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Verbatims et recommandations...

LE GRAND ECART, chronique d'une démocratie fragentée de Pascal PERRINEAU - Ed. Plon

 

Le grand écartÉmetteur du verbatim : François C.

C’est incontestablement le portrait d’une France politique changée, troublée, en certains points fracturée, dans un contexte de défiance politique majeure entre gouvernants et gouvernés, entre responsables politiques et citoyens, qui s’impose.

1ère partie Une disruption politique annoncée de longue date

Les vieux clivages (idéologique, social et territorial) ne constituent plus des repères forts à partir desquels les citoyens peuvent construire de manière claire leurs choix politiques et électoraux. Ils sont remplacés par des clivages plus transversaux, à l’œuvre dans de nombreux registres ou dimensions de la vie sociale, culturelle, économique et politique.

Le clivage de la globalisation économique

. La crise économique et financière, et ses effets.

. Le Rassemblement national à l’avant-garde du combat contre la mondialisation…Le passage, au cours des dernières décennies, d’un capitalisme industriel d’assistance à un capitalisme postindustriel plus individualiste s’est accompagné d’un véritable bouleversement du monde marqué par la fragmentation sociale et la désaffiliation vis-à-vis des groupes d’appartenance traditionnels, par l’individualisation des risques, la mobilité croissante et le double mouvement de diversification culturelle et ethnique à l’intérieur des sociétés…Marine Le Pen cherche à arrimer au RN des électeurs se considérant comme des victimes de ce qu’elle appelle « l’européo-mondialisme ».

. Une gauche anti- ou altermondialiste sur la défensive…un discours mêlant anti-libéralisme viscéral, exaltation de l’Etat et des services publics, et nationalisme imprégné de protectionnisme. C’est ce que Léon Blum appelait déjà dans les années 30 un programme « social-nationaliste ».

Le clivage européen

Le défi européen n’a cessé d’accentuer les processus de déliaison idéologique, sociale et territoriale à l’œuvre dans la société et dans le système politique français.

. Du consensus permissif autour de l’Europe au désamour… Aujourd’hui, seuls 35% de Français ont une image positive de l’Union européenne, alors que la moyenne européenne est de 43%.

. Du désamour au rejet? L’Europe incarne tout à la fois un mal bureaucratique, un mal néolibéral, un mal cosmopolite, un mal interventionniste…Le rejet de l’Europe bat ses records dans les milieux sociaux défavorisés: 74% des ouvriers et 66% des agriculteurs exploitants n’ont pas confiance dans l’U.E… Face à ce type de gouvernance européenne, la France est particulièrement mal à l’aise parce que notre bipolarité nationale a été pendant longtemps en complète contradiction avec les coalitions européennes organisées autour d’un «compromis centriste».

Le clivage autour des valeurs

. Le «libéralisme culturel»: «le développement d’un système de valeurs antiautoritaires, valorisant l’autonomie et l’épanouissement individuels, reconnaissant à chacun le droit au libre choix de son mode de vie».

. Liberté privée, ordre public. Le nouvel espace politique qui se dessine oppose, d’un côté, la défense des acquis sociaux associée au nationalisme et, de l’autre, une acceptation relative du libéralisme économique articulée au principe d’universalité.

. La demande d’autorité. Une demande d’appartenance, de communauté, d’autorité et d’identité, dont l’extrême droite et les néo-populismes se sont emparés, s’est peu à peu imposée… Marine Le Pen, héritière de la droite extrême, parviendra à s’enraciner fortement chez les ouvriers (60%), les employés (47%), les chômeurs (51%) et les sans-diplôme (46%), plus rétifs à la mondialisation, à la construction européenne et à la libéralisation culturelle.

La disruption en actes

. Des électeurs qui s’affranchissent. Les hésitations et les changements de choix ne cessent de progresser… Le terrain des mobilisations sociales est touché par une disruption de même ampleur que celle qui avait marqué en 2017 le paysage électoral et politique.

. Un nouvel espace partisan. Une dynamique travaillée par la tendance à la formation de trois pôles partisans (droite conservatrice identitaire, centre libéral mondialisateur et gauche démocrate éco-socialiste) sous l’influence de deux clivages, l’un à dominante culturelle (cosmopolites/identitaires) et l’autre à dominante économico-sociale (altermondialistes/néolibéraux)… Ces mouvements veulent inventer des formes politiques évolutives, mariant à la fois la verticalité de l’autorité du chef et l’horizontalité du réseau numérique et des procédures participatives.

. Le risque de la personnalisation et de l’élitisme. Le poids des catégories supérieures et des élites sociales (élections législatives de 2017) se renforce et constitue l’une des assemblées les plus élitistes de la Vème République.

Le désamour de l’opinion

. Une popularité en chute libre? Le monde nouveau d’Emmanuel Macron est atteint d’un processus de sénescence précoce. La démocratie représentative macronienne vacille sous les coups de boutoir de la démocratie directe des Gilets jaunes.

2ème partie L’irruption des Gilets jaunes : la démocratie directe en action

De quoi s’agit-il?

La relocalisation des enjeux, la quête d’une reconnaissance politique, l’occupation de nouveaux espaces comme les routes et les ponts figurent un nouveau mode de mobilisation sociale…Le mouvement met en scène cet affrontement avec les instruments du populisme : le registre affectif et émotionnel, l’absence de références idéologiques ou le recours au syncrétisme politique mêlant les sources d’inspiration.

L’épicentre du mouvement réside dans le périurbain, là où l’usage de la voiture est indispensable et constitue un trait fédérateur entre les différents groupes sociaux qui le peuplent.

Le désir d’une démocratie directe immédiate

Cette demande de démocratie directe se nourrit des déficits d’une démocratie représentative qui apparaît de plus en plus comme un régime politique d’élites professionnalisées.

Tous ces incidents porteurs d’une violence réelle ou symbolique témoignent de la vigueur de l’antiparlementarisme véhiculé par les Gilets jaunes.

. Une propension référendaire ancienne.

. La haine de la représentation.

. La logique insurrectionnelle.

. La souveraineté du peuple. Toute représentation verticale semble abolie au profit d’une communauté horizontale d’échanges d’informations et de mobilisation au travers des réseaux sociaux et des assemblées générales se tenant dans l’ensemble du territoire.

. La mise en images. Ainsi, tout en étant un mouvement social, les Gilets jaunes sont aussi un phénomène numérique…N’oublions pas que la moitié des Français s’informent désormais uniquement sur Facebook.

Cultures populaires, cultures populistes

. Un populisme sans chef.

. Une défiance généralisée. Cette défiance va de pair avec un incivisme fréquent dont on retrouve des traces dans les mouvements de désobéissance civile qui accompagnent la contestation de l’impôt.

. Ras-le-bol fiscal et sentiment de mépris.

Plus qu’un mouvement social: une volonté de rupture avec le système politique

Le mouvement politise des citoyens dont on voit bien contre quoi ils se mobilisent, mais dont les objectifs de changement social et politique restent plus difficiles à cerner. Cette forme de « politisation négative » exprime d’abord une culture politique du rejet et de la dénonciation.

. Une nouvelle grammaire de l’action. Le registre émotionnel et affectif y est prédominant. S’y expriment un ensemble de « passions tristes » comme la haine, la peur, la colère ou encore la violence… Faute de canalisations idéologiques, le mouvement est porté plus que d’autres par des passions, celles d’une foule en colère et chargée d’émotions.

La violence au rendez-vous

Le mouvement des Gilets jaunes laisse la place à une violence qui va donner du contenu et une liturgie au mouvement : la violence comme exutoire de la colère sociale, la violence comme réponse à la violence d’Etat, la violence comme processus de victimisation, la violence comme instrument de cohésion du groupe…

Le soutien des Français

La vitalité de cette démocratie d’opinion en acte explique le hiatus entre un mouvement qui n’a jamais dépassé 300 000 manifestants, et la force du soutien majoritaire et constant de l’opinion.

Depuis de longues années, des fractures sociales, territoriales et politiques traversant la société française mettent à mal sa cohésion… A ces refoulements historiques s’ajoute un registre plus contemporain marqué par l’horizontalité du Web, les mobilisations réticulaires, la circulation permanente et accélérée d’informations vraies ou fausses.

En février 2019, un cap est franchi, les Français insatisfaits ont la majorité absolue (52%).

3ème partie Le grand débat national : la démocratie participative à grande échelle

L’organisation du grand débat national

Quatre grands sujets : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.

Sept vecteurs de recueil de la parole des citoyens sont imaginés… Le grand débat réussira à mobiliser environ deux millions de citoyens, soit une proportion équivalant à environ 4% des inscrits sur les listes électorales.

Les paroles de la société française

Ces Français du grand débat ont fait entendre une parole qui concerne tout le pays et qui a une légitimité liée au nombre et à la diversité qu’ils représentent.

Parmi les thèmes importants qui jouent un rôle déterminant dans leur choix, les Français mettent : la santé (61%), la lutte contre le chômage (56%), le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat (54%), la maîtrise du niveau des impôts (52%).

« Solidarité », « fraternité », « communauté », « partage » sont des mots que j’ai beaucoup entendus.

Deux univers se côtoyaient, celui de l’affrontement direct de la démocratie manifestante et celui de l’apaisement lié à la lente construction du consensus caractéristique de la démocratie délibérative.

Le grand débat national et ses suites

Emmanuel Macron entend «assumer la clarté, la force d’un investissement dans les grandes transitions pour bâtir la confiance». Il fixe pour cela une feuille de route.

Dès que l’on quitte le seul cercle des proches de La République en marche, l’insatisfaction et au mieux le scepticisme règnent en maître, et cela est encore plus marqué parmi les Français se positionnant à gauche qu’à droite.

