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Verbatims et recommandations...

LA PRESSE EST UN COMBAT DE RUE d'Eric FOTTORINO - Ed. L’Aube

Émetteur du florilège: François C.

Le risque réel que tout implose, que notre monde de papier ne soit bientôt plus qu’une chimère.

Nous avons forgé une proposition simple : ralentir pour réfléchir, prendre du plaisir à lire, accepter que nous sommes plus intelligents à plusieurs, car la vérité est complexe et offre rarement un seul visage, donc un seul point de vue.

Jivarisée, l’information bascule dans la caricature ou l’à-peu-près. Le journalisme revisité par les nouvelles technologies est devenu cela : remplir les espaces, combler des vides (avec aussi des infos creuses), boucher des trous, au risque du bégaiement, des redondances, au risque aussi du racolage…et de la montée de l’insignifiance.

Le 1 n’était pas un journal « contre », mais un journal « pour », pour l’ouverture d’esprit, pour le partage des savoirs et le mélange des points de vue, pour la poésie et pour les sciences dures, pour la littérature et l’économie.

La révolution numérique n’a pas seulement fusionné l’écrit avec l’écran, le son et l’image. Elle a bouleversé la manière de percevoir le réel comme s’il n’existait que sous forme virtuelle, dématérialisée, détachée du terrain, dans une hystérie permanente liée à un système de distribution addictive et aléatoire de récompenses.

Si le papier a sérieusement chuté, c’est que ses contenus se sont détériorés, appauvris, anecdotisés, peoplisés.

Combattre l’inertie, le silence, l’à-quoi-bon, la résignation à voir ces petits foyers de démocratie s’éteindre les uns après les autres. Un kiosque qui ferme à Paris vous oblige à marcher un peu plus loin.

Le combat de rue consiste à préserver un choix réel pour les lecteurs exigeants qui, tout en restant connectés, souhaitent garder des moments de lectures variées privilégiant le fond, l’attention, la concentration, susceptibles de les aider à comprendre la société et le monde qui les entoure.

Ce sont ces espaces de la rue qu’il faut réinvestir en faisant du bruit, i.e. en les animant, je devrais dire «en les réanimant».

C’est chaque fois, sous des formes différentes, une même petite musique qui revient : besoin de sens, de profondeur, de plaisir de lire, de savoir qui parle, de se voir proposer des contenus permettant de ralentir et de réfléchir…d’être des acteurs de la société, d’avoir prise sur son fonctionnement et ses dysfonctionnements en étant vraiment informés, et non vaguement au courant de ce qui se mouline dans la machine médiatique devenue folle par ses excès de vitesse, de simplification et parfois de racolage.

L’ensemble du secteur est le lieu d’une incroyable consanguinité et d’une évidente indifférence au concept même de « conflit d’intérêts ». La distribution de la presse est un monde clos et discret, où l’on peut être, simultanément, éditeur, client de Presstalis, administrateur de Presstalis, actionnaire de Presstalis…

Cruellement balzacien par plus d’un aspect, ce dossier exhibe au grand jour les illusions perdues d’une distribution équitable et transparente de la presse. Idéal oublié, en lieu et place de quoi Presstalis offre un spectaculaire panorama sur le gouffre que peuvent en toute impunité creuser, quand elles se conjuguent, l’inadaptation de stratégies, l’irresponsabilité de dirigeants, l’impuissance d’autorités dites « de régulation » et l’ignorance ou la cécité volontaire de pouvoirs publics qui ont si longtemps laissé faire.

Les oligarques entre les mains desquels désormais reposent presque tous les grands titres sont uniquement dans des logiques court-termistes, et non dans une réflexion sur la préservation d’un monde de mots et d’idées, écosystème de longue date réputé pour sa fragilité…Plus rapide, moins chère, moins libre, voici la presse que veulent ses nouveaux propriétaires, qui sont aussi ses bourreaux.

Ici comme ailleurs, informer, c’est lutter, résister, combattre. Sans préjugés ni partis pris. Sans répit non plus. Il en va de la paix sociale et, sans aucun doute, de la paix du monde.

Croyant partager le monde grâce à des connexions toujours plus vastes et puissantes, nous sommes au contraire atrophiés, relégués dans un monde clos qui ne nous offre plus que ce que nous aimons. Facebook ne veut surtout pas nous contrarier. Il nous calcule, au sens probabiliste du terme, pour satisfaire nos désirs, allant même jusqu’à les anticiper…Ce confort absolu, ou cette panne organisée de la pensée, c’est ce que nous renvoie l’univers de Facebook.

La nature des fake news : il s’agit d’informations mensongères, fabriquées par des individus, des mouvements ou des puissances étrangères. Une fois le message conçu, il est propulsé simultanément dans le grand bouillon numérique par des comptes malveillants –relayés par d’autres comptes automatisés- pour surfer sur la grande vague du buzz.

Les démocraties sont ébranlées au nom d’une liberté d’expression débridée par des machines sans garde-fous. Mark Zuckerberg, contraint d’employer plus de 35 000 modérateurs de contenus, doit presque chaque jour se justifier, sans pour l’instant convaincre.

Mais il y a une autre caractéristique : l’émotion l’emporte sur les faits. Une fake news fonctionne par la rencontre entre cette émotion et les réseaux qui nous enferment à l’intérieur de bulles cognitives autoalimentées par le jeu des algorithmes.

L’avenir proche pour l’information va être pire avant d’être mieux. Demain, les technologies permettront de créer des vidéos totalement fausses de catastrophes qui apparaîtront absolument vraies pour des millions de gens. On recréera des événements avec des personnages vivants…Les fake news constituent un danger majeur pour la démocratie. C’est un des phénomènes les plus disruptifs qui soient arrivés à nos sociétés.

Facebook est foncièrement toxique et avilissant. Ce réseau détruit massivement les relations sociales, en particulier chez les jeunes. Il est anti-social : il court-circuite et parasite les relations sociales en les télécommandant.

Les algorithmes fonctionnent sur la base du renforcement comportemental des individus et des groupes. Plus on renforce un comportement, plus on peut le calculer, plus il est prévisible. On devient des marionnettes numériques. On croit tirer les fils, on est tiré par eux.

La fragmentation et le cloisonnement qui dominent le paysage médiatique sont in fine extrêmement pervers : les consommateurs d’information s’attachent à des médias qui pensent ce qu’ils pensent.

Enivrez-vous des mots et des images qui dessinent notre époque, la rendent passionnante, étonnante, et pas seulement effrayante ou lassante. A nous, journalistes, d’être fidèles à cette vision d’Italo Calvino pour qui un monde nouveau naissait chaque matin…Il nous reste à réinventer les journaux de demain pour continuer, pour résister. Quel plus beau défi ? Innover est notre seule assurance-vie possible. Repenser des formats, renouveler les regards, resacraliser des objets de presse qu’on a envie de lire, puis de garder, des journaux modernes, beaux et inspirants…qui accompagnent nos existences à la manière de passeurs nous guidant d’une rive à l’autre, d’hier à demain.

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Rosa Dolorosa de Carioline Dorka-Fenech - La Martinière

Texte de Caroline: Bim le truc que je n avais pas vu venir: Rosa Dolorosa, c’est un premier roman. Ce genre de roman poison que tu détestes et qui te fascine, te met mal à l aise. Un livre totalement addictif parce qu’on veut savoir ce qui va arriver! On veut comprendre aussi et surtout…

Des pages que tu commences et que tu arrêtes de dévorer une fois que tu es arrivé à la dernière. Les mots dansent simplement et librement au fil des phrases. On est immédiatement emporté et on se retrouve en quelques minutes dans ce quartier de Nice avec cette femme que nous pourrions toutes être…

Ce livre se lit très vite et non il ne fait pas du bien au moral. Mais c’est un pansement pour l'âme, un exutoire à angoisse, une grosse claque, un coup en pleine poitrine qui t’oblige à réfléchir, à penser, qui fait peur aussi…

Je ne dis rien de plus… Je vous laisse découvrir par vous-même cet instant terrible et incroyable de la vie de Rosa …

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ÉOLIENNES - La face noire de la transition écologique de Fabien BOUGLE - Ed. du Rocher

éoliennes : la face noire de la transition écologique Émetteur du verbatim: François C.

 

DES MATIÈRES POLLUANTES ET NON RECYCLABLES

La question de la fabrication, de l’acheminement et de l’installation des éoliennes constitue dès le départ un sujet de réflexion à part entière, soulevant un véritable paradoxe écologique.

Les enjeux environnementaux des terres rares

Pour une éolienne qui produit un mégawatt, il faut deux cents kilogrammes de terres rares…Pour une éolienne en mer de dix mégawatts, il est indispensable de disposer d’une tonne de terres rares.

Différents impacts écologiques de l’extraction de terres rares : destruction du tissu végétal et des terres agricoles ; pollution de l’eau ; production de déchets radioactifs.

L’impossible recyclage des pales

La grande difficulté des matériaux composites tient au fait qu’ils sont très difficilement recyclables… Le démantèlement des éoliennes suppose de décider du sort des pales d’éoliennes mises au rebut, sachant qu’aucune solution « écologique » pour le recyclage de la fibre de carbone n’existe…Les promoteurs éoliens sont désormais contraints d’enterrer les composants en fibres de carbone dans les sous-sols.

Des socles en béton armé enterrés pour longtemps

La masse de béton nécessaire pour la fabrication d’une éolienne oscille entre 157 tonnes, si on utilise du béton léger, et 1125 tonnes si on utilise du béton lourd…masse à laquelle s’ajoute celle de l’ossature en ferraille (aux alentours de 50 tonnes)… Ces milliers de tonnes de béton coulés dans la terre resteront enterrés définitivement dans les sols car il est extrêmement compliqué et coûteux de supprimer cette masse de béton.

Le risque de vie relativement court des éoliennes, de 20 à 25 ans maximum, accentue la nécessité de réutiliser pour les remplacer des matières polluantes au risque d’aggraver encore l’impact environnemental de leur fabrication.

 

LE PARADOXE DES ÉMISSIONS DE CARBONE

Alors que l’objectif affiché du déploiement des éoliennes est de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2 est le plus important, il contribue en réalité, au contraire, à les augmenter.

