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Les verbatims de François

Le Bonheur par le travail - Dix-sept histoires de longévité heureuse de Michel Godet et Mar Mousli - éditions Odile Jacob

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1. DES MILITANTS

Evelyne SULLEROT (1924 -2016) : Une vie de combats au service de ses valeurs

Youcef TATEM (né en 1946) Un militant tout-terrain : de la culture ouvrière à la culture pour tous

Il est toujours prêt, à plus de 70 ans, à aider un migrant en difficulté, à tracter pour une bonne cause et à arpenter les itinéraires traditionnels des manifestations populaires.

Pierre CHOUX (né en 1926) Quand un éducateur de rue se fait entrepreneur d’insertion

Pierre Choux a choisi très jeune un métier qui le passionne : éducateur de rue. Plus soucieux d’efficacité que d’idéologie, il est devenu P-DG d’un groupe d’entreprises (Groupe ID’EES) pratiquant divers métiers mais toutes animées par la même volonté : insérer les jeunes par le travail.

Pascal PELLAN (né en 1950) La force des convictions au service de l’artisanat et de l’apprentissage

Il est recruté à 27 ans par la Chambre des métiers et de l’artisanat des Côtes-du-Nord…Dès ses premières missions, il va se passionner pour le monde des artisans et de l’apprentissage. Il est à l’origine de ce qu’on a pu appeler le « miracle de Ploufragan », la métamorphose d’un centre d’apprentissage en difficulté en un campus dynamique et diversifié.

A la retraite, il devient lui-même dirigeant d’une entreprise inscrite au répertoire des métiers. Il a sa carte d’artisan, qui l’ancre de la façon la plus emblématique qui soit dans le monde des métiers.

André LETOWSKI (né en 1945) Un retraité enfin libre de travailler à sa guise !

Fasciné par l’entreprise depuis son plus jeune âge, il va devenir un spécialiste de la gestion et de la création d’entreprise. Il se passionne pour l’entrepreneuriat, jusqu’à se transformer en un véritable militant de la PME.

A l’heure de la retraite, débarrassé des contraintes administratives et budgétaires, il peut enfin donner libre cours à sa passion, avec un succès surprenant.

Comprendre l’époque 1962 – l’année charnière des Trente Glorieuses

Comprendre l’époque- La révolution féminine

Les femmes deviennent majeures en 1965 : une loi les autorise à exercer une profession sans le consentement formel de leur mari, et à gérer seules leurs biens personnels. Elles peuvent enfin signer un chèque !

Les conséquences du travail généralisé des femmes : sur les territoires, sur les inégalités sociales, sur la stabilité des couples, et sur la démographie.

2. DES RESISTANTS

Dignes face à la désindustrialisation

Ils ont tous les deux réussi à se reconvertir sans drame dans les métiers de service, conformément aux grandes tendances de l’économie du moment. Leur victoire : avoir réussi à travailler toute leur vie sans quitter leur ville, Balbigny, et leurs amis.

Un meneur d’hommes

Alain Peretti a été porté par une passion dont il a su faire une vie : celle de la culture raisonnée et contrôlée (CRC). A la tête d’une coopérative céréalière, il a vite compris que sa survie passerait par l’innovation et la différenciation.

Sauvé par la fonction publique !

Guy Dignac : la reconversion réussie d’un jeune agriculteur sans diplôme qui a travaillé quinze ans pour rien et qui vit aujourd’hui une retraite heureuse de la fonction publique, rejointe la trentaine passée. Cet agriculteur, qui avait toutes les chances comme ses voisins de l’époque de s’épuiser dans la course à la modernisation agricole, a bel et bien été sauvé par la fonction publique.

Comprendre l’époque – Le consensus sur le chômage, une exception française

3. DES PROFESSIONNELS CHEVRONNES

Le double message que nous voulons porter : l’homme, en vieillissant, ne cesse de se renouveler par sa capacité d’étonnement, d’adhésion à des projets. Il trouve dans ce flot d’actions nouvelles l’élixir d’une jeunesse et d’un enthousiasme sans égal.

De la Légion étrangère à l’entreprise

Mieux qu’un autre, Henri Petiteau (né en 1935) trouve le bonheur par le travail, montrant ainsi que les retraités peuvent être créateurs de valeur…Ce qui est remarquable dans son parcours, c’est le cheminement qui l’a conduit de la Légion aux portes de l’entreprise à laquelle il a continué à contribuer jusqu’à l’âge de 74 ans.