Les difficultés sont devant… Le dilemme de la démocratie est de savoir si la crise de la démocratie peut trouver une réponse dans une participation citoyenne accrue ou, au contraire, si l’on va vers une démocratie furtive dans laquelle le rôle du citoyen demeure central, mais où la place des experts et des technocrates est accrue.

4ème partie Les élections européennes : la démocratie représentative à l’épreuve

De nouvelles formes de délibération démocratique se développent et parfois s’institutionnalisent : réunions d’initiative locale dans le cadre du grand débat, conférences citoyennes régionales, conférences de consensus, focus groups, sondages délibératifs, jurys de citoyens, comités de quartier, etc.

La démocratie représentative sous tension

. L’habitude de l’abstention

Cette population d’abstentionnistes protestataires s’accroît tendanciellement et agrandit le fossé qui sépare le monde de la représentation politique et celui de citoyens intéressés par la chose publique mais insatisfaits de l’offre politique.

Les voies de la démocratie directe et de la démocratie participative sont explorées par nombre de déçus de la démocratie représentative et de son moment essentiel qu’est l’élection.

. Des corps intermédiaires affaiblis. Le 26 mai dernier, 44% des électeurs se sont tournés vers des listes de nature protestataire. Déjà, lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, les candidats de ces courants avaient rassemblé 41% des voix.

. Vers un cycle de politisation négative. Le mouvement des Gilets jaunes n’a pas trouvé sa représentation électorale en son sein, mais il a très clairement trouvé un débouché politique au travers des votes pour des forces extrêmes.

. Une déliaison de la représentation politique. Sur de nombreux thèmes, les vieux collectifs d’appartenance idéologique connaissent une vraie crise d’identité. Des clivages pluriels traversent désormais toute la stratification sociale : sécurité et insécurité de l’emploi, ménages à un salaire et ménages à deux salaires, accès différencié aux ressources distribuées par l’Etat-providence.

. Une perte des grands référents. Les organisations politiques sont peu représentatives de la diversité sociale de la population. Elles ne comptent en leur sein que très peu de femmes, de jeunes et de citoyens issus de couches populaires ; ne sont plus en phase avec la population ; représentent de moins en moins les Français dans toute leur diversité.

Les jeunes peuvent se retrouver nombreux dans des organisations plus souples et orientées vers des formes nouvelles de militantisme moral : organisations humanitaires, organisations de défense des minorités, mouvements altermondialistes, mouvements écologiques.

La réponse des élections européennes

Si l’on ajoute la protestation abstentionniste à la protestation des urnes, c’est une majorité absolue de Français qui a choisi la voie protestataire.

. La dispersion de l’offre électorale. Cette crise de la fonction d’intégration et de hiérarchisation des demande politiques, traditionnellement endossée par les partis politiques de gouvernement, favorise les forces protestataires et hors système qui répondent mieux à la demande de prise en compte d’enjeux circonstanciés et circonscrits.

. Les forces protestataires aux portes du pouvoir?

. La concurrence des populismes. En France comme ailleurs, les populismes de droite se portent beaucoup mieux que les populismes de gauche.

La gauche n’a plus la capacité d’exprimer sur la scène politique et électorale la fracture sociale qui traverse l’électorat, et au-delà la société française.

. Protestation des Gilets jaunes et protestation électorale. La difficulté des organisations arrimées à la démocratie directe à entrer de manière durable dans l’univers de la représentation politique.

Conclusion

Le grand défi des années qui viennent est l’articulation des trois démocraties qui se sont exprimées avec vigueur en 2019 : la démocratie directe et immédiate de la manifestation, la démocratie participative et délibérative du grand débat, et la démocratie représentative des élections européennes. Pour l’instant, ces trois démocraties divergent quant au contenu politique dont elles sont porteuses. C’est le grand écart.

Dans nos sociétés postmodernes, la démocratie représentative demeure essentielle pour les citoyens, mais elle doit dorénavant composer avec d’autres demande, avec des usages plus diversifiés, plus expressifs et plus directs. C’est à ce prix que le projet démocratique restera crédible, vivant et par là même porteur d’espérance.

UNE BREVE ÉTERNITÉ - Philosophie de la longévité de Pascal BRUCKNER - Ed. Grasset 2019

Émetteur du florilège: François C.

La condition humaine fuit de partout, nous entrons dans l’ère des générations et des identités liquides. Nous ne voulons pas céder à l’intimidation des grands chiffres, nous réclamons le droit de déplacer le curseur à volonté. Naturalisés de fraîche date dans la tribu des quinquagénaires ou des sexagénaires, nous commençons par en refuser les codes.

Depuis un siècle, en effet, l’espèce humaine joue les prolongations, du moins dans les pays riches, où l’espérance de vie a augmenté de vingt à trente ans.

C’est l’avantage des comptes à rebours: ils nous rendent avides de chaque moment qui passe. Après 50 ans, la vie devrait être requise par l’urgence, habitée d’une variété inépuisable d’appétits.

Prendre de l’âge, c’est entrer dans l’ordre du calcul: tout nous est compté, chaque jour qui passe raréfie les options, nous oblige au discernement.

En vérité, il se pourrait que le secret d’une vieillesse heureuse réside exactement dans la démarche invere : cultiver jusque sur le tard toutes ses passions, toutes ses capacités, ne délaisser aucune volupté, aucune curiosité, se lancer des défis impossibles, continuer jusqu’au dernier jour à aimer, travailler, voyager, rester ouvert sur le monde et sur les autres.

Pour finir, bien sûr, nous serons vaincus. L’essentiel, c’est de ne jamais intérioriser la défaite et ce jusqu’au terme.

La vérité d’une vie épanouie est dans l’épreuve qui fortifie et non dans le repos qui affaiblit.

Nous oscillons en permanence entre la promesse et le programme, l’entrain et l’entropie… Tant que la promesse l’emporte sur le programme, nous tenons debout.

Tel est l’enjeu: ce nouvel âge sera-t-il une maturité transfigurée ou une post-adolescence chevrotante, au bord du gouffre? Il sera très probablement une tension entre ces deux états, une schizophrénie assumée.

Il faut chanter l’habitude. Elle est l’habit dont nous revêtons nos actes, l’habitat qui nous structure, l’étoffe mentale de nos jours… Nous ne sommes jamais que les créatures de nos habitudes, lesquelles sont plus difficiles à déraciner qu’une croyance.

Même si nous restons tentés par la perspective du grand chambardement, nous savons mieux qu’auparavant ce qu’il est précieux de sauvegarder, permis d’espérer et déraisonnable de convoiter.

La vie a la double structure de la rengaine et de la surprise. La répétition fertile nous protège du radotage stérile. Elle est une source de plaisir quand elle produit du nouveau sous le masque du déjà-vu, dynamite la convention pour l’emporter ailleurs.

La vraie vie n’est pas héroïque ou extravagante, elle est d’abord terre à terre, dans le besoin ressenti et assouvi, le quotidien partagé. Nous sommes faits de «petits aujourd’hui»… Il faut donc commencer par s’obstiner: ne pas ralentir, ne pas dételer, ne pas céder. Faire comme si on allait durer des décennies, continuer à prévoir, à projeter.

Jusqu’au bout nous ne sommes qu’ébauchés et nous partons inaccomplis… Il y a des re-départs tardifs dans l’existence qui recèlent toute une épaisseur de destins possibles.

Il y a donc dans le bien vivre, à tout âge, deux propositions complémentaires: celle du carpe diem, l’art de cueillir le jour, l’heure, l’occasion et celle du projet, du temps long dont on ne saurait envisager le terme. Chaque moment est définitif, chaque moment est un passage.

La création ou la récréation de soi jaillit toujours de la lutte entre une forme imitée et une forme nouvelle qui cherche à émerger. Nous commençons par céder aux automatismes, par reproduire des comportements usuels avant de les altérer tant soit peu.

La seule jouvence qui nous attend, passé un certain âge, n’est pas celle du corps comme dans le mythe de Faust mais de l’intelligence et de l’émotion.

Le secret d’une maturité heureuse, c’est d’abord l’indifférence à la maturité en tant qu’assignation. Le dépérissement progressif marche de pair avec la rédemption, nous voulons à tout instant rester sage et fou, cumuler la raison et l’espièglerie, la prudence et la témérité.

Si la vie a souvent été comparée à une échelle, nous réalisons, à mesure que nous montons, que les derniers barreaux ne sont adossés à aucun mur mais reposent sur le vide… Il faut continuer à grimper comme si l’ascension ne devait jamais s’arrêter.

Le sexe, offert en principe à tous en Occident, est un sexe refusé à beaucoup: la liberté affichée est surtout l’intimation faite aux obscurs, aux laiderons de se résigner à la solitude et à la misère.

À tout âge nous avons le choix entre un tourment fécond et un bien-être fade. Telle est la difficulté: la grande maturité est traversée par des appétits sans l’autorisation de les manifester. Le corps devrait s’assagir à mesure que la sève de la jeunesse le quitte. Mais nous ne savons pas tout ce que peut un corps (Spinoza), à quelle démesure il peut atteindre. Il y a plus de ressources en nous que ce que nous croyons.

A vécu celui ou celle qui a croisé l’éternité dans le temps, à travers l’amour et l’amitié et a éprouvé le sentiment d’exister au plus proche de l’Être. La vraie tragédie est de cesser un jour d’aimer et de convoiter, de tarir la double source qui nous rattache au monde et aux autres. Le contraire de la sexualité n’est pas l’abstinence, c’est la fatigue de vivre… Dès qu’Eros et Agapé se taisent, Thanatos a déjà gagné.

Regarde mon visage, mon nom est: Ce qui aurait pu arriver, on m’appelle aussi Jamais plus, Trop tard, Adieu.