Un très mauvais bilan carbone

Les éoliennes sont émettrices de gaz à effet de serre, pour leur fabrication, leur conception et leur installation. Il est donc faux de dire qu’elles sont parfaitement vertes.

Le changement climatique par les éoliennes

Une étude scientifique américaine a ainsi démontré que les éoliennes contribuaient dans leur fonctionnement au changement climatique.

Une énergie intermittente aux effets néfastes

Le facteur de charge du parc éolien français se situe aux alentours de 22% pour les éoliennes sur terre… En comparaison, le facteur de charge de l’électricité d’origine nucléaire se situe entre 75 et 80% et celui de l’électricité d’origine photovoltaïque approche à peine 15%.

On en arrive au paradoxe incroyable que le développement de la production des centrales éoliennes s’accompagne obligatoirement et nécessairement de l’essor de l’électricité d’origine fossile particulièrement polluante, accentuant ainsi les émissions de carbone de la France.

Il apparaît, après enquête, que les éoliennes sont radicalement incompatibles au stade actuel avec une logique authentiquement écologique, et leur multiplication hautement nuisible à l’environnement par les émissions de gaz à effet de serre qu’elles contribuent à diffuser dans la nature.

LES INFRASONS OU LE SCANDALE DU «VENT CONTAMINÉ»

Une vingtaine d’années de recul sur ce sujet permet de tenir pour avéré le fait que le fonctionnement des éoliennes dans les campagnes s’accompagne de graves problèmes pour la santé des habitants, et ce, en dépit de la désinformation constamment entretenue sur cette question par les promoteurs éoliens.

L’émergence mondiale du «syndrome éolien»

Ces alertes sur les infrasons ont été largement confirmées par des études récentes réalisées en Allemagne par l’Institut Planck, mais aussi en Suède et en Finlande, qui, toutes, concluent au danger des infrasons émis par les éoliennes sur la santé humaine dans un large rayon, le portant même à vingt kilomètres.

L’effet nocebo, réponse des médecins pro-éoliens

La théorie de l’ «effet nocebo» ne résiste pas à la réalité factuelle de ce que vivent les riverains dans leur chair.

Les problèmes de santé affectent également les pro-éoliens

S’il convient d’être prudent, la question des cancers pédiatriques associés aux effets directs comme indirects des raccordements des lignes électriques à haute tension des éoliennes dans les sous-sols doivent être étudiés avec sérieux.

LE MONDE ANIMAL EN GRAND DANGER

Le paradoxe de la production d’électricité d’origine éolienne considérée comme vertueuse sur le plan écologique alors qu’elle engendre des dégâts majeurs sur la biodiversité et menace même la survie d’animaux aussi bien marins que terrestres.

Le massacre des oiseaux

La société espagnole d’ornithologie (SEO/Birdlife) a rendu publique son estimation selon laquelle, chaque année, les dix-huit mille éoliennes espagnoles pouvaient tuer six millions d’oiseaux.

Les éoliennes, prédatrices des chauves-souris

En Allemagne, ce sont deux cent cinquante mille chauves-souris qui sont tuées par les éoliennes chaque année.

Le monde marin lourdement impacté

C’est l’ensemble des écosystèmes situés à proximité des mâts des éoliennes en mer qui se trouvent pollués par l’aluminium.

C’est toute la contradiction de l’éolien qui, sous couvert de préservation de la planète, communique pour cacher le saccage environnemental de ces turbines tout en prétendant le contingenter.

La surmortalité des vaches

Depuis de nombreuses années, les défenseurs de la condition animale démontrent que les éoliennes ont un véritable impact sur la santé, le stress ou la mortalité des animaux.

LA NOUVELLE «DICTATURE VERTE»

Et pourtant, les oppositions sont très fortes. Dans les villages, certains anciens expriment qu’ils n’ont jamais ressenti une telle destruction du corps social depuis la seconde guerre mondiale. Les afflux financiers considérables associés à l’installation d’aérogénérateurs justifient tous les comportements et les pressions les plus fortes, de la part des promoteurs éoliens en particulier.

La démocratie participative mise à mal

La connivence entre certains commissaires enquêteurs et les promoteurs éoliens est parfois favorisée, puisque la formation des premiers est réalisée par les seconds, souvent lors de journées organisées par les préfectures ou les directions régionales du ministère de l’Écologie.

L’affaire du «QI de géranium»

Cette affaire est l’illustration parfaite du déni de démocratie dans lequel se trouve la France en matière environnementale. Lorsque les citoyens expriment de manière forte et déterminée leur opposition, l’administration ne tient compte en rien de son opinion et de sa participation.

Des consultations publiques occultées

Le taux de recours juridiques contre les constructions d’éoliennes est ainsi passé en quelques années de 25% à 70%. C’est donc le miroir inversé de l’acceptation des éoliennes « construite » par les promoteurs éoliens. 75% des Français en ont une bonne image selon les promoteurs éoliens, mais 70% des projets font l’objet d’un recours. Cherchez l’erreur.

QUAND LE VENT SE TRANSFORME EN ARGENT

La raison principale de l’invasion des turbines à travers le monde n’est pas l’urgence souvent proclamée de sauver la planète, mais plutôt celle d’accentuer les bénéfices colossaux des industriels du vent qui instrumentalisent les peurs par un marketing et une communication alarmistes.

Exonération d’impôts, subventions européennes, tarifs subventionnés, émission de certificats carbone, les acteurs de l’écolo-business profitent à tous les niveaux des leviers financiers et fiscaux prévus et organisés par les États qui veulent participer à la lutte contre le réchauffement climatique.

La fixation du prix de l’électricité sur le marché normalisé

Dans ce système (prix SPOT), l’éolien fait figure d’exception car, à la différence des autres modes de production d’électricité dont le prix est fixé par le marché, son prix de rachat n’est pas fixé par le prix SPOT. Il est établi, en France ou dans d’autres pays et territoires, comme le Québec par exemple, par la loi dans le cadre d’un tarif subventionné.

Les subventions de l’éolien sur terre

Les promoteurs éoliens sur terre bénéficient donc d’un tarif de rachat fixé en moyenne au double du prix de marché. La somme cumulée des subventions à l’éolien a été fixée dans un rapport de la commission des finances à l’Assemblée nationale à un montant de un milliard quatre cents millions d’euros en 2019.

Les engagements pour les vingt prochaines années dus au titre des énergies renouvelables, dont les éoliennes, s’élèvent à cent vingt milliards d’euros auxquels s’ajoutent ces neuf milliards, soit près de cent trente milliards d’euros à la charge du contribuable et du consommateur.

Les subventions de l’éolien en mer

Maintenir le montant astronomique de cent cinquante euros le mégawattheure (hors raccordement) et environ cent soixante-quinze euros le mégawattheure avec le raccordement sans justificatif et sans création d’une filière industrielle française constitue un véritable gaspillage d’argent public.

Le coût des éoliennes pour les Etats

Si on additionne les engagements pris dans l’éolien sur terre et de l’éolien en mer envisagé pour les vingt prochaines années, le coût a minima de ces dernières pour la France serait donc d’environ trente à quarante milliards d’euros pour l’éolien terrestre et trente et un milliards d’euros pour l’éolien maritime, soit un total d’engagement de l’ordre de soixante à soixante-dix milliards au total.

MENACES SUR L’EMPLOI ET LE TOURISME

En Allemagne, la fin des subventions dans l’éolien depuis 2017 a conduit à d’importantes suppressions de postes dans ce secteur d’activité…Preuve s’il en est que le marché de l’éolien est totalement artificiel et ne fonctionne que sur la base d’une bulle financière intégralement créée par l’apport d’argent public.

Des risques de perte d’activité et d’emplois

L’impact sur les activités du tourisme

La destruction des paysages et des sites est un argument de poids contre la multiplication des éoliennes sur un territoire comme la France dont l’activité touristique pèse près de cinquante milliards d’euros grâce à ses paysages authentiques et son patrimoine architectural incomparable.

LOBBYISTES, ONG, POLITICIENS: DES LIAISONS DANGEREUSES

Dans le domaine des éoliennes, la confusion voire la collusion sont totales entre élus, lobbyistes, ONG ou associations environnementales, et promoteurs.

Les alliances entre politiques et industriels du vent

Le trait d’union entre EELV et les promoteurs éoliens

L’activisme chevronné du parti EELV et de Greenpeace à soutenir le développement de l’éolien industriel et leurs relations avérées avec les promoteurs éoliens n’est pas sans susciter des questionnements quant à la sincérité de leur engagement pour la défense de la nature et des écosystèmes.

Les éoliennes et des ONG très intéressées

Cette connivence quasi institutionnalisée entre ONG ou associations environnementales, promoteurs éoliens, syndicats professionnels et partis politiques écologistes n’est pas sans soulever de sérieuses réserves en terme éthique…Si elle s’inscrit dans un objectif de normalisation et de cautionnement de l’industrie éolienne, cette position peine à masquer les failles d’une industrie qui n’est en rien écologique et qui ne suscite à l’évidence pas l’adhésion populaire.

LE VENT DE LA CORRUPTION

Si elle semble à première vue périphérique, la corruption est en réalité très fréquemment liée au processus d’installation des éoliennes.

Il suffit en effet de tirer sur la ficelle des prises illégales d’intérêt pour découvrir qu’elles prolifèrent à l’échelle industrielle dans ce secteur.

Les premières condamnations pour prises illégales d’intérêt

L’alerte sur les prises illégales d’intérêt par le SCPC (Service central de prévention de la corruption)

La suppression du SCPC en mars 2017, sa substitution par une nouvelle Agence française anticorruption signant la fin de la centralisation des affaires de corruption et de prise illégale d’intérêts dans l’éolien, est donc très avantageuse pour les promoteurs éoliens, inquiets de la multiplication des dénonciations des prises illégales d’intérêts dans leur secteur.

De nombreuses professions impliquées

Il existe un nombre important de cas édifiants de professionnels se retrouvant, soit en situation de conflit d’intérêts, soit en situation d’atteinte à la probité. Le milieu de l’éolien s’accompagne souvent de comportements douteux qui discréditent l’ensemble de la chaîne décisionnelle.