La passion des langues

Hélène Tanneux (née en 1947) Elle s’investit sans compter dans ce métier de dirigeante d’entreprise qui la passionne. Le moment de la retraite venu, elle reprendra des activités qu’elle avait pratiquées et aimées dans sa jeunesse : guider des touristes (faire découvrir sa ville à des visiteurs étrangers), et enseigner (aider des demandeurs d’emploi à améliorer leur anglais).

Docteur Martine Malier (née en1947)

Elle s’est consacrée à une discipline nouvelle en France lorsqu’elle a commencé ses études supérieures : la rééducation neurologique…Elle a connu une carrière remarquable, couronnée par sa nomination comme chef de service à l’hôpital Foch…Contrainte de quitter Paris pour des raisons familiales, elle fait contre mauvaise fortune bon cœur et met ses compétences médicales et son talent d’organisatrice au service d’établissements de province plus modestes…La retraite lui permet de renouer avec ses passions de jeunesse : la littérature et les archives, sans pour autant tourner le dos à ses collègues médecins, qui peuvent toujours faire appel à ses compétences et à son expérience lorsqu’ils ont besoin d’un conseil.

Des chômeurs parisiens aux paysans de la Loire

Anne-Marie Chompré (née en 1948) fait une belle carrière à l’ANPE qui ne l’empêche pas de s’engager socialement dans le syndicalisme et civiquement dans l’antiracisme…Son ascension se termine prématurément lorsqu’elle cède à la tentation d’un dispositif alléchant de pré-retraite, la cessation progressive d’activité. Devenue retraitée à temps partiel, elle se construira une seconde vie en aidant ses voisins dans un bourg rural de la Loire.

Comprendre l’époque : L’avenir des retraités en attendant la retraite systémique

4. DES INTELLECTUELS

Grandeur et regrets du meilleur de la classe

Jacques LESOURNE (né en 1928). Il étudie l’économie à l’Ecole des mines et l’approfondit aux Etats-Unis au contact de plusieurs prix Nobel américains. Il appliquera ensuite la théorie à la tête de la SEMA, puis fera des aller et retours entre théorie et pratique. Devenu professeur du Conservatoire national des arts et métier (CNAM), il accepte d’animer une démarche prospective mondiale commanditée par l’OCDE, Interfuturs. Il aura plus de difficultés avec les clans et les réseaux complexes du journal le Monde, dont il assurera la direction pendant trois ans.

A la retraite, Jacques Lesourne est devenu un intellectuel à temps plein, ne cessant plus d’étudier et d’écrire.

La volonté farouche de comprendre le monde en mutation

Alain TOURAINE (né en 1925). Passer de la conscience de classe à un nouvel axe de lecture permettant de comprendre les mouvements sociaux modernes, régionalistes, féministes, écologistes ou culturels, a été un exercice difficile, pas toujours compris par ses collègues universitaires. Il y est parvenu par un long travail, et continue, à plus de 90 ans, à dresser un tableau vivant de la société, au premier rang de laquelle il a depuis longtemps placé le « sujet ».

Le général qui dérange…et que les médias s’arrachent !

Vincent DESPORTES (né en 1953) Convaincu que tout citoyen a le droit, et parfois le devoir, de faire connaître ses analyses et ses positions sur des sujets d’intérêt général, Vincent Desportes paiera cher son obstination à ne pas se laisser bâillonner. D’abord par un exil de cinq ans aux Etats-Unis, qu’il saura transformer en une période féconde de contacts, de réflexion et d’apprentissage. Ensuite, par la fin prématurée de sa carrière, qui le privera d’un avancement prestigieux, mais lui donnera (enfin) une totale liberté de parler et d’écrire, dont il profitera pleinement.

Un fabuleux conteur

François de Closets (né en 1933) : le modèle du journaliste de télévision…Il disposait d’un don qu’il a cultivé dès son adolescence : comprendre rapidement les concepts et les situations les plus complexes et réussir à les expliquer avec des mots précis mais simples…Il a montré qu’il était capable de faire aussi bien avec sa plume, enchaînant les best-sellers…Il n’a jamais cessé d’écrire et sa « retraite » consiste simplement à ne plus produire ni animer d’émission de télévision ; il continue toutefois à y participer…mais comme invité.

Le bonheur par le travail, une réalité

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Verbatim proposé par François C.