Chaque vie s’élève sur le rejet ou l’exclusion d’autres projets. Ou plutôt elle prospère sur un crime: celui des virtualités qu’elle a tuées et qui n’ont pas pu s’épanouir.

La survie biologique n’est pas la valeur ultime: liberté et dignité lui sont supérieures. Quand sont perdues l’autonomie et la capacité de partager le monde avec les autres, quand manger, respirer, dormir sont devenus des quasi-supplices, il est temps de s’éclipser, de tirer sa révérence.

Quand le kairos passe près de nous, trois possibilités se présentent: soit on ne le voit pas, soit on le voit et on ne fait rien, soit on le saisit par les cheveux et on le maîtrise… Seul l’homme ou la femme d’action, aidé par son intuition, sait saisir l’instant et ne plus le lâcher, laissant tous ses rivaux derrière lui, penauds.

Un moment arrive où il faut en finir avec le «Qui suis-je?» pour lui substituer un «Que puis-je?». Que m’est-il permis d’entreprendre à cette période de mon existence?… La richesse d’un destin est toujours liée aux rencontres qui l’ont émaillé et sans lesquelles chacun de nous n’aurait aucune épaisseur. Vieillir, c’est honorer une reconnaissance de dette sans fin, nous sommes faits de tous ces autrui que nous avons croisés, chacun de nous est une œuvre collective qui dit Je.

Bien vivre, à tout âge, pourrait se résumer à un double commandement: ne plus changer, une fois trouvée la bonne formule, mais demeurer disponible aux beautés du monde.

Aux principes de plaisir et de réalité, il faudrait en rajouter un troisième, le principe du Dehors en tant qu’il est le royaume de la diversité, de l’inépuisable saveur des choses. L’ailleurs, l’étranger sont souvent le lieu de la révélation.

Peut-être faut-il, pour éviter la rouille de l’âme, loger en soi son bon ennemi, selon un précepte des Évangiles, le daïmon fécond et non stérile. Apprendre à devenir à soi-même son meilleur adversaire, celui qui vous réveille et vous stimule par son aiguillon.

Il y a une fatigue d’être rivé à soi comme l’huître à son rocher et une beauté de se quitter un peu, d’être mis à l’épreuve de la nouveauté ou de l’altérité. Qui pourrait m’enrichir, me relier à plus vaste que moi?

Tel est l’été indien de la vie: la reconquête des possibles perdus même si le champ des virtualités s’amenuise chaque jour telle une peau de chagrin. Il faut rester une conscience ouverte qui se laisse émouvoir et affecter, sans être jamais rassasiée.

Nous devenons tous, à partir d’un certain âge, des immigrés dans le temps… Chaque génération ne peut remplir qu’un rôle historique précis après quoi elle doit céder la place. Elle est un maillon dans une longue chaîne qui l’a précédée et lui survivra.

La mort n’est pas un ennemi avec lequel nous pourrions négocier mais une loi implacable qui n’a de cesse d’éroder, jour après jour, notre processus vital.

Où Rilke exprime la mélancolie de la caducité, Freud exalte l’allégresse du périssable… Si tout ne sombrait pas, y compris nous-même un jour, la vie serait intolérable, la permanence aussi affreuse que l’éclipse. Il y a une poignante grandeur de ce qui ne dure pas, sinon dans le clignotement de la révélation fugitive, dans la convergence de l’instant et du toujours.

Intensité ou prolongation: telle est l’alternative, évidemment intenable. La platitude de longues années sans saveur ou la plénitude d’un temps véritablement vécu.

La maladie nous enseigne au moins trois choses: la prudence, la résistance et la fragilité.

Reste qu’une maladie… est plus qu’un accident. C’est une aventure, une autre allure de la vie dont chacun est à la fois la victime et le bénéficiaire. Être à la merci de ses boyaux, de ses bronches, de ses articulations est une belle leçon d’humilité.

La maladie est le salaire de la longévité. Certaines vous protègent de maux plus graves: ce sont des pare-feux dont la récurrence vous évite peut-être d’être frappé d’autres troubles.

Le seul sens de la maladie c’est de la combattre, même si elle devient avec le temps un double entrelacé à nos vies. On la tient à distance bien que l’on devine la lutte sans issue… Le spectre de la fin nous rend la lumière de chaque jour plus lumineuse.

La certitude de mourir un jour transforme la vie en tragédie et en passion: l’impermanence de toutes choses accroît notre volonté de mordre l’existence à pleines dents.

L’extinction progressive des êtres chers, à mesure que l’on avance en âge, désertifie le monde et fait du survivant un anachronisme dans un univers vide.

La forme suprême de la délicatesse, en matière de consolation, c’est d’être là et d’entourer la personne d’un vaste anneau d’affection jusqu’à ce qu’elle puisse voler à nouveau de ses propres ailes.

Pour comprendre le monde et agir sur lui, il faut entrelacer sans fin les générations par des liens d’amitié, d’intérêts et de conversation afin qu’elles échangent de toutes les façons possibles.

Si grandir, c’est s’affirmer, vieillir c’est chanceler. Le fait d’avoir vécu ne fait pas de moi un possédant mais un dépossédé. Je suis privé de toutes ces années écoulées qui s’additionnent en quelque sorte négativement en se soustrayant à mon être. Je ne puis les thésauriser comme un trésor, au contraire elles me sont comptées à débit. Le temps me dérobe mes certitudes, entame ma résolution.

Pour se prolonger, il faut commencer par se surcharger d’obligations nouvelles. La liberté n’est pas un renoncement, mais un surcroît de responsabilités. Elle ne déleste pas, elle alourdit… La vie n’est pas une maladie dont il faille se remettre. À tout âge, le salut est dans le travail, l’engagement, l’étude.

Jusqu’au bout, il faut demeurer des êtres du oui, de l’adhésion inconditionnelle à ce qui est: célébrer la splendeur du monde, ses éblouissements. Résider sur cette terre est un miracle même si c’est un miracle menacé. Mûrir, c’est entrer dans un exercice d’admiration sans fin, retrouver mille occasions de s’émerveiller devant la grâce d’un animal, d’un paysage, d’une œuvre d’art, d’une musique.

*

LA PUISSANCE DE LA JOIE de Frédéric LENOIR - Ed. Fayard

Émetteur du verbatim : François C.

LE PLAISIR, LE BONHEUR, LA JOIE

Il n’y a pas de bonheur sans plaisir, mais, pour être heureux, nous devons apprendre à discerner et à modérer nos plaisirs.

La «voie du juste milieu», celle de la tempérance et de l’équilibre, qui est aussi source de bonheur. La tradition chinoise donne à cette voie le nom d’ «harmonie», un état d’équilibre permettant la circulation fluide de l’énergie.

On évoque des «moments de bonheur», alors que pour les philosophes et les sages, le bonheur ne peut être fugace, c’est un état durable, l’aboutissement d’un travail, d’une volonté, d’un effort. En fait, nous confondons plaisir et bonheur et nous sommes bien davantage en quête de plaisirs sans cesse renouvelés que d’un bonheur profond et durable.

En même temps que ce sentiment d’euphorie, la joie apporte une force qui augmente notre puissance d’exister. Elle nous rend pleinement vivants.

LES PHILOSOPHES DE LA JOIE

. Michel de Montaigne

. Baruch Spinoza: Permettre une conversion du désir vers les joies les plus actives, donc les plus vraies, les plus profondes et les plus durables.

. Friedrich Nietzsche: Le principe de joie, c’est la puissance et tout ce qui augmente notre force vitale.

. Henri Bergson: La vie existe pour être créatrice. Et la joie est intrinsèquement liée à la création, elle est l’expérience d’aboutissement de la vie: quand la vie réussit, quand elle atteint ce pour quoi elle est faite, on est dans la joie.

LAISSER FLEURIR LA JOIE

Il existe un état d’esprit, un certain nombre d’attitudes, de manières d’être, qui nous permettent de créer ce terreau propice à la venue de la joie:

. L’attention: Il nous faut réapprendre à voir, à toucher, à regarder, à sentir, mais aussi à ressentir intérieurement, à ne pas nous couper de nos émotions.

. La présence: Elle va au-delà du simple fait d’être attentif. Elle est une attention qui engage tout notre être: nos sens, mais aussi notre cœur et notre esprit.

. La méditation: La pleine conscience ne consiste ni à penser ni à réfléchir, mais simplement à être attentif. Je préférerais nommer la mindfulness «pleine attention».

. La confiance et l’ouverture du cœur: Accepter la douleur, c’est le prix à payer pour une vie émotionnelle riche… Pour ouvrir son cœur, il faut avoir confiance dans la vie.

. La bienveillance: La joie est le fruit d’un amour altruiste qui consiste à se réjouir du bonheur de l’autre. Cet amour et la joie qui l’accompagne prennent racine dans la bienveillance, maitri en sanskrit, que ressent le pratiquant envers tout être vivant.

. La gratuité: La joie survient bien souvent quand on n’attend rien, quand on n’a rien à gagner.

. La gratitude: C’est d’abord remercier la vie, ne pas se montrer ingrat envers elle, mais c’est aussi savoir lui rendre ce qu’elle nous a donné. La vie est un échange permanent. Nous recevons, apprenons à donner.

. La persévérance dans l’effort: Ma joie était à la mesure de l’effort consenti et de l’angoisse surmontée. Nous avons tous fait l’expérience de ces belles joies, fruits de la persévérance dans l’effort.

. Le lâcher-prise et le consentement: À partir du moment où l’on n’est plus dans l’obsession de tout maîtriser, nous nous plaçons dans une attitude d’ouverture du cœur, dans une disponibilité d’esprit propice à la joie.