Des cas dans le monde entier

Suisse, Bulgarie, Espagne, Canada, France.

L’OMBRE DE COSA NOSTRA

Vito Nicastri: «Le Seigneur du vent» de la Cosa Nostra

Le déploiement de la pieuvre en Europe

La corruption d’un ministre de Salvini

CONCLUSION

Les éoliennes ne sont pas efficaces dans la lutte contre le changement climatique et participent même à sa dégradation, via les émissions de gaz à effet de serre qu’elles contribuent à émettre. La question du recyclage et de la pollution des matières premières nécessaires à leur fabrication constitue une énorme difficulté non résolue à ce jour. À travers le monde, on commence à prendre conscience que les éoliennes constituent des bombes à retardement écologiques et sanitaires, et de nombreux États se désengagent ou limitent leurs investissements dans ce secteur électrique.

La question aujourd’hui n’est plus de savoir s’il faut ou non continuer cette politique massive d’installation d’éoliennes, mais est plutôt de savoir quand les dernières éoliennes seront intégralement démontées. À l’instar des États responsables qui ont déjà fait ce choix, il convient d’avoir le courage d’envisager au plus vite et à l’échelle mondiale une politique rationnelle de démantèlement des centrales éoliennes.

 

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LA TOUCHE ÉTOILE de Benoîte GROULT - Ed. Grasset

La touche etoile Émetteur du florilège: François C.

Le problème, c’est que pour écrire valablement sur la vieillesse, il faut être entré en vieillesse. Mais, dans ce cas, elle est aussi entrée en vous et vous rend peu à peu incapable de l’appréhender. On ne saurait traiter du sujet que suffisamment âgé… on n’est capable d’en parler que si toute jeunesse n’est pas morte en soi.

Mais je n’imaginais pas qu’un jour, même au prix d’un effort colossal, je resterai seule sur le bord de la route. Qu’un jour viendrait où je serais éjectée de la société des vivants. Une moins que rien. Inepte. Inapte. Périmée comme un yaourt.

Brian, c’est mon ailleurs, la part de ciel qui m’est tombée sur la tête et qui me permet peut-être de vivre l’autre, en équilibre entre l’irréel et le quotidien.

C’était un boulot à plein temps de vieillir. Et rien que pour empirer un peu chaque jour, ça coûtait très cher!

Je prétends que les années cruelles qui précèdent la mort autorisent les anciens enfants que nous sommes à hurler au loup, parfois. Nous aussi commençons à pleurer, la nuit venue, mais hélas nous n’avons personne pour nous bercer et rien pour nous consoler.

Jamais ne sera écrite la généalogie véritable de chaque être humain, tissée de détours inouïs, fruit des hasards, des caprices ou des passions.

Quand la marche ne va plus de soi, c’est un peu de l’harmonie du monde qui est remise en cause. Nous devenons des échafaudages improbables où la défection d’un seul boulon suffit à compromettre tout l’édifice.

Nous franchissions une frontière pour leur rendre visite et nous éprouvions en les quittant le lâche soulagement de ces voyageurs qui revenaient d’un pays de l’Est avant la chute du mur. Ouf! Nous nous retrouvions du bon côté et le ciel semblait plus bleu soudain.

On s’aperçoit que les défunts ne s’en vont jamais tout seuls: ils vous arrachent des morceaux plus ou moins saignants de vous-même. On ne constatera les dégâts que plus tard. Le chagrin n’est jamais fini.

Dans la société où je survis, il traîne de moins en moins de contemporains. Beaucoup sont couchés, en fauteuil ou en Maison, inutilisables. Et il en disparaît chaque semaine quelques-uns que je connaissais au moins de nom.

Mais je t’aime assez, Alice, pour admettre que tu veuilles renoncer, parce que tu as su saisir tes chances et toutes celles que j’ai pu t’offrir. Y compris la dernière: mourir à ton heure. Quand tu seras prête, Alice, je serai là. Fais-moi signe en appuyant sur la touche étoile. Je me charge du reste, mon petit.

 

 

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RISE! - Tout dépend de vous de Laurent COMBALBERT et Marwan MERY - Dunod

Rise ! tout dépend de vousÉmetteur du résumé: François C.

1 LA CONFIANCE EN SOI

Si vous avez une faible perception de vous-même, parce que votre personnalité déprécie vos moyens, acceptez-la. C’est comme une peur. Il faut simplement vivre avec.

Il est nécessaire d’exposer son capital confiance à des défis réalistes, afin de l’apprivoiser et de l’inciter à aller plus loin.

L’ego est un moteur, un facteur motivationnel. Il définit avant tout l’estime de soi.

L’ego a besoin de succès pour pouvoir revendiquer de la fierté. Et la fierté est la meilleure chose qui puisse arriver à la confiance en soi.

L’ego alimente l’assertivité… Votre ego alimente vos convictions, et vos convictions se nourrissent de votre ego.

L’ego et l’humilité doivent faire bon ménage.

Déterminer son niveau de confiance en soi ne peut se faire que dans l’adversité et dans l’épreuve… Oser sortir de sa zone de confort permet de grandir et de découvrir son ou ses seuils de rupture.

Certaines réalisations sont impossibles. Il faut savoir lesquelles et en avoir conscience.

On ne peut pas tous devenir n° 1 mondial de tennis, mais on peut tous avoir un destin unique.

2 LE RAYONNEMENT

Le pouvoir que vous avez sur l’autre est relatif. C’est avant tout les autres qui vous donnent du pouvoir.

Il est nécessaire de comprendre l’autre pour présenter le meilleur de soi-même, sans travestir pour autant ce que l’on est.

Le courage est une valeur universellement reconnue. Embrassez-la.

On suscite l’intérêt, voire l’admiration quand on détient un savoir ou une expertise, et quand on sait le/la transmettre.

Votre force intérieure irradie au quotidien malgré vous. Plus vous serez bien dans votre peau, plus les gens le verront, ce qui modifiera positivement le regard qu’ils portent sur vous.

Votre capital personnel s’entretient au quotidien. Cela passe par l’alimentation, la gestion de l’énergie, le sport et le sommeil. Si vous ne faites pas ce qu’il faut, vous vous abîmerez, les gens le verront et vous détruirez malgré vous votre rayonnement.

Une fois les fondamentaux posés, incarnez ce que vous voulez être. L’incarnation n’est que le prolongement de votre rayonnement, ce qui démultipliera sa portée.

3 LE STRESS

Le stress est utile car il assure la survie de l’espèce.

Le débordement, l’imprévu, l’inconfort, l’incompétence représentent à eux seuls tous les agents stressants.

Le stress peut être positif ou négatif.

C’est la perception de l’événement qui génère le stress, pas la situation en elle-même.

Pour réduire l’impact du stress, il est nécessaire de changer sa perception par différentes techniques de distanciation (l’ancrage personnel ; le contre-pied ; la relativisation ; le destinataire réel ; la recontextualisation).

Il est inutile de combattre le stress, il faut simplement l’apprivoiser.

Notre corps peut absorber des phases stressantes, mais il est primordial de lui permettre de récupérer.

4 LA CURIOSITÉ

Les gens les plus intelligents sont les plus curieux.

La curiosité est primordiale pour évoluer dans notre monde complexe.

Les réseaux sociaux annihilent notre curiosité. Ils servent uniquement à combattre l’ennui et à répondre à un besoin de consommation immédiat.

La curiosité développe l’esprit critique, élément fondamental dans un monde où l’information est surabondante et orientée.

La curiosité provoque des opportunités et ouvre des portes insoupçonnées.

Il est cependant difficile d’être curieux, car la curiosité nécessite du temps et un retour sur investissement qui peut être long.

On grandit en comprenant le monde qui nous entoure.

5 LA PRISE DE DÉCISION

Tout choix implique un renoncement.

Les choix sont difficiles à effectuer dès lors que les alternatives possibles sont peu comparables et que les conséquences sont difficilement prévisibles.

L’émotion joue un rôle essentiel dans la prise de décision dès lors que la raison brute est incapable de proposer une décision évidente.

Nous avons toujours le choix, à partir du moment où nous sommes en liberté. Les décisions sont ainsi une question de volonté et non de pouvoir.

Dans la gestion du dilemme, il faut accepter qu’il n’y ait pas de réponse idéale.

Pour faire un bon choix, il faut avant tout savoir ce qui est bon pour vous.

Une bonne décision est une décision assumée.

La capacité à prendre une décision éclairée sera surtout dépendante des bonnes questions que vous saurez vous poser via le questionnement éliminatoire ou la butée.

L’intuition reste le meilleur outil quand le degré de complexité est le plus élevé.

6 LA GESTION DE CONFLIT

Le conflit est positif. Il ne traduit que deux idées divergentes.

Ce qui importe n’est pas le conflit en lui-même mais la façon de le gérer.

L’appétence au conflit est primordiale pour garder ses moyens et sa lucidité quand vous vous opposez à l’autre.

Le premier combat à livrer est celui contre vous-même avant de vouloir changer le monde.

La négociation est de loin le meilleur moyen de gérer un conflit.

Pour négocier efficacement, vous devez faire preuve d’empathie et d’assertivité.

En phase conflictuelle, ne cherchez pas à contre-argumenter. Vous vous opposeriez stérilement aux résistances de l’autre.

Ce que demande votre interlocuteur correspond rarement à ce dont il a besoin.

Écoutez l’autre pour comprendre et non pour répondre.

Le gain perçu prévaut toujours sur le gain réel.

Ne cédez jamais sans contrepartie.

7 L’OPTIMISME

Pour être optimiste, il faut avant tout être réaliste.

L’optimisme béat est dangereux et très souvent décevant.

C’est en apprenant du passé que l’on prépare sereinement l’avenir.

L’apprentissage d’expériences positives permet de renforcer son capital d’optimisme.

On ne naît pas optimiste, on le devient. Le pessimisme répond à la même règle.

L’éducation et l’environnement déterminent notre capacité à percevoir le monde.

Le manque de compétences ou la mauvaise perception d’une situation nuisent à l’optimisme.

