entrepreneur, c’est peut-être la clé du bonheur, une des choses les plus difficiles à réussir.

Extraits du texte H. JACKSON BROWN Jr., ‘ »Be Brave »

« Soyez courageux. Si vous ne l’êtes pas vraiment, forcez-vous à l’être…

N’ayez pas peur de prendre des risques, c’est ce qui vous rapportera le plus.

Cherchez les opportunités, pas la sécurité.

Quand vous faites face à une tâche difficile, agissez comme s’il était impossible d’échouer.

Sachez choisir vos priorités : apprenez à dire non, mais avec politesse.

Ne dites jamais que vous n’y arriverez pas faute de temps ; vous avez le même nombre d’heures que Pasteur, Michel-Ange, Mère Teresa, Leonard de Vinci et Einstein avaient dans leur journée !

Ne donnez pas beaucoup d’importance à des sujets mineurs.

Ne vous arrêtez pas sur vos échecs avec regrets, tirez-en des enseignements et avancez.

Apprenez à donner une deuxième chance..Une deuxième, mais pas une troisième !

Ne surestimez pas votre capacité à changer les autres.

Ne sous-estimez pas votre capacité à vous changer vous-même.

Passez moins de temps à vous demander qui a raison, plus de temps à décider ce qu’il faut faire.

Souvenez-vous que les gagnants ont souvent fait ce que les perdants n’ont pas eu envie de faire!»

 

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Verbatim proposé par François C.