L’expérience taoïste du lâcher-prise nous met dans la joie du flux. En y consentant, on accepte d’accompagner le mouvement de la vie, d’épouser ses formes jaillissantes, parfois surprenantes. On accepte de prendre le risque de vivre en permanence déstabilisé.

. La jouissance du corps: J’adore ressentir et amplifier cette exultation du corps.

DEVENIR SOI

Le premier chemin consiste à aller vers soi: c’est ce que j’appelle la joie de la libération. Le second consiste à aller vers les autres et à s’accorder au monde: c’est la joie de la communion.

Le processus d’individuation est un travail de dé-liaison qui procède d’un double effort d’introspection: prendre conscience de ce qui ne nous convient pas, de ce qui n’est pas nous et, conjointement, prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, de nos véritables besoins et de notre nature profonde.

Spinoza nous enseigne que la plus grande servitude, celle qui nous plonge dans la plus grande peine, c’est la servitude à l’égard de nos propres passions. Rien n’est plus important que d’accomplir ce patient travail sur nous-mêmes: nous affranchir de nos tyrans intérieurs, non seulement pour parvenir à la joie mais aussi pour améliorer le monde.

Pour Spinoza, la liberté, c’est l’autonomie. Chaque progrès sur la voie de la libération conduit à la joie…Plus on se libère de ce qui nous aliène, plus on est joyeux.

Un être humain qui est parvenu à surmonter ses passions, à les transformer en joies actives, ne peut plus nuire à autrui. Il a vaincu en lui l’égoïsme, la jalousie, l’envie, le besoin de dominer, la peur de perdre, le manque d’estime de soi ou une trop grande estime de soi, bref tout ce qui crée les conflits entre les individus et les guerres entre les peuples.

S’ACCORDER AU MONDE

. L’amour d’amitié Philia est toujours fondé sur la réciprocité: il ne consiste pas à aimer quelqu’un qui ne nous aime pas, mais une personne avec laquelle nous nous encourageons mutuellement, nous nous aidons réciproquement à nous épanouir, à nous accomplir… Il comporte une dimension sans laquelle aucun amour ne peut être vrai ou épanouissant: la joie de pouvoir être pleinement soi, et d’aider l’autre à être, lui aussi, pleinement lui-même… Il a besoin de gratuité et de réciprocité, faute de quoi, il bascule dans le sacrifice et dans la tristesse.

. De la passion amoureuse à l’amour qui libère Dans sa forme la plus authentique, l’amour relie deux êtres autonomes, indépendants, libres de leurs désirs et de leurs engagements. Un espace doit donc toujours exister entre les deux amants.

Ma vision de l’amour: je le vois comme une relation ouverte et saine, où l’on est heureux que l’autre ait un jardin secret, où il peut déambuler à sa guise, avoir des amis, des relations qui lui sont propres sans que nous vivions pour autant dans une insécurité permanente. J’y vois un état d’esprit où l’on se réjouit profondément de ce qui réjouit l’autre.

. La joie du don Sans la joie que procure le don, qu’en serait-il de l’entraide ou du partage?

. Aimer la nature…et les animaux En respectant la nature et la vie, l’être humain s’accorde au monde, il a une attitude éthique juste. En faisant l’inverse, il se désaccorde de son environnement naturel, le violente, et, tôt ou tard, le paiera cher.

LA JOIE PARFAITE

. Le mental et l’ego  L’ego est le support de nos émotions: peur, colère, tristesse, joie… qui contribuent de manière déterminante à la construction de notre personnalité… Le mental a une fonction vitale: il nous permet de survivre.

. Lâcher le mental, ne plus s’identifier à l’ego  Ego et mental cessent d’être aux commandes. Ils n’ont plus le contrôle de notre vie. La raison et l’intuition -le Soi hindou- prennent alors le pas sur le mental et l’esprit, sur notre construction égocentrique.

Ainsi le travail de libération intérieure (dé-liaison) et de juste communion avec le monde (reliaison) nous permet de ne plus voir l’ego et le mental comme les uniques pilotes de notre existence. Nous cessons de nous identifier à notre ego, et la connaissance rationnelle et intuitive de nous-mêmes et du monde remplace les opinions du mental. Nous devenons alors pleinement nous-mêmes, et cette plénitude, loin de nous renfermer, nous relie avec les autres, le monde, l’univers, le divin.

. Un chemin progressif vers la joie pure  Chaque pas en avant nous libère un peu plus, ouvre davantage notre cœur et agrandit la puissance de notre joie.

. Ne pas vouloir «tuer» l’ego  La joie profonde qui m’habite désormais vient de ce long travail de libération et de communion, de dé-liaison et de reliaison, de lâcher prise et de consentement à la vie que je mène depuis bientôt trente ans… et le chemin est loin d’être fini!

LA JOIE DE VIVRE

. La joie spontanée des enfants  C’est sans doute l’un  des bienfaits de la grande vieillesse, pour ceux qui acceptent d’abandonner le contrôle de leur existence, d’être fragiles, d’avoir besoin d’aide dans leur vie quotidienne. Ils redeviennent souvent comme des enfants et sont dans la joie de vivre.

. La joie d’une vie simple J’ai alors compris ce qu’est la joie de vivre: c’est recevoir la vie comme un cadeau et s’en réjouir. Or, de nos jours, en Occident, nous recevons bien souvent la vie comme un fardeau qu’il faut assumer.

. Libérer la source de joie qui est en nous  Nous voulons vivre plus et souhaiterions être immortels, alors qu’il nous faudrait apprendre à vivre mieux et à toucher à l’éternité dans chaque instant pleinement vécu.

. La force du consentement  La joie parfaite réside dans ce grand «oui sacré» à la vie, dans la force du consentement… Ce dernier, l’acceptation de ce qui est, ouvre la porte à la joie de vivre. L’enfant et les gens simples sont dans la joie car ils acceptent la vie comme elle est… Ils prennent la vie telle qu’elle s’offre à eux, savent recevoir ce qui est donné, n’exigent pas que la vie soit autre.

. La joie donne sens à la vie et au monde  Si notre âme, un instant, a, comme une corde, vibré et résonné de joie de vivre, alors toutes les éternités étaient nécessaires pour que cet unique événement ait lieu.

Épilogue: LA SAGESSE DE LA JOIE

La seconde quête de sagesse aspire davantage à la joie parfaite qu’à l’absence de trouble ou à la sérénité. Elle est moins portée sur la répression des passions et des instincts (première quête de sagesse) que sur leur conversion vers un accroissement de la joie. Elle ne prône pas un idéal de renoncement, mais de détachement, c’est-à-dire de vie joyeuse dans le monde, sans asservissement aux plaisirs mondains et aux biens matériels. Elle croit plus en la puissance du désir et de la joie qu’en la force de la volonté pour atteindre la sagesse, i.e. une joie permanente que rien ne peut détruire, ce qui constitue une autre manière de parler du bonheur.

C’est cette sagesse de la joie, inspirée de Spinoza comme des Evangiles, en laquelle je crois, vers laquelle je tends, que j’essaye, avec toutes mes faiblesses et mes fragilités, de vivre un peu mieux chaque jour et de transmettre avec bonheur.

*

Rise! Tout dépend de vous de Laurent Combalbert et Marwan Mery - Editions Dunod

Émetteur du résumé: François C.

Rise ! tout dépend de vous1 LA CONFIANCE EN SOI

Si vous avez une faible perception de vous-même, parce que votre personnalité déprécie vos moyens, acceptez-la. C’est comme une peur. Il faut simplement vivre avec.

Il est nécessaire d’exposer son capital confiance à des défis réalistes, afin de l’apprivoiser et de l’inciter à aller plus loin.

L’ego est un moteur, un facteur motivationnel. Il définit avant tout l’estime de soi.

L’ego a besoin de succès pour pouvoir revendiquer de la fierté. Et la fierté est la meilleure chose qui puisse arriver à la confiance en soi.

L’ego alimente l’assertivité…Votre ego alimente vos convictions, et vos convictions se nourrissent de votre ego.

L’ego et l’humilité doivent faire bon ménage.

Déterminer son niveau de confiance en soi ne peut se faire que dans l’adversité et dans l’épreuve… Oser sortir de sa zone de confort permet de grandir et de découvrir son ou ses seuils de rupture.

Certaines réalisations sont impossibles. Il faut savoir lesquelles et en avoir conscience.

On ne peut pas tous devenir n°1 mondial de tennis, mais on peut tous avoir un destin unique.

2 LE RAYONNEMENT

Le pouvoir que vous avez sur l’autre est relatif. C’est avant tout les autres qui vous donnent du pouvoir.

Il est nécessaire de comprendre l’autre pour présenter le meilleur de soi-même, sans travestir pour autant ce que l’on est.

Le courage est une valeur universellement reconnue. Embrassez-la.

On suscite l’intérêt, voire l’admiration quand on détient un savoir ou une expertise, et quand on sait le/la transmettre.

Votre force intérieure irradie au quotidien malgré vous. Plus vous serez bien dans votre peau, plus les gens le verront, ce qui modifiera positivement le regard qu’ils portent sur vous.

Votre capital personnel s’entretient au quotidien. Cela passe par l’alimentation, la gestion de l’énergie, le sport et le sommeil. Si vous ne faites pas ce qu’il faut, vous vous abîmerez, les gens le verront et vous détruirez malgré vous votre rayonnement.

Une fois les fondamentaux posés, incarnez ce que vous voulez être. L’incarnation n’est que le prolongement de votre rayonnement, ce qui démultipliera sa portée.

3 LE STRESS

Le stress est utile car il assure la survie de l’espèce.

Le débordement, l’imprévu, l’inconfort, l’incompétence représentent à eux seuls tous les agents stressants.

Le stress peut être positif ou négatif.