L’optimisme se cultive au quotidien par une pensée positive, une capacité à relativiser et la volonté de bien s’entourer.

 

 

 

 

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LE GRAND ECART - Chronique d’une démocratie fragmentée de Pascal PERRINEAU- Plon

Le grand écart Émetteur du verbatim: François C.

C’est incontestablement le portrait d’une France politique changée, troublée, en certains points fracturée, dans un contexte de défiance politique majeure entre gouvernants et gouvernés, entre responsables politiques et citoyens, qui s’impose.

1ère partie Une disruption politique annoncée de longue date

Les vieux clivages (idéologique, social et territorial) ne constituent plus des repères forts à partir desquels les citoyens peuvent construire de manière claire leurs choix politiques et électoraux. Ils sont remplacés par des clivages plus transversaux, à l’œuvre dans de nombreux registres ou dimensions de la vie sociale, culturelle, économique et politique.

Le clivage de la globalisation économique

. La crise économique et financière, et ses effets.

. Le Rassemblement national à l’avant-garde du combat contre la mondialisation…Le passage, au cours des dernières décennies, d’un capitalisme industriel d’assistance à un capitalisme postindustriel plus individualiste s’est accompagné d’un véritable bouleversement du monde marqué par la fragmentation sociale et la désaffiliation vis-à-vis des groupes d’appartenance traditionnels, par l’individualisation des risques, la mobilité croissante et le double mouvement de diversification culturelle et ethnique à l’intérieur des sociétés…Marine Le Pen cherche à arrimer au RN des électeurs se considérant comme des victimes de ce qu’elle appelle « l’européo-mondialisme ».

. Une gauche anti- ou altermondialiste sur la défensive…un discours mêlant anti-libéralisme viscéral, exaltation de l’Etat et des services publics, et nationalisme imprégné de protectionnisme. C’est ce que Léon Blum appelait déjà dans les années 30 un programme « social-nationaliste ».

Le clivage européen

Le défi européen n’a cessé d’accentuer les processus de déliaison idéologique, sociale et territoriale à l’œuvre dans la société et dans le système politique français.

. Du consensus permissif autour de l’Europe au désamour…Aujourd’hui, seuls 35% de Français ont une image positive de l’Union européenne, alors que la moyenne européenne est de 43%.

. Du désamour au rejet ? L’Europe incarne tout à la fois un mal bureaucratique, un mal néolibéral, un mal cosmopolite, un mal interventionniste…Le rejet de l’Europe bat ses records dans les milieux sociaux défavorisés : 74% des ouvriers et 66% des agriculteurs exploitants n’ont pas confiance dans l’U.E…Face à ce type de gouvernance européenne, la France est particulièrement mal à l’aise parce que notre bipolarité nationale a été pendant longtemps en complète contradiction avec les coalitions européennes organisées autour d’un «compromis centriste».

Le clivage autour des valeurs

. Le «libéralisme culturel»: «le développement d’un système de valeurs antiautoritaires, valorisant l’autonomie et l’épanouissement individuels, reconnaissant à chacun le droit au libre choix de son mode de vie».

. Liberté privée, ordre public. Le nouvel espace politique qui se dessine oppose, d’un côté, la défense des acquis sociaux associée au nationalisme et, de l’autre, une acceptation relative du libéralisme économique articulée au principe d’universalité.

. La demande d’autorité. Une demande d’appartenance, de communauté, d’autorité et d’identité, dont l’extrême droite et les néo-populismes se sont emparés, s’est peu à peu imposée…Marine Le Pen, héritière de la droite extrême, parviendra à s’enraciner fortement chez les ouvriers (60%), les employés (47%), les chômeurs (51%) et les sans-diplôme (46%), plus rétifs à la mondialisation, à la construction européenne et à la libéralisation culturelle.

La disruption en actes

. Des électeurs qui s’affranchissent. Les hésitations et les changements de choix ne cessent de progresser…Le terrain des mobilisations sociales est touché par une disruption de même ampleur que celle qui avait marqué en 2017 le paysage électoral et politique.

. Un nouvel espace partisan. Une dynamique travaillée par la tendance à la formation de trois pôles partisans (droite conservatrice identitaire, centre libéral mondialisateur et gauche démocrate éco-socialiste) sous l’influence de deux clivages, l’un à dominante culturelle (cosmopolites/identitaires) et l’autre à dominante économico-sociale (altermondialistes/néolibéraux)…Ces mouvements veulent inventer des formes politiques évolutives, mariant à la fois la verticalité de l’autorité du chef et l’horizontalité du réseau numérique et des procédures participatives.

. Le risque de la personnalisation et de l’élitisme. Le poids des catégories supérieures et des élites sociales (élections législatives de 2017) se renforce et constitue l’une des assemblées les plus élitistes de la Vème République.

Le désamour de l’opinion

. Une popularité en chute libre ? Le monde nouveau d’Emmanuel Macron est atteint d’un processus de sénescence précoce. La démocratie représentative macronienne vacille sous les coups de boutoir de la démocratie directe des Gilets jaunes.

2ème partie L’irruption des Gilets jaunes : la démocratie directe en action

De quoi s’agit-il ?

La relocalisation des enjeux, la quête d’une reconnaissance politique, l’occupation de nouveaux espaces comme les routes et les ponts figurent un nouveau mode de mobilisation sociale…Le mouvement met en scène cet affrontement avec les instruments du populisme : le registre affectif et émotionnel, l’absence de références idéologiques ou le recours au syncrétisme politique mêlant les sources d’inspiration.

L’épicentre du mouvement réside dans le périurbain, là où l’usage de la voiture est indispensable et constitue un trait fédérateur entre les différents groupes sociaux qui le peuplent.

Le désir d’une démocratie directe immédiate

Cette demande de démocratie directe se nourrit des déficits d’une démocratie représentative qui apparaît de plus en plus comme un régime politique d’élites professionnalisées.

Tous ces incidents porteurs d’une violence réelle ou symbolique témoignent de la vigueur de l’antiparlementarisme véhiculé par les Gilets jaunes.

. Une propension référendaire ancienne.

. La haine de la représentation.

. La logique insurrectionnelle.

. La souveraineté du peuple. Toute représentation verticale semble abolie au profit d’une communauté horizontale d’échanges d’informations et de mobilisation au travers des réseaux sociaux et des assemblées générales se tenant dans l’ensemble du territoire.

. La mise en images. Ainsi, tout en étant un mouvement social, les Gilets jaunes sont aussi un phénomène numérique… N’oublions pas que la moitié des Français s’informent désormais uniquement sur Facebook.

Cultures populaires, cultures populistes

. Un populisme sans chef.

. Une défiance généralisée. Cette défiance va de pair avec un incivisme fréquent dont on retrouve des traces dans les mouvements de désobéissance civile qui accompagnent la contestation de l’impôt.

. Ras-le-bol fiscal et sentiment de mépris.

Plus qu’un mouvement social : une volonté de rupture avec le système politique

Le mouvement politise des citoyens dont on voit bien contre quoi ils se mobilisent, mais dont les objectifs de changement social et politique restent plus difficiles à cerner. Cette forme de « politisation négative » exprime d’abord une culture politique du rejet et de la dénonciation.

. Une nouvelle grammaire de l’action. Le registre émotionnel et affectif y est prédominant. S’y expriment un ensemble de « passions tristes » comme la haine, la peur, la colère ou encore la violence… Faute de canalisations idéologiques, le mouvement est porté plus que d’autres par des passions, celles d’une foule en colère et chargée d’émotions.

La violence au rendez-vous

Le mouvement des Gilets jaunes laisse la place à une violence qui va donner du contenu et une liturgie au mouvement : la violence comme exutoire de la colère sociale, la violence comme réponse à la violence d’Etat, la violence comme processus de victimisation, la violence comme instrument de cohésion du groupe…

Le soutien des Français

La vitalité de cette démocratie d’opinion en acte explique le hiatus entre un mouvement qui n’a jamais dépassé 300 000 manifestants, et la force du soutien majoritaire et constant de l’opinion.

Depuis de longues années, des fractures sociales, territoriales et politiques traversant la société française mettent à mal sa cohésion… A ces refoulements historiques s’ajoute un registre plus contemporain marqué par l’horizontalité du Web, les mobilisations réticulaires, la circulation permanente et accélérée d’informations vraies ou fausses.

En février 2019, un cap est franchi, les Français insatisfaits ont la majorité absolue (52%).

3ème partie Le grand débat national : la démocratie participative à grande échelle

L’organisation du grand débat national

Quatre grands sujets : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.

Sept vecteurs de recueil de la parole des citoyens sont imaginés…Le grand débat réussira à mobiliser environ deux millions de citoyens, soit une proportion équivalant à environ 4% des inscrits sur les listes électorales.

Les paroles de la société française

Ces Français du grand débat ont fait entendre une parole qui concerne tout le pays et qui a une légitimité liée au nombre et à la diversité qu’ils représentent.

Parmi les thèmes importants qui jouent un rôle déterminant dans leur choix, les Français mettent : la santé (61%), la lutte contre le chômage (56%), le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat (54%), la maîtrise du niveau des impôts (52%).

« Solidarité », « fraternité », « communauté », « partage » sont des mots que j’ai beaucoup entendus.

Deux univers se côtoyaient, celui de l’affrontement direct de la démocratie manifestante et celui de l’apaisement lié à la lente construction du consensus caractéristique de la démocratie délibérative.

Le grand débat national et ses suites

Emmanuel Macron entend « assumer la clarté, la force d’un investissement dans les grandes transitions pour bâtir la confiance ». Il fixe pour cela une feuille de route.

Dès que l’on quitte le seul cercle des proches de La République en marche, l’insatisfaction et au mieux le scepticisme règnent en maître, et cela est encore plus marqué parmi les Français se positionnant à gauche qu’à droite.

Les difficultés sont devant…Le dilemme de la démocratie est de savoir si la crise de la démocratie peut trouver une réponse dans une participation citoyenne accrue ou, au contraire, si l’on va vers une démocratie furtive dans laquelle le rôle du citoyen demeure central, mais où la place des experts et des technocrates est accrue.

4ème partie Les élections européennes : la démocratie représentative à l’épreuve

De nouvelles formes de délibération démocratique se développent et parfois s’institutionnalisent : réunions d’initiative locale dans le cadre du grand débat, conférences citoyennes régionales, conférences de consensus, focus groups, sondages délibératifs, jurys de citoyens, comités de quartier, etc.

La démocratie représentative sous tension

. L’habitude de l’abstention

Cette population d’abstentionnistes protestataires s’accroît tendanciellement et agrandit le fossé qui sépare le monde de la représentation politique et celui de citoyens intéressés par la chose publique mais insatisfaits de l’offre politique.

Les voies de la démocratie directe et de la démocratie participative sont explorées par nombre de déçus de la démocratie représentative et de son moment essentiel qu’est l’élection.

. Des corps intermédiaires affaiblis. Le 26 mai dernier, 44% des électeurs se sont tournés vers des listes de nature protestataire. Déjà, lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, les candidats de ces courants avaient rassemblé 41% des voix.

. Vers un cycle de politisation négative. Le mouvement des Gilets jaunes n’a pas trouvé sa représentation électorale en son sein, mais il a très clairement trouvé un débouché politique au travers des votes pour des forces extrêmes.

. Une déliaison de la représentation politique. Sur de nombreux thèmes, les vieux collectifs d’appartenance idéologique connaissent une vraie crise d’identité. Des clivages pluriels traversent désormais toute la stratification sociale : sécurité et insécurité de l’emploi, ménages à un salaire et ménages à deux salaires, accès différencié aux ressources distribuées par l’Etat-providence.

. Une perte des grands référents. Les organisations politiques sont peu représentatives de la diversité sociale de la population. Elles ne comptent en leur sein que très peu de femmes, de jeunes et de citoyens issus de couches populaires ; ne sont plus en phase avec la population ; représentent de moins en moins les Français dans toute leur diversité.

Les jeunes peuvent se retrouver nombreux dans des organisations plus souples et orientées vers des formes nouvelles de militantisme moral : organisations humanitaires, organisations de défense des minorités, mouvements altermondialistes, mouvements écologiques.

La réponse des élections européennes

Si l’on ajoute la protestation abstentionniste à la protestation des urnes, c’est une majorité absolue de Français qui a choisi la voie protestataire.

. La dispersion de l’offre électorale. Cette crise de la fonction d’intégration et de hiérarchisation des demande politiques, traditionnellement endossée par les partis politiques de gouvernement, favorise les forces protestataires et hors système qui répondent mieux à la demande de prise en compte d’enjeux circonstanciés et circonscrits.

. Les forces protestataires aux portes du pouvoir ?

. La concurrence des populismes. En France comme ailleurs, les populismes de droite se portent beaucoup mieux que les populismes de gauche.

La gauche n’a plus la capacité d’exprimer sur la scène politique et électorale la fracture sociale qui traverse l’électorat, et au-delà la société française.

. Protestation des Gilets jaunes et protestation électorale. La difficulté des organisations arrimées à la démocratie directe à entrer de manière durable dans l’univers de la représentation politique.

Conclusion

Le grand défi des années qui viennent est l’articulation des trois démocraties qui se sont exprimées avec vigueur en 2019 : la démocratie directe et immédiate de la manifestation, la démocratie participative et délibérative du grand débat, et la démocratie représentative des élections européennes. Pour l’instant, ces trois démocraties divergent quant au contenu politique dont elles sont porteuses. C’est le grand écart.

Dans nos sociétés postmodernes, la démocratie représentative demeure essentielle pour les citoyens, mais elle doit dorénavant composer avec d’autres demande, avec des usages plus diversifiés, plus expressifs et plus directs. C’est à ce prix que le projet démocratique restera crédible, vivant et par là même porteur d’espérance.

 

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Nos rendez-vous d'Eliette Abécassis - Grasset

Coup de cœur de Lilaspomme: Alors je ne suis pas critique littéraire… mais quand j’aime je le dis… Quand je n’aime pas aussi d’ailleurs… Enfin j’essaye…

Et en lisant cette toute petite 4ème de couverture… je savais… je savais qu’il allait se passer quelque chose…

C’est le genre de roman que l’on commence et que l’on n’arrête qu’une fois arrivé à la fin…

L'écriture d’Eliette Abécassis est parfaite… on s’envole avec des mots… On glisse sur les phrases… On rêve au fur et à mesure des chapitres, les images sont là dans notre imaginaire et on ne peut plus décrocher…

Nos rendez-vous c’est une histoire d’amour, une histoire de loupés, de rendez-vous manqués… Une histoire de vie qui passe et de questions que l’on se pose… Ou que justement, on n’ose pas se poser…

Ce livre, c’est une ode à Paris… Paris que l’on a plus jamais envie de quitter au fur et à mesure des pages… Ce Paris amoureux, magique, heureux… Qui nous donne tant quand il le veut bien…

Ce livre c’est un poème fait à toutes les femmes… qu’elles soient jeunes ou moins jeunes, étudiantes, comédiennes ou femmes accomplies…. Un livre qui nous montre nos forces et nos faiblesses, qui nous rappelle que nous doutons toutes, mais que nous pouvons toutes y arriver… Un livre pour nous donner confiance et pour croire en nous…

Ce livre c’est une histoire de vie, d’enfants, de boulot, de vacances, de week-end, d’appart trop cher et trop petit, de carrière…

C’est un livre qui questionne et qui pousse à se demander si les bons choix ont été choisis…

Ce livre… C’est toi, moi ou pas du tout nous….

Ce livre c’est un petit bonheur qui m’a rendu heureuse pendant 153 pages…. et c’est déjà beaucoup ❤️

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IL EST MIDI A PEKIN - Le monde à l’heure chinoise d'Eric CHOL et Gilles FONTAINE - Fayard

Il est midi à Pékin ; le monde à l'heure chinoise

 Émetteur du verbatim: François C.

Il est midi à THITU, en mer de Chine méridionale. Bataille navale autour de cailloux stratégiques.

En quelques années, une stratégie d’expansionnisme rampant a permis à la Chine de devenir d’une part l’acteur incontournable de mer de Chine méridionale -espace maritime jouant un rôle géopolitique et stratégique de premier plan parce que commandant l’accès au détroit de Malacca par où transitent 80% des importations d’énergie chinoise ; d’autre part un géant invincible, en tout cas pour les puissances riveraines (Philippines, Vietnam, Brunei, Indonésie, Malaisie, Taïwan).

Il est 11 heures à TOMSK, en Sibérie occidentale. Ces pins sylvestres qu’on abat.

Devenu le premier importateur et le premier exportateur de bois dans le monde, l’Empire du Milieu dévore les forêts de la planète… La Russie, qui abrite un quart des réserves de bois de la planète, fournit désormais presque un tiers du bois chinois.

Il est 11 heures à la base de ZHONGSHAN, dans l’Antarctique. Un aéroport en glace pour les avions chinois.

Depuis que la présence chinoise sur le continent glacé a été érigée comme une priorité par Pékin, ses quatre bases scientifiques y déploient une activité intense.

Et si, en plaçant ses nombreux pions un peu partout dans le pôle Sud, Pékin n’était pas tout simplement en train de prendre date pour l’avenir ? Car l’Antarctique, avec ses innombrables ressources (poissons, hydrocarbures, minéraux, sciences…) fait figure de nouvelle frontière pour les autorités chinoises.

Il est 10 heures à KHORGOS. Le Kazakhstan, épicentre de la route de la soie.

Khorgos est le point de passage obligatoire par rail entre l’Orient et l’Occident… Elle ne constitue qu’une des innombrables étapes d’un colossal projet d’infrastructures derrière lequel cent trente-et-un pays se sont déjà engagés.

Le Kazakhstan tient une position géostratégique unique… Il est devenu le premier producteur mondial d’uranium.

Il est 9 h 30 à CHENNAI, dans le Tamil Nadu, en Inde. Le grand retour de l’Hindi Chini bhai-bhai « Indiens et Chinois sont frères »).

Les Chinois semblent avoir gardé le goût de la bougeotte malgré l’essoufflement de la croissance du pays observé en 2018… Les déplacements internationaux ont quant à eux poursuivi leur progression pour atteindre 148 millions contre 10 millions en 2000.

Pour maintenir leur avance, les grands groupes chinois de voyages touristiques se sont lancés dans une véritable course contre la montre pour prendre des parts de marché à l’international hors de Chine.

Il est 9 heures à KARACHI, au Pakistan. Un corridor sous haute protection.

Les intérêts chinois dans le pays ont été la cible d’attaques récurrentes.

Depuis, les comptes et les mécomptes de la partie pakistanaise des routes de la soie ont montré que les disputes familiales pouvaient aussi exister entre Pékin et Islamabad mais que face au frère ennemi indien commun, il était indispensable de faire alliance.

Il est 8 heures à DUQM, dans le sultanat d’Oman. La future Singapour des sables.

En prenant pied dans le sultanat d’Oman, Pékin voit aussi un moyen d’étendre son influence au Moyen-Orient.

En 2018, Pékin a promis 23 milliards de dollars de prêts à une vingtaine d’Etats du Moyen-Orient et signé pour 28 milliards de contrats d’investissements dans la région.

En prenant pied sur la côte omanaise, la Chine complète un axe naval, qui part de Gwadar, au Pakistan, passe par Duqm, et se termine à Djibouti, où elle a ouvert en 2017 sa première base navale.

Il est 7 heures à TEL-AVIV. Les Israéliens confient leurs grands travaux à Pékin.

L’écosystème israélien s’est beaucoup rapproché de la sphère chinoise depuis quelques années.

La reprise en main du port de Haïfa par l’empire du Milieu provoque de violentes polémiques dans le pays et jusqu’aux Etats-Unis.

Il est 7 heures à DJIBOUTI. L’acquisition de la caserne du monde.

Situé à la porte d’entrée du continent africain, Djibouti est bordé sur son flanc occidental par l’Ethiopie, et sur son flanc oriental par la mer Rouge et le golfe d’Aden…De Djibouti, on peut contrôler l’accès au canal de Suez comme celui à l’océan Indien.