C’est la perception de l’événement qui génère le stress, pas la situation en elle-même.

Pour réduire l’impact du stress, il est nécessaire de changer sa perception par différentes techniques de distanciation (l’ancrage personnel ; le contre-pied ; la relativisation ; le destinataire réel ; la recontextualisation).

Il est inutile de combattre le stress, il faut simplement l’apprivoiser.

Notre corps peut absorber des phases stressantes, mais il est primordial de lui permettre de récupérer.

4 LA CURIOSITÉ

Les gens les plus intelligents sont les plus curieux.

La curiosité est primordiale pour évoluer dans notre monde complexe.

Les réseaux sociaux annihilent notre curiosité. Ils servent uniquement à combattre l’ennui et à répondre à un besoin de consommation immédiat.

La curiosité développe l’esprit critique, élément fondamental dans un monde où l’information est surabondante et orientée.

La curiosité provoque des opportunités et ouvre des portes insoupçonnées.

Il est cependant difficile d’être curieux, car la curiosité nécessite du temps et un retour sur investissement qui peut être long.

On grandit en comprenant le monde qui nous entoure.

5 LA PRISE DE DÉCISION

Tout choix implique un renoncement.

Les choix sont difficiles à effectuer dès lors que les alternatives possibles sont peu comparables et que les conséquences sont difficilement prévisibles.

L’émotion joue un rôle essentiel dans la prise de décision dès lors que la raison brute est incapable de proposer une décision évidente.

Nous avons toujours le choix, à partir du moment où nous sommes en liberté. Les décisions sont ainsi une question de volonté et non de pouvoir.

Dans la gestion du dilemme, il faut accepter qu’il n’y ait pas de réponse idéale.

Pour faire un bon choix, il faut avant tout savoir ce qui est bon pour vous.

Une bonne décision est une décision assumée.

La capacité à prendre une décision éclairée sera surtout dépendante des bonnes questions que vous saurez vous poser via le questionnement éliminatoire ou la butée.

L’intuition reste le meilleur outil quand le degré de complexité est le plus élevé.

6 LA GESTION DE CONFLIT

Le conflit est positif. Il ne traduit que deux idées divergentes.

Ce qui importe n’est pas le conflit en lui-même mais la façon de le gérer.

L’appétence au conflit est primordiale pour garder ses moyens et sa lucidité quand vous vous opposez à l’autre.

Le premier combat à livrer est celui contre vous-même avant de vouloir changer le monde.

La négociation est de loin le meilleur moyen de gérer un conflit.

Pour négocier efficacement, vous devez faire preuve d’empathie et d’assertivité.

En phase conflictuelle, ne cherchez pas à contre-argumenter. Vous vous opposeriez stérilement aux résistances de l’autre.

Ce que demande votre interlocuteur correspond rarement à ce dont il a besoin.

Ecoutez l’autre pour comprendre et non pour répondre.

Le gain perçu prévaut toujours sur le gain réel.

Ne cédez jamais sans contrepartie.

7 L’OPTIMISME

Pour être optimiste, il faut avant tout être réaliste.

L’optimisme béat est dangereux et très souvent décevant.

C’est en apprenant du passé que l’on prépare sereinement l’avenir.

L’apprentissage d’expériences positives permet de renforcer son capital d’optimisme.

On ne naît pas optimiste, on le devient. Le pessimisme répond à la même règle.

L’éducation et l’environnement déterminent notre capacité à percevoir le monde.

Le manque de compétences ou la mauvaise perception d’une situation nuisent à l’optimisme.

L’optimisme se cultive au quotidien par une pensée positive, une capacité à relativiser et la volonté de bien s’entourer.

 Cendrillon et moi de Danielle Teller - Denoël

Cendrillon et moi ; la belle-mère parle enfinCoup de cœur de Joseph: Agnès, jeune fille de basse condition, a passé quatre ans au service d’une lingère tyrannique. Elle finit par rencontrer Fernan, messager d’une abbaye, dont elle tombe amoureuse. Celui-ci l’emmena avec lui à l’abbaye, où elle devint femme de chambre. Mais les malheurs d’Agnès ne s’arrêtèrent pas là: après avoir perdu son innocence, elle fut expulsée de l’abbaye et vécut toute sorte de mésaventures, avant de devenir la belle-mère d’une fillette peu commune…

J’ai vraiment adoré ce livre car on part sur un conte de fée classique pour créer une histoire riche et intéressante. Ici, le personnage central n’est pas Cendrillon mais bien sa belle-mère, qui est beaucoup moins méchante qu’on ne le croyait. Les personnages du conte de base sont complexifiés et approfondis, ce qui rend l’histoire beaucoup plus réaliste. Indépendamment de l’œuvre originale, ce livre nous montre la persévérance, l’origine de la méchanceté, la position de la femme, la façon dont les apparences sont perçues par la société, etc… C’est vraiment une histoire riche en thèmes.

C’est un livre que je conseille à tous les lecteurs et lectrices qui aiment bien les contes de fée.

S’AIMER ENFIN! - Un chemin initiatique pour retrouver l’essentiel du Dr Christophe FAURÉ - Ed. Le Livre de Poche

S'aimer enfin ! un chemin initiatique pour retrouver l'essentiel Émetteur du florilège : François C.

Je suis bouleversé de voir la souffrance accumulée dans le cœur de ces personnes qui cachent en elle tant de chagrin, de culpabilité, de regrets, de mots non partagés, d’amour… Je pressens qu’il existe en chacun de nous un immense potentiel de guérison intérieure…

Sur le chemin bouddhiste, chacun est libre et seul face à ses choix… À moi d’assumer mes choix et je ne peux blâmer personne si je me trompe.

Le bouddhisme est une spiritualité de la responsabilité. Le Bouddha n’a-t-il pas dit: «Je ne peux pas vous donner l’Eveil. Il n’y a que vous pour faire le chemin»?

Je lâche prise, sans comprendre que je lâche prise aussi sur mon passé, mes errances, ma fuite en avant. Ce qui se passe à cet instant n’est pas de l’ordre de la raison. Quelque chose d’autre prend le relais mais j’en ignore la nature. Je lâche prise sur cette volonté farouche de contrôler ce qui est… Je fais le choix silencieux d’être pleinement ici. Présent à ce lieu, à ces gens, à cette nouvelle existence. Je choisis de renoncer à ma zone de confort, à mon espace de sécurité où je crois naïvement avoir la maîtrise de ma vie.

Et, plus que tout, avec cette connaissance vient l’apprentissage des méthodes tibétaines de maturation et de transformation de l’esprit : les différentes formes de méditation, les rituels sophistiqués du Vajrayana et leur intense charge symbolique, les pratiques spirituelles transmises de maître à disciple depuis des siècles…

Il vient de me donner un précieux enseignement: la spiritualité passe aussi -et peut-être surtout- par la relation à l’autre. Il est dit que l’autre est notre maître sur le chemin… Cela invite à intégrer, jour après jour, une culture de la vigilance et de l’attention à l’autre. Si je ne suis pas «là», tant je suis focalisé sur moi-même – mon désir, mes peurs, mon mal-être…-je ne peux pas être attentif à l’autre. Je l’oublie. Je ne le vois plus…Vigilance à soi. Vigilance aux autres. Les deux sont liés. Intimement.

C’est ainsi que je me suis drapé dans cette robe et dans cette vie de moine. Un choix qui peut paraître extrême, incompréhensible. Mais l’expérience de vivre cet habit de l’intérieur a tracé en moi un profond sillon.

J’y ai planté des graines de générosité, de bienveillance, de douceur, d’attention aux autres et à moi-même.

Même si j’ai aujourd’hui renoncé à la porter, je sais que ce que j’y ai semé ne cessera jamais de croître.

En vérité, le bouddhisme est tout sauf « zen »…Il est rude et cru dans les prises de conscience qu’il induit. Il est la voie du guerrier qui a pour motivation la bodhicitta, le souci constant d’alléger la peine, la détresse, la souffrance de l’autre. Un guerrier qui tente, là où il est, avec qui il est, armé des moyens qui sont les siens, de mettre un terme à dukkha (souffrance dans son sens le plus vaste).

Au niveau ultime, le propos de l’enseignement du Bouddha est de nous permettre de nous libérer de la prison de notre propre mental. De déchirer les voiles qui nous maintiennent dans l’ignorance de notre propre grandeur et de reconnaître notre nature fondamentale de paix, d’intelligence et de clarté. Cela est véritablement l’Éveil.

Ainsi, à la lumière de la bodhicitta, trouver sa paix ne suffit pas. Cela n’a de sens que si la paix que l’on installe en soi se met au service d’autrui pour l’aider à la trouver à son tour.

Tel est l’enseignement du Bouddha.

Cette pratique vise à connecter le disciple à l’influence spirituelle du maître: le diapason intérieur du maître accompli entre en résonance avec le diapason intérieur du disciple. Sa « note » éveillée aide le disciple à percevoir et à reconnaître sa propre «note», sa propre dimension de sagesse qui est fondamentalement indifférenciée de celle du maître. C’est une transmission spirituelle de cœur à cœur qui est l’un des fondements du bouddhisme tibétain.

L’expérience spirituelle est du même ordre. Elle échappe aux mots qu’on utilise pour la décrire. Tant qu’on n’a pas été traversé par ce vécu éminemment intime, le récit qu’on en fait peut paraître étrange, exalté, partial, un peu «perché». Peu crédible, finalement… L’expérience qui est faite a néanmoins le pouvoir de profondément changer une vie. Elle installe en soi une évidence. Certes à tout jamais subjective et discutable par autrui. Mais elle n’en reste pas moins présente en soi. Immuable.

Dans le bouddhisme, tout est une question de confiance et de liberté. Confiance dans la parole du maître. Liberté de choisir son chemin.

C’est décidé: je vais revenir à Paris. Je vais redevenir médecin. Prendre le risque d’un bouddhisme dans le monde. J’ai tant à perdre en termes de tranquillité, mais j’espère avoir tant à gagner en termes de sens.

Durant ce temps de solitude affective de mon existence où rien de stable ne s’installera, rien ne se construira, je comprendrai que certaines portes devront, pendant un temps, rester fermées, afin d’apprendre ce que je ne peux pas apprendre autrement. J’ai visiblement encore tant à comprendre.

Il n’y a pas de lumière sans ombre. Cela aussi est le chemin.

Chacun de nous a un chemin. Un destin. Un karma. Comme une sorte de mission de vie. Pour ma part, c’est être médecin.

Quand le psychologique s’est apaisé, le spirituel a enfin pu prendre son essor. Il était jusque-là entravé, bloqué, étouffé sous la quête personnelle d’un mieux-être. Nourri d’une sagesse qui m’a ouvert les yeux, j’ai alors découvert le sens de la bodhicitta. L’invitation à prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre. L’aspiration à fonder sa vie sur l’accomplissement du bienfait des autres. Là où on est. Du mieux qu’on le peut.

J’ai compris que mon chemin de vie, le chemin de chacun d’entre nous, est en relation directe avec nos blessures. Elles définissent notre potentiel et nous montrent la voie… J’ai l’intime conviction que, par les épreuves que nous rencontrons, nous sommes inlassablement conduits sur les voies de notre destin…Notre chemin est relié aux peines et souffrances de notre histoire.

Toutes ces personnes que j’ai rencontrées depuis mon retour ont illuminé ma vie. Elles m’ont enseigné la force de l’engagement. Il n’y a pas de meilleure façon d’être présent au monde.

Premier enseignement Nous seuls pouvons choisir ce que nous faisons de notre vie

Il ne tient qu’à nous de donner son plein essor à notre liberté fondamentale de choisir notre vie…Même dans les situations les plus extrêmes, il y a toujours un espace, si restreint soit-il, où notre liberté peut s’exprimer.

Prenez vous-même votre vie en main, sans attendre que quelqu’un d’autre la vive à votre place! Ayez peur -c’est légitime- mais avancez en dépit de tout: cela est la définition même du courage! Et si vous ne savez pas où aller, cherchez avec confiance, encore et encore, animé de cette conviction qu’il y a quelque chose d’essentiel qui vous attend au bout de cette quête… Ne renoncez jamais à être qui vous êtes. Faites cet acte d’amour envers vous-même.

Deuxième enseignement Le bonheur n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une vie fondée sur l’union de la sagesse et de la compassion

«Mène une vie où tu t’efforces d’être bénéfique pour toi-même et autrui»: c’est la dimension d’amour et de compassion. «Pacifie ton esprit»: c’est la dimension de sagesse.

Les boussoles que le Bouddha propose à notre observation se nomment paramitas. Elles sont au nombre de six. Paramita signifie littéralement: «Aller de l’autre côté de la rivière». Aller de l’autre côté de l’illusion et de l’ignorance.

. La générosité est la première paramita. Elle consiste en l’exercice du don, dans toutes ses formes : donner un bien, de l’argent, mais aussi un sourire ou son attention à quelqu’un. Donner de son temps… Ultimement, c’est donner et aimer sans condition, nourrir une volonté sans cesse renouvelée de rester ouvert à l’autre, de ne pas nuire.

. Cette volonté provient de la deuxième paramita: la discipline, encore appelée éthique. La discipline/éthique préconise d’éviter tout comportement négatif: l’agressivité, la jalousie, l’orgueil, la malveillance, la médisance ; tromper l’autre ou lui dérober ses biens. À l’inverse, elle invite aux actes positifs, comme protéger la vie, être fiable et honnête dans ses propos, dire la vérité, parler à bon escient et avec sagesse, chercher à créer l’harmonie dans toutes les circonstances de l’existence.

. Troisième paramita: patience/douceur. C’est la capacité à endurer, à supporter les inévitables lourdeurs, contraintes et frustrations de l’existence. Adopter une attitude de flexibilité, de souplesse, d’acceptation face aux difficultés, sans se laisser emporter par la colère ou l’impatience.

. Quatrième paramita: celle de l’endurance, de «l’effort enthousiaste», une énergie que l’on mobilise pour mener à bien ce qu’on estime être bénéfique ou positif. C’est celle qui permet toutes les avancées, toutes les réalisations, tous les accomplissements. Elle parle de constance dans l’effort. C’est l’antidote à la paresse, à la passivité, au découragement, à la procrastination, à l’auto-sabotage. Elle recèle un secret de la pratique spirituelle : la régularité.

C’est également la paramita de l’engagement, le premier étant vis-à-vis de soi, car il n’y a pas d’engagement solide envers les autres sans engagement résolu envers soi-même.

. Cinquième paramita: celle de la méditation. Elle s’appuie sur le principe de répétition: elle ne portera ses fruits que par une pratique régulière. Ce n’est que par la régularité de la méditation que l’esprit se transforme petit à petit. Il gagne progressivement en clarté, en stabilité. La constance est la condition première pour acquérir de tels résultats.

. Sixième paramita: c’est à la fois la sagesse ultime, où on réalise le non-soi, la vacuité des êtres et des phénomènes, l’expérience directe, immédiate, de l’esprit et de sa réalité. Mais aussi la sagesse dite «conventionnelle»… Cette paramita permet de ne pas se tromper sur la réalité, en l’appréhendant avec discernement et conscience.

Trouvez vos propres boussoles! Des valeurs fiables qui vont faire ressortir le meilleur en vous, des principes qui vous transcenderont et nourriront votre existence de l’intérieur. Prenez réellement soin de vous, avec effort, courage et détermination, en accrochant vigoureusement les wagons de votre vie à une locomotive qui a du sens.

Troisième enseignement La paix qu’on se donne à soi-même n’a de sens que si on l’offre en retour

Si je fais la paix en moi, de quelque manière que ce soit, par la méditation ou tout autre moyen, puis-je moi-même offrir la paix en retour à autrui, afin de le toucher intérieurement de la même manière que cette femme m’a touché?

Il y a de la joie dans cette prise de conscience. La joie de constater qu’on peut spontanément faire du bien à ceux qui nous entourent par le simple fait d’aller à la rencontre de nous-mêmes.

Ne serait-ce pas là le sens des mots du Dalaï-Lama? «Fais la paix en toi et tu feras la paix dans le monde.»

Quatrième enseignement La mort est le bienveillant phare de notre vie

Je suis triste en quittant cette chambre. Cette femme découvre qu’il n’y a pas de plus lourd fardeau en fin de vie que le constat d’une vie non vécue.

Qu’est-ce que la vie attend de chacun d’entre nous? Quelles sont les forces et potentiels qui sommeillent en nous, quelle aptitude au bonheur, à la paix, à l’expression du meilleur de nous-mêmes? Quels trésors de gentillesse, de générosité, de courage, de patience, de créativité attendent d’être révélés au grand jour? Quelles décisions devons-nous prendre aujourd’hui pour rendre cela possible? Quels choix devons-nous faire, au-delà de la peine et de l’inertie? Qu’attendons-nous?…

À chaque instant de notre vie, nous pouvons prendre la courageuse décision d’être à la hauteur de ce que nous sommes, d’être à la hauteur de notre potentiel d’amour, de compassion, d’intelligence et de sagesse. Voilà en quoi la conscience de la mort, loin d’être sinistre et mortifère, aide à être encore plus vivant, car cela permet d’aller à l’essentiel.

Avant de nous dire au revoir…

Plus vous allez aimer, plus vous allez rendre consciente et manifeste votre capacité d’amour et plus vous allez ainsi entrer en lien intime et profond avec vous-même.

C’est en cela que prendre soin de l’autre mène à soi. C’est en cela qu’une vie délibérément placée sur l’axe de la bienveillance, de l’ouverture et de l’amour nous aligne sur ce que nous sommes fondamentalement. Voilà pourquoi donner de l’amour nous fait tant de bien! Aimer prend alors son véritable sens. Bien plus large et bien plus vaste qu’on n’imagine. Cela nous rend plus intelligent et plus juste dans notre rapport à nous-mêmes. Car aimer nous met tout simplement en cohérence, en phase, avec nous-mêmes.

Comme une proposition qui pourrait changer votre vie: l’invitation d’accueillir la spiritualité au cœur de votre vie…La spiritualité est, avant tout, un mouvement, une dynamique, un moyen qui permet d’aller à la recherche de soi. À la recherche de l’amour qui est en nous et qui a besoin de nous pour se révéler à lui-même.

 

*

SE REINVENTER GRÂCE A LA PLANIFICATION STRATEGIQUE PERSONNELLE de Daniel BEAULIEU - J’ai lu Bien-être

Émetteur du verbatim: François C.

Se réinventer grâce à la planification stratégique personnelle ; devenez le maître de votre vie Avoir des objectifs et être en route pour les atteindre est un élément central dans toute démarche associée au mieux-être.

Une planification stratégique (P.S. dans la suite du texte) vise plus «de ce qui est important» et moins de ce qui est inutile, de ce qui vous nuit ou qui ne vous apporte aucune satisfaction.

Section 1 LA PRÉ-PLANIFICATION

Chapitre 1. Les étapes de pré-planification

Pour qui?Prendre le temps de faire une P.S., au moins une fois par année, est un processus qui peut être utile à tous. Cela peut éviter bien des problèmes et, surtout, ajouter énormément de qualité au quotidien.

Quoi?Une P.S. vous baigne de remises en question, dans toutes les facettes de votre vie ; c’est l’occasion de re-décider votre itinéraire de vie, non seulement de ce que vous voulez vivre pour les prochaines années, mais également de ce que vous souhaitez éliminer.