Il est 6 heures à HARARE, au Zimbabwe. Quand la Chine exporte sa vision de la société numérique idéale.

Les entreprises chinoises sont ici chez elles. Le Zimbabwe et ses 14 millions d’habitants sont soutenus à bout de bras par Pékin, politiquement et financièrement, depuis des années.

La Chine, dans la région, cherche à exporter son modèle de société sous surveillance permanente et généralisée…Au Zimbabwe, Pékin développe le volet numérique de son initiative Ceinture et Route. Dans sa version digitale, ce projet prévoit de déployer des dizaines de milliers de fibres optiques à travers le globe pour constituer un vaste réseau de télécommunications sur lequel les données circuleraient à la vitesse de la lumière. Des flux d’informations en tout genre que les autorités chinoises pourraient contrôler à leur gré…Dans le cas du Zimbabwe, aucune loi ne permet d’encadrer l’action des algorithmes chinois ni de protéger les données personnelles des citoyens.

Il est 6 heures à DUISBURG. La China Railway Corporation ranime la Ruhr.

A la confluence du Rhin et de la Ruhr, Duisburg relie les ports de Rotterdam, de Zeebruge et d’Anvers. La ville est à la croisée de plusieurs autoroutes et les aéroports de Cologne et Düsseldorf sont à proximité.

Il est 6 heures à LYON. Le foot-business enfile les crampons chinois.

Le président Xi Jinping a ordonné de faire du football une grande cause nationale…Avec pour objectif d’organiser prochainement la Coupe du monde…D’ici là, le pays devra compter 50 millions de pratiquants en 2020, se classer parmi les meilleures nations asiatiques en 2030 et surclasser le reste du monde en 2050.

Le modèle chinois du foot-business est pensé et planifié dans les plus hautes sphères du parti communiste. C’est un mélange d’apprentissage empirique et de partenariats stratégiques saupoudré de nouvelles technologies disruptives.

Il est 6 heures à COLMAR. Le Chinese Restaurant en version alsacienne.

La France ne pouvait rêver d’une meilleure promotion de son patrimoine touristique en Chine…En 2018, 2,2 millions de touristes chinois ont visité la France, dépensant au total 4 milliards d’euros.

Pékin a parfaitement conscience de disposer avec son levier touristique d’une arme puissante. Et entend s’en servir pour encourager ou punir des pays, en fonction de l’humeur diplomatique du moment.

Il est 6 heures à PAUILLAC, dans le Bordelais. La course aux grands crus a commencé.

Cent cinquante-quatre châteaux bordelais sont détenus par des investisseurs chinois, soit environ 3% des surfaces viticoles de la région.

En matière de vins, l’offensive de la Chine sur le patrimoine bordelais ne fait que commencer.

Il est 5 heures à TENKE FUNGURUME, en République démocratique du Congo. Les Chinois en tête de la course au cobalt.

L’industrie chinoise a fini par imposer sa suprématie sur toute la chaîne d’approvisionnement, depuis l’extraction du minerai en République démocratique du Congo jusqu’aux usines produisant des batteries devant équiper les nouvelles générations de voitures électriques.

En menant de bout en bout la course pour l’approvisionnement en cobalt et sa transformation, les acteurs chinois se sont mis en position de dicter leur loi au reste de la planète.

Il est 5 heures à LONDRES. Sunmi, le tiroir-caisse du futur.

L’ambition de Sunmi est de s’imposer aussi dans les terminaux de paiement, toujours en repoussant les barrières technologiques…Le Naga Saag de Londres n’est qu’au début de sa révolution digitale.

Il est 4 heures à ELMINA, au Ghana. Pirogues contre chalutiers.

Troisième port du Ghana…Concurrence déloyale des chalutiers chinois qui raclent les fonds de mer et épuisent les ressources du golfe de Guinée.

Désireuse de calmer les mécontentements, la Chine agit avec le Ghana, comme elle le fait partout ailleurs : en promettant toujours plus d’investissements et en se rendant indispensable.

Il est 3 heures dans l’ATLANTIQUE SUD. La prochaine guerre sera celle des câbles sous-marins.

Huawei s’est imposé dans cette industrie de la pose de câbles sous-marins avec la même rapidité et la même efficacité que lorsqu’il s’est lancé sur le marché des équipements télécoms, puis sur celui des smartphones.

Visée : faire de la Chine l’un des plus importants centres mondiaux de communication par câbles sous-marins d’ici une décennie ou deux. Pour Huawei et ses pairs, la liaison de 6 000 kilomètres, entre Fortaleza au Brésil et Kribi au Cameroun, ne constitue donc qu’un banc d’essai.

Il est 2 heures à NARSAQ, à la pointe sud du Groenland. Premiers de cordée dans l’Antarctique.

La Chine n’a de cesse qu’elle n’avance ses pions au Groenland, avec des méthodes parfois étonnantes…Pas encore opérationnelle, la mine de Kvanefjeld prend déjà des allures de jackpot pour ses investisseurs.

Il est 1 heure dans la province de NEUQUEN. Une base spatiale dans la pampa argentine.

La China National Space Agency (CNSA) est militaire, soutenue sans restriction par le gouvernement qui a fait de la conquête spatiale l’une de ses priorités absolues…En 2018, la Chine s’est placée devant ses rivaux américains et russes en réalisant le plus grand nombre de lancements de fusées : trente-sept sur un total mondial de cent trois.

Il est minuit à CARACAS, au Venezuela. Les mirages de Chavez.

Au total, l’addition des dix-huit prêts octroyés par la Chine à Caracas entre 2007 et 2018 s’élève à 67,2 milliards de dollars ; c’est comme si les Chinois avaient prêté à chacun des trente millions de Vénézuéliens 2 240 dollars !

A mesure qu’ils éclatent, ces scandales laissent entrevoir un labyrinthe de ramifications financières bâties au fil du temps entre les ténors du régime chaviste et les entreprises chinoises.

Il est minuit à NEW YORK. L’ONU aux caractéristiques chinoises.

Cet activisme onusien de la part de la Chine ne doit rien au hasard…Très vite, Pékin a compris que sa présence à tous les étages de l’ONU pouvait servir à orchestrer une immense opération de lobbying en faveur de son initiative Ceinture et Route.

Il est minuit à NEW YORK. Le drapeau rouge flotte sur le Waldorf Astoria.

En 2014, l’annonce du rachat du Waldorf Astoria par l’assureur chinois Anbang auprès du fonds américain Blackstone avait provoqué un mini séisme dans le milieu de l’immobilier new-yorkais et déclenché un vent de panique au plus haut niveau des Etats-Unis.

Il est minuit à OAK RIDGE, Tennessee. La bataille des supercalculateurs.

La lutte entre les deux superpuissances dans l’univers des supercalculateurs se règle à coups de dizaines de milliards de dollars d’investissements…Visée : dominer une technologie qui permettrait de multiplier de façon exponentielle la vitesse et la puissance de ces supercalculateurs.

Il est 23 heures à AUSTIN, Texas (J-1). Confucius, fer de lance de la propagande du Parti communiste chinois.

Grâce à cette présence sur le terrain, qui constitue une formidable machine de softpower, Pékin espère réussir à imposer sa vision du monde…Ces organisations serviraient de plateforme pour la collecte de renseignements et le programme politique de la Chine.

Il est 22 heures à CULIACAN, au Mexique (J-1). Venir à bout de la « China girl ».

Sniffé, inhalé ou avalé, le fentanyl, cet opiacé synthétique en partie made in China a un effet cinquante fois plus puissant que l’héroïne.

Le gouvernement central chinois a-t-il les moyens de surveiller l’activité des cent soixante mille usines chimiques et pharmaceutiques du pays ? Si ce n’est pas le cas, la « China girl » n’a sans doute pas fini de faire des ravages, aux Etats-Unis et ailleurs.

Il est 21 heures à VANCOUVER, au Canada (J-1). La bombe Huawei vient d’exploser.

Huawei symbolise l’incroyable puissance technologique de la Chine qui a su, en trois décennies, imposer ses champions au meilleur niveau mondial…Au total, Huawei employait, en 2018, une armée de plus de quatre vingt mille chercheurs dans le monde, soit 45% de son effectif total.

En réalité, les opérateurs ont un vrai dilemme : on leur demande de se passer des matériaux les plus performants et les moins onéreux du marché au moment où ils s’apprêtent à déployer leurs nouveaux réseaux mobiles de cinquième génération.

Il est 21 heures à HOLLYWOOD (J-1). OPA chinoise sur les studios américains.

La Chine est désormais omniprésente à Hollywood…Entre 1997 et 2013, douze des cent blockbusters américains ont été en partie financés par des capitaux chinois.

Tout comme l’Amérique dans les années 1950, Pékin a compris comment mettre l’industrie cinématographique au service d’une puissante machine de propagande.

Il est 20 heures sur l’île CLIPPERTON, dans l’océan pacifique (J-1). Des nodules et des drones à vingt mille lieues sous les mers.

Pékin en est convaincu : la route de la soie du XXIème siècle doit pouvoir cheminer au fond des mers, quelque part dans le Pacifique Nord oriental, entre les îles Clipperton et Clarion.

La Chine, elle, aime tellement ces montagnes de minerais cachées dans les eaux du Pacifique qu’elle est décidée à remporter le plus rapidement possible la triple bataille qui se joue autour de l’exploitation des fonds marins : juridique, technologique et économique.

Un projet fou : construire la première base sous-marine chinoise, entièrement automatisée, à plusieurs milliers de mètres sous l’eau en mer de Chine méridionale.

Il est 19 heures entre HAWAÏ et SAN FRANCISCO (J-1). Une mer de plastique made in China.

Huit millions de tonnes de déchets plastiques échouent chaque année dans nos mers.

La Chine déverse chaque année depuis ses côtes entre 1,5 et 3,5 millions de tonnes de déchets plastiques…La gestion des ordures chinoises est devenue l’un des principaux défis environnementaux du pays.

Il est 18 heures à PAPEETE, en Polynésie française (J-1). Mérous chinois dans un lagon polynésien.