Où?Le lieu choisi exerce une influence importante sur la clarté, la qualité d’énergie et la rapidité d’exécution de sa P.S.

Combien de temps?La durée varie en fonction de l’âge, des changements survenus en cours d’année, de la complexité des défis en cours, de votre niveau d’énergie, de la qualité des P.S. antérieures… et du temps que vous souhaitez y investir.

Quand?Un processus de P.S. est utile annuellement et chaque fois que des changements importants viennent bousculer le cours de la vie.

Avec qui?Utile et intéressant: réunir un groupe d’individus «boostés», originaux, fonceurs, créatifs… Ils pourront bousculer vos croyances, redéfinir ce qu’est une année bien remplie, une vie excitante. Utilisez-les pour «challenger» vos objectifs, dynamiser votre enthousiasme, attiser le feu sacré en vous.

Avec quoi?L’enthousiasme ; la préparation matérielle.

Pourquoi?Plus que jamais, une P.S. s’impose en ce rythme effréné du XXIème siècle. Une P.S. vise précisément cet objectif : recentrer son attention sur soi afin de retrouver son unicité, de répondre à ses besoins propre… et de retrouver son goût de vivre pleinement.

Section 2 OU SUIS-JE? QUI SUIS-JE?

Chapitre 2. Parcours de bilan

Le tour du jardin

Réponse à de nombreuses questions -la plupart pertinentes- portant sur tous les secteurs de votre vie au cours de cette dernière année.

Passif, réactif ou proactif?

Le passif ne fait rien pour améliorer son sort, développer son potentiel, faire face aux défis qu’il doit affronter ou aider ceux qui l’entourent.

Le réactif est celui qui est contrôlé par les forces extérieures… Le prototype du réactif est l’ado. typique.

Les proactifs «juniors» sont ceux qui ont commencé à se responsabiliser et à exercer leurs pouvoirs dans un ou deux secteurs de leur vie, et à court terme. Le proactif «senior», par contre, a pris le temps de réfléchir à ce qui le distingue dans son essence, ses valeurs, et ce qu’il souhaite faire de sa vie.

Définir sa/ses cible(s) de pro-action.

La fenêtre FFOM

Il s’agit d’écrire vos forces, faiblesses, opportunités à saisir actuellement et menaces qui vous guettent dans votre vie en général comme dans certains secteurs de celle-ci en particulier.

Analyse par mois

Évaluer votre dernière année mois par mois. Indiquer, pour chacun, les éléments, événements importants, pertinents, qui sont survenus.

Analyse par saison

Découvrir une nouvelle source de réflexions intéressantes en analysant le déroulement de votre vie selon les saisons.

Bilan du réseau social

Étant donné l’influence des autres sur nous, il est indispensable de prendre le temps d’analyser notre entourage social au moins une fois par an, pour nous assurer que ces acteurs continuent de contribuer positivement à notre vie et à l’orientation que nous souhaitons lui donner.

Analyse de vos forces

Ne vous contentez pas seulement d’écrire vos forces, indiquez également à quel point vous les exploitez dans votre travail, donc la quantité mais aussi la qualité.

Au cours d’une semaine normale, quel pourcentage de votre temps consacrez-vous aux activités dans lesquelles vous excellez ?

Analyse selon votre indice d’innovation

Quel a été votre indice d’innovation dans votre dernière année dans chacune des sphères de votre vie?

Quelle innovation (une ou plusieurs) souhaiteriez-vous apporter dans chacun des secteurs de votre vie au cours de la prochaine année?

Analyse de la fluctuation de votre niveau d’énergie pendant l’année

Votre niveau d’énergie est un déterminant majeur qui affecte vos réalisations, vos relations, votre jugement et votre capacité de changer les choses.

Analyse de votre temps

À partir d’un tableur, indiquez votre répartition de temps le plus fidèlement possible en écrivant le nombre d’heures réelles ou en utilisant des pourcentages (travail ; famille ; apprentissage ; couple ; amitiés ; sports ; spiritualité).

Quelles seraient trois actions que vous pourriez entreprendre pour que l’utilisation de votre temps se traduise par de plus grands bénéfices pour vous ?

Analyse en fonction de votre croissance

Choisissez un secteur de votre vie. Êtes-vous à pleine maturité, en début de floraison ou plutôt au stade de semis dans ce secteur? Vous attendez-vous à une récolte alors que vous êtes à peine au stade de la levée?

Analyse de vos décisions et actions

Tableau secteurs de ma vie/Décisions et actions dont je suis fier/Décisions et actions dont je suis insatisfait ? / Pourquoi?

Les éléments à éliminer

Que pourriez-vous éliminer pour embellir votre vie cette année? Y a-t-il une habitude qui ne vous aide pas du tout? Une personne qui «siphonne» votre énergie? Une occupation, un passe-temps qui ne correspond plus vraiment à qui vous êtes ou à ce que vous voulez?

Chapitre 3. Retrouver son essence

En prenant pleinement conscience de ce qui vous distingue, vous facilitez et embellissez votre vie de multiples façons. A) votre temps et votre énergie deviennent investis (enfin !) de manière rentable ; B) Vous devenez aussi capable d’admirer les autres essences sans être jaloux de leurs caractéristiques ; C) Vous avez la connaissance de ce que vous devez faire, choisir, ajouter, éliminer dans votre vie pour être au meilleur de vous-même.

Quel est votre nom?

Cet exercice vous propose de trouver un nom significatif, rempli de sens et qui décrit soit où vous êtes, soit où vous voulez aller.

Le jour où vous trouvez le nom associé à votre essence profonde, ça a l’effet d’une catharsis. Tout devient plus clair, plus solide, tout comme un arbre au tronc droit aura plus de force que s’il est penché.

Plusieurs questions pour aider votre réflexion à ce sujet.

Vos meilleurs moments

Analysez les meilleurs moments de votre vie, ceux où vous avez ressenti le plus de satisfaction, ceux où vous avez ressenti le «flow», soit un moment où vous êtes envahi d’un grand bien-être pendant la réalisation d’une activité ou d’un travail quelconque.

Qui suis-je?

Des questions supplémentaires -pour vous conduire vers des réponses supplémentaires.

Fenêtre de Johari

Zone publique, connue de moi et des autres.

Zone cachée, connue seulement de moi.

Zone aveugle, connue seulement des autres.

Zone inconnue, inconnue de moi et des autres.

Les rôles de votre vie

Pour mieux vous connaître, faites le tour des rôles que vous jouez ou avez joués dans les dernières années, et voyez si vous pouvez y reconnaître de nouveaux éléments ou confirmations de votre essence.

La connaissance de soi

Liste d’options opposées: placez un X pour indiquer la position où vous vous situez sur ces continuums.

Enquête et en quête de sens

Un bilan

Questions: Ce qui m’apporte le plus de satisfaction dans ma vie?

Ce qui doit faire partie de ma vie pour que je vive le «flow»?

Ce que j’ai de plus précieux à apporter aux autres?

Les dons et talents les plus précieux que j’ai reçus?

Chapitre 4. Établir sa hiérarchie de valeurs

Nous sommes tous amenés à faire des choix plus ou moins difficiles dans notre vie. Le premier avantage à avoir établi sa propre hiérarchie de valeurs est la paix d’esprit ainsi que la clarté de ses décisions.

Vos valeurs se révèlent à travers:

. les personnes que vous admirez, mais aussi à travers celles qui vous font réagir ;

. les moments d’intense satisfaction, de réalisation de vous-même ;

. vos décisions et actions passées ;

. les influences principales que vous avez connues depuis votre jeune âge ;

. des choix conscients et délibérés.

Un survol

Plusieurs questions portant sur les valeurs les plus importantes que vous incarnez et que vous avez décelées.

Questions à 100€

Plusieurs autres questions sur les valeurs que vous incarnez.

Dis-moi qui tu aimes et je te dirai qui tu es

Quelles sont les personnes que vous admirez le plus? Assurez-vous d’y ajouter toutes celles qui sont significatives pour vous, qu’elles soient réelles ou tirées d’un roman ou d’un film.

Dilemme, dilemme!

Exercice invitant à reconnaître non seulement les valeurs que vous recherchez, mais surtout celles que vous fuyez.

Vos souvenirs

Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs (enfance ; adolescence ; jeune adulte ; adulte ; vie amoureuse ; vie familiale ; moments seul ; travail/école ; amis ; plan spirituel)?

Pour voir encore plus clair

Autres questions.

Qualificatifs et substantifs

Décelez les mots qui vous attirent et ceux qui vous rebutent.

Compilation

. Placez en ordre hiérarchique les valeurs que vous vous engagez à respecter dans les prochains mois.

. Si vous avez pu déceler les valeurs que vous fuyez, écrivez-les ici, afin de ne pas oublier leur influence sur vous.

. Êtes-vous bien aligné avec vos valeurs pour poursuivre votre route?

Chapitre 5. Votre énoncé de mission

Un énoncé de mission se compose de quelques phrases, un bref paragraphe, pour statuer clairement sur la direction que vous souhaitez donner à votre vie sur les plans personnel et professionnel, basée sur l’exploitation de votre plein potentiel. Il clarifie non seulement ce que vous voulez faire de votre temps, de votre vie, de vos talents, de votre argent, mais aussi ce que vous ne ferez pas.

Section 3 TRACEZ VOTRE ORGANIGRAMME

Chapitre 6. Votre organigramme personnel

. Identifiez les départements et sous-départements qui sont au cœur de votre vie.

. L’organigramme doit être complet ; tout département qui n’y apparaîtra pas ne pourra être analysé ni bonifié.

. La création de votre organigramme doit être un processus dynamique.