Pékin, qui veut étendre sa zone d’influence économique et militaire dans l’ensemble du Pacifique, est à l’affût de toute nouvelle alliance avec les nombreuses îles de la région, surtout quand celles-ci présentent des atouts en termes d’infrastructures ou de ressources minières ou halieutiques.

Il est 17 heures sur l’île de NIUE, le rocher du Pacifique (J-1). La diplomatie des raviolis de Mme Wu Xi.

Niue, Etat semi-indépendant qui a opté pour la libre association avec la Nouvelle-Zélande…Située au cœur d’un triangle stratégique composé des îles Tonga, Samoa et Cook, Niue n’est pas seulement un caillou dans l’océan : l’ancienne colonie néo-zélandaise fait aussi partie de ces dominos du Pacifique Sud, riches en ressources naturelles et maritimes, que la Chine voudrait voir tomber dans sa zone d’influence.

Il est 16 heures dans le DETROIT DE BERING, le long de la côte russe. Le portillon des raccourcis polaires.

Le premier transporteur chinois…est devenu un familier de ce raccourci maritime, dont la navigation, rendue possible grâce au réchauffement climatique, fait économiser 40% de temps en moyenne.

Entre la Chine et la Russie, les relations économiques ne cessent de se renforcer : le gazoduc sibérien reliant la Russie à la Chine doit être achevé en 2019, et l’équipementier Huawei a obtenu un feu vert pour développer un réseau 5G en Russie.

Il est 16 heures dans les îles MARSHALL. Barrage contre le Pacifique chinois.

L’affaire de l’atoll de Rongelap s’inscrit dans la grande ambition de Pékin des Nouvelles Routes de la soie, visant à connecter l’ensemble de la planète par des liaisons ferroviaires, routières et maritimes.

Il est 15 heures à HONIARA, îles Salomon. Le domino taïwanais prêt à tomber.

La Chine frappe avec insistance à la porte des îles Salomon. Elle a investi massivement ces dernières années dans l’archipel océanien, pour en devenir un acteur économique incontournable…Pékin absorbe les deux tiers des exportations des îles Salomon (contre seulement 1% pour Taïwan).

Il est 14 heures à CANBERRA, en Australie. WeChat s’invite dans la campagne électorale.

Après avoir ouvert grandes ses portes, l’Australie a compris un peu tard que les tentacules chinois s’étaient étendus à tous les secteurs d’activité du pays.

L’influence développée par la Chine en Australie doit être contenue, sous peine de voir s’accroître la dépendance déjà forte du pays océanien vis-à-vis du géant d’Asie.

Il est 13 heures à TOKYO. La cyberguerre est déclarée.

Le cyberespace est devenu le cinquième terrain d’opération militaire après la terre, la mer, le ciel et l’espace. La troisième guerre mondiale se déroulera peut-être sur les réseaux ; les leaders politiques des grandes puissances en sont convaincus.

Il est midi à BENTONG, en Malaisie. La folie durian.

Le durian, ce fruit magique devenu le nouvel or de la Malaisie…Cher et épouvantablement odorant, le fruit s’est transformé en un accessoire chic et indispensable à Pékin ou à Shanghaï.

Epilogue Il est midi le 1er octobre 2029 sur la base spatiale de WENCHANG. Un petit pas pour les taïkonautes, un grand bond pour la Chine.

La Chine, première puissance économique mondiale, domine de toute sa puissance le business planétaire…Les routes de la soie qui sillonnent désormais la planète sur terre comme sur mer n’ont constitué qu’une première étape. En se projetant vers l’espace et la Voie lactée, Xi Jinping veut placer l’empire du Milieu au centre de l’humanité.

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PRET POUR L’ACTION - 52 stratégies pour devenir vraiment efficace! de David ALLEN - Leduc.s

Prêt pour l'action ; 52 stratégies pour devenir vraiment efficace !Émetteur du verbatim : François C.

I LIBÉRER SON ESPRIT POUR ÊTRE CRÉATIF

 

  1. Faire le ménage ouvre de nouveaux horizons
Terminer ce qu’on a commencé, qu’il s’agisse de projets importants ou de boîtes de vieilleries qu’il reste à trier et à organiser, fait naître une énergie plus grande, plus claire et plus complète pour ce qui peut arriver.

 

  1. Pour vivre sans remords
Le stress vient des engagements non tenus que vous avez pris envers vous-même. Vous pouvez vous débarrasser de ce stress uniquement en annulant l’engagement, en le respectant ou en le renégociant.

 

  1. Une meilleure connaissance de ses engagements
La concentration et la coopération sont complémentaires. Vous devez coopérer avec vous-même et votre environnement pour combattre la résistance et la distraction, donc vous devez vous concentrer. Et vous devez vous concentrer pour clarifier la nature des choses et voir comment vous pouvez les entreprendre en coopérant.

 

  1. Pour savoir où aller, il faut savoir où on se trouve
  1. Des occasions illimitées et des possibilités limitées
Afin que l’expressivité soit à son meilleur niveau, il faut se servir de son intelligence, mais aussi être conscient de ses limites.

 

  1. Deux engagements en tête engendrent stress et échec
Dès que vous êtes aux prises avec deux affaires inachevées surviennent la frustration et l’angoisse. Votre côté créatif tente de remplir les deux engagements à la fois, ce qui est impossible. Mais pas question d’abandonner, il essaie encore et encore.

 

  1. Être conscient de ses priorités
Clarifiez et définissez tous les résultats, grands et petits, que vous vous êtes engagé à atteindre et les actions requises pour y arriver. Vous serez alors prêt à jouer d’efficacité en les atteignant tous, dès que vous le pouvez, et à vous sentir en paix avec la façon dont vous progressez.

 

  1. Régler les choses en suspens libère de l’énergie
Alors les priorités, la vision et le plan apparaissent, ancrés, avec des racines solides.

 

  1. On y pense? Donc, ce n’est pas fait…
La solution est simple. Notez l’action à faire. Regardez-la. Faites-la ou dites-vous: «Pas tout de suite.»

 

  1. La créativité se manifeste quand on lui donne de la place
Lorsque l’espace mental est surpeuplé de distractions, de contrats et de trucs non gérés, la circulation est limitée. Nettoyez ses conduits et vous favoriserez une nouvelle réflexion productive qui viendra presque d’elle-même.

 

  1. Plus le canal est profond, plus le courant est grand
Faire le ménage dans les structures de notre vie et de notre travail, et les rationaliser, augmente notre capacité à tenir des engagements plus importants dans la société… Elle invite à la participation, sur un plan profond et créatif. À l’opposé, les problèmes non résolus et les structures vulnérables se protégeront en étouffant automatiquement et inconsciemment toute nouvelle donnée.

 

  1. L’inquiétude ne mène à rien
Vous inquiéter sans jamais rien faire est un gaspillage de temps et d’énergie.

 

  1. Rester maître de son travail
Les choses non saisies, non clarifiées et, par conséquent, non gérées, envers lesquelles vous vous êtes engagé, s’emparent d’une partie de vous et ne vous laissent aucun répit… Régler les choses qui demandent votre attention pour pouvoir faire ensuite ce qui vous plaît. Et le faire pleinement, en y mettant toute votre concentration et votre énergie créative.

 

II SE CONCENTRER DE FAÇON PRODUCTIVE

 

  1. Regarder de haut pour mieux voir
On ne trouve jamais la clarté dans ce qui est trouble. Il faut lâcher prise et regarder de haut.

À quand remonte votre dernière pause-direction pour prendre un peu de recul sur ce que vous faites? Est-ce le moment d’en prendre une autre?

 

  1. Visualiser pour savoir comment faire
La réflexion axée sur les résultats, tout comme la volonté de visualiser une réalité avant qu’elle se concrétise, est une compétence magistrale que nous pourrions tous développer davantage.

 

  1. Travailler assez fort est impossible
Nous sommes portés à nous rappeler les éléments emmagasinés dans notre cerveau en partant du dernier (le plus récent dans le temps) et du plus significatif émotionnellement, ce qui n’est certainement pas le système de traitement de dossiers le plus efficace.

 

  1. L’énergie suit la pensée
Avoir des pensées est une chose, les nourrir consciemment en est une autre. Vous êtes puissant en tout temps, par l’attention et l’intention… La concentration et la vision opèrent en nous pour déclencher inconsciemment de nouvelles perceptions et de nouveaux comportements.

 

  1. Un but clair est facile à atteindre
Plus votre vision ou votre intention est précise, plus votre créativité sera débordante. Mieux vous connaissez le pourquoi de vos gestes, plus vous vous sentez libre d’explorer divers moyens de les accomplir.

 

  1. Mieux est meilleur que bien
L’attention intentionnelle sur l’accomplissement total de son but génère de l’information et de l’inspiration qui ne peuvent être accessibles autrement… Quel est le mieux que vous puissiez faire en ce moment, avec la conscience et les ressources que vous pouvez réunir tout de suite?

 

  1. Changer l’objet de son attention pour changer de résultat
Si vous recherchez des résultats différents, vous devez porter votre attention sur autre chose. Une fois que vous aurez changé l’image dans votre esprit, différentes solutions, innovations commenceront automatiquement à se produire.

 

  1. La perspective, une notion précieuse
Placer les choses dans un contexte différent peut produire des idées et des solutions nouvelles. Votre point de vue peut transformer les pires situations en des expériences positives.

 

  1. S’arrêter pour réfléchir
Nous devons : Ces trois comportements permettent d’être extrêmement compétent en matière de travail.

 

  1. Ne pas craindre de réfléchir
Décidez du résultat et de la mesure à prendre, inscrivez-les dans un endroit où votre cerveau le récupérera au moment opportun et voyez comme vous respirez plus librement.

 

  1. Améliorer son efficacité
Lorsqu’un but, une norme ou un objectif est évident, le mieux à faire est de l’atteindre avec le moins d’effort possible. Vous ne gaspillerez pas d’énergie et vous libérerez vos ressources pour autre chose que vous désirez obtenir ou réaliser.

 

  1. Une seule chose dans sa bulle
En tout temps, accorder toute son attention à la seule chose qui se présente est la marque d’un rendement élevé.

Qu’est-ce qui vous empêche d’être totalement présent à ce que vous faites, aujourd’hui? Que pourriez-vous faire pour améliorer la situation?

 

  1. Faire ou être ?
Votre vision du futur, ce que vous souhaitez… change la substance et la qualité des décisions que vous prenez dans le moment présent. Elle modifie ce que vous choisissez de percevoir, de sentir et de faire dans le présent.

Être ou faire n’est pas la question. Celle-ci est: quel type d’action concorde-t-il le mieux avec ma façon d’être?

 

III CRÉER DES STRUCTURES QUI FONCTIONNENT

 

  1. La stabilité sur un plan ouvre à la créativité sur un autre
Il est difficile d’être pleinement créatif sans structure ni contrainte. Essayez de peindre sans toile. La créativité et la liberté sont les deux côtés de la médaille. Et tout le monde aime gagner sur les deux tableaux. Vous voulez la liberté? Organisez-vous. Vous voulez être organisé? Soyez créatif.

 

  1. Définir et connaître, pour une productivité maximale
Le visionnaire et l’exécutant.

Mais lorsque mon côté visionnaire se met à penser à toutes les tâches et à tout le travail que je me suis imposés, je m’en veux. Et lorsque l’exécutant en moi passe à l’action, termine son travail et se met à vouloir réfléchir à des choses plus importantes, je me dégonfle moralement et veux disparaître.

 

  1. Une bonne gestion mène à un esprit libéré
Avec les années, j’ai compris que ce que j’appelle la révision hebdomadaire, la mise à jour de toutes nos listes, est l’habitude la plus importante à adopter pour que le contrôle tranquille devienne un mode de vie plutôt qu’une expérience exceptionnelle… Nous avons besoin, une fois par semaine, de nous éloigner de l’arbre pour mieux voir la forêt (effectuer une revue complète de tous vos projets et étapes à suivre).

 

  1. La capacité de réagir améliore le rendement
Tout ce qui peut améliorer votre conscience de l’environnement, accélérer votre temps de réaction et équilibrer votre système interne (pour éliminer les réactions molles ou exagérées) vous donnera un avantage concurrentiel et améliorera votre rendement.

 

  1. Les conséquences de la présence d’un maillon faible
L’interaction qui a lieu avant que la situation devienne critique est plus consciente et proactive… Le système ne fait pas en sorte qu’on se débarrasse des problèmes ni des défis ; il permet seulement qu’on les remarque plus tôt et qu’on les règle avec plus de grâce et de facilité.

 

  1. Le secret de l’efficacité du système : un roulement silencieux
La mise en place, le changement ou l’amélioration de votre système n’ont qu’un but: vous faire oublier celui-ci le plus rapidement possible.

Quelles procédures avez-vous mises en place qui fonctionnent bien parce que vous n’y pensez plus?

 

  1. Se mettre sur la bonne voie
Souvent, la forme déclenche l’attention qui, à son tour, alimente l’intention, qui produit l’énergie créative et le contenu. Si vous voulez faire de l’exercice, mettez une tenue de sport. Si vous voulez écrire un livre, inventez un titre et lancez votre logiciel de traitement de texte.

 

  1. Impossible de gagner au jeu sans connaître les règles
Les deux plus grands défis dans la définition du travail sont de penser à ce qu’on fait et de réagir à ce à quoi on pense.

Une liste complète et bien définie de projets, mise à jour et révisée au moins une fois par semaine, est le secret de la productivité sans stress

 

  1. Le partage des responsabilités n’est pas rentable
Lorsqu’une tâche à effectuer est partagée par plusieurs personnes, les détails pertinents sont bien souvent oubliés. La responsabilité partagée porte des fruits lorsqu’au moins une personne présume qu’elle est entièrement responsable. Un bateau ne peut avoir qu’un capitaine à la fois.

 

  1. Préciser ses principes au lieu de polir ses politiques
Les règles apparaissent habituellement quand les principes ne sont pas clairs ou fiables. Lorsque vous savez que les gens ont accepté les normes et valeurs collectives, vous pouvez les laisser agir en toute liberté. Dans le cas contraire, vous devez resserrer votre gestion avec des règles, ce qui vous demande, à la longue, beaucoup plus d’énergie.

 

  1. Réfléchir à son travail plutôt que d’y penser
Quelle discipline ou structure devez-vous instaurer, s’il y a lieu, pour libérer votre esprit et vous permettre d’atteindre un niveau plus élevé de réflexion?

 

  1. Ces pensées qui ont plus de valeur qu’on ne le pense
Expansion et contraction. Création et exécution. Cerveau droit, cerveau gauche. Yin et yang. L’équilibre entre ces polarités accroît notre productivité… Réglez vos problèmes avec concentration, et la créativité éclatera.

 

  1. Petites ressources, grandes réussites
Dans le feu de l’action, nous nous promettons de nous organiser, plus tard… Arrive plus tard et la pression a disparu.

C’est lorsque vous devez choisir comment répartir vos ressources limitées qu’apparaît le besoin d’y voir clair et de faire preuve d’efficacité… Les personnes les plus efficaces sont celles qui ont le moins d’écart par rapport aux engagements qu’elles ont pris.

 

IV SE DEÉTENDRE ET PASSER A L’ACTION

 

  1. Être le seul acteur de sa pièce
Vous êtes votre propre scénariste, producteur, réalisateur, et pourtant un simple figurant dans la pièce de quelqu’un d’autre. Les meilleures équipes attendent une telle intégrité de la part des joueurs. Les meilleurs joueurs gèrent leur propre jeu, quoi qu’il en soit. Nous sommes tous seuls ensemble.

 

  1. Le contrôle excessif fait perdre le contrôle
Exercer un contrôle trop serré peut limiter votre capacité à traiter les situations au point de vue le plus productif. La microgestion, la gestion à outrance, peut être un piège alléchant pour faire travailler et obtenir des résultats. Les détails, c’est bien, pourvu qu’ils soient justifiés.

 

  1. L’amélioration perpétuelle
Préparez-vous au pire, imaginez le mieux et visez entre les deux. «Préparez-vous au pire» équivaut à régler toutes les choses en suspens et à ne pas vous exposer au découragement qu’accompagnent les engagements confus ou non renégociés. «Imaginez le mieux» signifie vous concentrer le plus possible sur les énergies et les résultats positifs. «Visez entre les deux» veut dire sauter.

 

  1. La gestion sur plusieurs plans
Vous existez sur plusieurs plans. Si vous évitez l’un d’eux, vous risquez de nuire aux autres. Dans la mesure où vous les gérez tous également, vous appréciez davantage et transcendez la situation dans son ensemble.

 

  1. La relaxation: la voie du pouvoir
Trouvez ce qui vous stresse et réglez le problème, tout de suite, si vous voulez être efficace sur tous les plans. Être détendu et capable de se concentrer sur la situation présente, sans réagir de manière exagérée ou trop mollement, est un art. C’est ce qui permet d’accéder au pouvoir suprême.

 

  1. Des surprises qui n’en sont plus
Nier la réalité du changement incessant engendre résistance et frustration. Se plaindre des interférences génère une énergie improductive. Éliminez la cause du dérangement ou intégrez-la dans votre travail, puis passez à autre chose.

 

  1. Voir loin permet de se déplacer en douceur
Les gens qui peuvent voir de loin ce qu’ils font accomplissent des actions qui semblent plus raffinées. Dans un sens, plus la cible que vous vous êtes fixée est éloignée, plus vous percevez d’options pour l’atteindre et plus il est facile de corriger le tir.

 

  1. Ralentir pour accélérer
Détendez-vous. Vous devez embrayer pour changer de vitesse. Vous devez lâcher prise pour pouvoir vous engager à un autre niveau, plus exigeant. Lorsque vous n’éprouvez pas du tout le besoin de ralentir, c’est probablement le meilleur moment de le faire.

 

  1. Pas le temps de réaliser un projet?
Comme les gens ne traduisent pas leur projet en différentes étapes à franchir les unes à la suite des autres, la perception du manque de temps pour réaliser un projet les empêche d’aller de l’avant. Plusieurs projets essentiels sont souvent suspendus, alors que l’étape suivante aurait pu se faire en moins de deux si on avait pris la peine de la déterminer.

 

  1. De petits gestes constants créent un impact majeur
Le vrai changement n’est pas un feu de paille: cela exige un engagement sérieux à un nouveau stade d’interaction. Investir tous les mois un petit pourcentage de son revenu, faire de l’exercice une fois par semaine, prendre le temps de réfléchir ou de méditer quelques minutes chaque soir, voilà les secrets pour progresser régulièrement.

 

  1. Agir pour connaître
Si vous attendez d’apprendre quelque chose avant de faire quelque chose, vous ne ferez probablement ni l’un ni l’autre. Si vous activez votre corps, votre pensée et votre esprit, vous découvrirez plein de choses qui auraient été inaccessibles autrement.

 

  1. Il est plus facile d’avancer quand on est en mouvement
Se mettre en mouvement demande plus d’effort que de changer de direction. Si vous êtes engagé positivement dans un aspect de votre vie, il vous est plus facile de faire face au changement et de passer à autre chose.

 

  1. Les plus grands succès viennent des échecs
Vous faites des erreurs uniquement lorsque vous jouez. Jouez quand vous pouvez gagner, et perdez aussi souvent que nécessaire pour atteindre votre but.

Avez-vous commis une erreur très grave dernièrement? Que vous a-t-elle appris?

 

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Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu des Chats de Bernard Werber - Albin Michel (livre illustré sur les chats)

Recommandation de Linda: Ah Bernard, tu es toujours aussi surprenant! J’ai adoré tout ce que tu as écrit: ta trilogie des fourmis mais surtout, mes préférés, Les thanatonautes et L’empire des anges. J’aime m'évader et me dire qu’il y a autre chose en ce monde et au delà. Dans ce livre tu nous fais plaisir.

Tout le monde aime les chats et tu leur consacres une encyclopédie entière et magnifiquement illustrée. Tu nous fait découvrir leur histoire, leur comportement et leur intelligence tout en leur laissant la parole.

Livre à lire absolument, car chat-gnifique! Un dernier mot: «Miaou*»

*traduction: ce livre va vous faire chat-virer.

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