. Il est à prévoir que, année après année, il y aura des transformations qui s’opéreront dans votre propre organigramme.

Établir son organigramme personnel oblige à organiser sa pensée ; amène une nouvelle perspective d’ensemble de sa vie ; révèle de façon claire des informations souvent inconscientes ; facilite l’analyse ; donne un repère pour maintenir le cap sur ses objectifs ; organise les priorités ; sert de boussole dans les moments plus difficiles.

Section 4 DU RÊVEUR AU CRÉATEUR

Chapitre 7. Comment bâtir vos objectifs

Le simple fait d’acquérir des compétences de planification et d’apprendre à se fixer des objectifs peut, en soi, améliorer votre qualité de vie et votre bien-être.

Dix bonnes raisons de se fixer des objectifs pour: engager vos forces et vos compétences ; garder le contrôle sur votre vie ; nourrir votre enthousiasme ; augmenter votre niveau d’énergie ; canaliser votre attention ; améliorer votre estime personnelle ; accroître votre confiance en vous-même ; célébrer vos progrès et réalisations ; avoir la fierté de dépasser vos limites ; inspirer ceux qui vous entourent.

Douze repères pour bâtir des objectifs gagnants:

  1. Spécifiques et mesurables.
  2. Les écrits restent.
  3. De l’envergure, SVP !
  4. Proactifs.
  5. Fixer des dates limites.
  6. Rendre vos buts publics.
  7. Engager votre intelligence visuelle.
  8. Importance des objectifs à court terme.
  9. Trop, c’est comme pas assez !
  10. Les pouvoirs de la nouveauté.
  11. Etablir vos priorités.
  12. Déterminer un plan d’action.

Chapitre 8. Quelques recommandations de l’autrice

. Revoir les conclusions de vos précédents exercices.

. Vous servir de votre organigramme pour bâtir, dans chaque département et sous-département, des objectifs qui mériteront votre investissement physique et émotionnel.

. Des buts qui en valent la peine (stimulants et inspirants).

. Permission de décoller !

. Un dernier regard sur votre P.S..

Section 5 L’APRES-P.S.

Chapitre 9. Nourrir vos objectifs à court, moyen et long terme

. Dans les jours suivant votre P.S.

. En cours de route.

. Évaluation en mi-année.

. Suggestions pour votre prochaine P.S.

Chapitre 10. Des P.S. pour différents publics

. P.S. pour les jeunes.

. P.S. pour les retraités.

. P.S. pour les couples.

. P.S. pour les familles.

Conclusion

À travers votre processus de P.S., vous venez de rejoindre un groupe de gens exceptionnels, des individus qui refusent de laisser leur vie au hasard et qui choisissent de mettre leur intelligence au service d’une vie pleinement vécue. Votre P.S. deviendra le gardien non seulement de vos rêves et de vos ambitions, mais surtout de votre essence. Que votre année soit stimulante, enrichissante et qu’elle vous conduise à ce qui représente pour vous une vie pleinement accomplie et épanouie!

SOFT SKILLS - Audace ; Vision ; Motivation ; Persévérance ; Adaptabilité de Julien BOURET, Jérôme HOARAU et Fabrice MAULEON - Ed. DUNOD 2018

Émetteur du verbatim: François C.

Soft skills ; comment repositionner son métier à l'heure de l'intelligence artificielle Partie 1 L’urgence des Soft Skills

Ch. 1 Les Soft Skills à l’aube de 2020

La période actuelle se caractérise en particulier par une accélération de l’obsolescence des compétences… La révolution digitale actuelle pose de nombreux questionnements à ce sujet.

Dans un environnement VUCA (Volatile, Incertain, Complexe et Ambigu), il est devenu plus difficile de manœuvrer, que ce soit pour les États ou pour les organisations. Ce changement d’axe influe sur la question des compétences et donc des Soft Skills.

Ch. 2 La révolution digitale

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère que l’on peut qualifier de quatrième révolution industrielle ou de deuxième âge des machines.

Cette révolution industrielle conduit bien évidemment à des bouleversements économiques qu’il faut anticiper le plus possible pour en réduire les effets négatifs.

Cette révolution est aussi d’ordre organisationnelle. L’entreprise digitale n’est pas une simple adaptation de modèle d’affaire. C’est une mutation anthropologique et managériale.

Ch. 3 L’avenir du travail et des compétences

L’emploi fixe comme nous l’avons connu depuis des décennies risque très certainement d’être modifié par l’actuelle révolution digitale. Et un grand nombre d’emplois sont susceptibles de disparaître sans être remplacés.

Pour autant, une économie du travailleur indépendant n’est pas uniquement synonyme de conséquences négatives. Pour ceux qui sauront entretenir, développer et valoriser leurs compétences clés, un avenir plus profitable est possible.

Il est important de diffuser les Soft Skills dans les référentiels de métiers, de compétences et dans les caractéristiques des futurs métiers.

Ch. 4 Entrepreneur: un métier d’avenir ?

Tout le monde peut développer un état d’esprit entreprenant, ainsi que les Soft Skills permettant de rester proactif et orienté solution.

Un indépendant peut choisir son statut suivant ses avantages pour exercer un métier.

Le travail en mode mission amène à développer des Soft Skills liées à l’esprit d’entreprise.

Les entreprises sont elles aussi amenées à s’adapter au travail en mode mission pour lequel elles font de plus en plus souvent appel à des indépendants.

Partie 2 L’IA, accélérateur de Soft Skills

Ch. 5 L’IA, nouvelle grille d’analyse des compétences

L’intelligence artificielle est la rupture majeure de la nouvelle révolution digitale dans laquelle nous sommes entrés. Son objet est de pouvoir exercer des tâches comme pourrait le faire l’homme avec son intelligence.

Cette technologie pose de plus en plus la question de la substituabilité de l’homme par la machine quant à la réalisation de tâches complexes… La puissance d’analyse actuelle de ce nouveau mode de pensée artificielle est en voie d’offrir une alternative aux tâches les plus précises.

Ch. 6 L’humain augmenté et les Soft Skills

La période actuelle prend la direction d’une fusion inéluctable entre l’homme et les machines qui prennent place dans tous nos quotidiens. Aux côtés de l’IA, le Big Data, l’Internet des objets et la réalité virtuelle sont d’autres technologies qui accélèrent notre mutation.

Cet environnement nouveau provoque une mutation de l’homme qui l’habite. Nous devenons ou allons devenir des hommes et femmes augmentés par ces nouvelles technologies digitales. La principale conséquence sera de redessiner le périmètre des compétences afin de décider ce qui sera exclusivement confié à la machine et ce qui sera l’apanage de l’homme, à savoir les Soft Skills.

Partie 3 Les Soft Skills au cœur de l’entreprise

Ch. 7 L’intelligence émotionnelle au cœur de l’entreprise

L’intelligence émotionnelle est une Soft Skill que chacun peut entraîner et qui peut transformer vos relations interpersonnelles.

Il existe un lien intime entre le flux de nos pensées et celui de nos émotions…Distinguer deux grandes catégories de pensées, celles qui auront plutôt tendance à vous procurer des émotions agréables, et celles, au contraire, qui seront souvent à l’origine d’émotions désagréables.

Par une meilleure compréhension de l’impact de nos pensées sur notre dynamique émotionnelle, ainsi que par une plus grande maîtrise de celle-ci, il nous est possible de devenir acteur de notre flux émotionnel.

Ch. 8 L’enjeu de maintenir l’humain au cœur de l’entreprise

Six «actants» contribuent à l’accroissement de la productivité dans les organisations : la puissance de calcul (ordinateurs) ; les objets connectés ; l’intelligence artificielle ; la réalité virtuelle ; l’impression 3D ; les nanosciences (nanotechnologies, biochimies, etc.) Ces derniers permettent à l’humain de déléguer de plus en plus de tâches automatisables et techniques…Cela le pousse à être plus innovant et à cultiver ses Soft Skills, telles que la curiosité, la créativité, l’adaptabilité ou l’humilité.

L’humain reste l’acteur clé de la réussite de l’entreprise à partir du moment où la direction a l’intention de prendre soin de lui.

Ch. 9 La valeur ajoutée de l’humain

Les points de force et les Soft Skills de chaque individu apportent une plus grande valeur ajoutée à l’entreprise.

Lorsque les personnes sont positionnées sur les bonnes missions et si le cadre de travail instauré est propice à la motivation, cela améliore la performance.

Chaque personne est unique et peut apporter sa contribution de manière originale à l’entreprise avec ses Soft Skills.

Partie 4 Développer ses Soft Skills au quotidien

Ch. 10 L’intelligence intuitive et la No-w Strategy

L’intelligence intuitive est accessible à tout instant et par chaque personne qui s’y entraîne. Pour pratiquer cet entraînement, il convient d’apprendre à mettre en sommeil notre «juge intérieur», celui qui est très fort pour analyser, calculer, anticiper, mais qui est aussi responsable de peurs et de doutes qui freinent l’atteinte de nos objectifs.

Pratiquer la No-w Strategy, attitude clé pour réveiller le «cerveau droit», siège de l’intuition, si précieuse pour prendre le dessus sur notre «juge intérieur»… Instaurer dans votre quotidien le rituel suivant: revenez au présent (dans le Now) grâce à votre respiration par exemple, choisissez un objectif qui vous inspire, visualisez-le «comme si vous y étiez», et faites-vous confiance.

Ch. 11 Cultiver les intelligences multiples

Il n’y a pas une intelligence humaine, mais différentes formes d’intelligence humaine. Chaque humain possède neuf intelligences multiples (linguistique ; musico-rythmique ; logico-mathématique ; visio-spatiale ; kinesthésique ; intra-personnelle ; interpersonnelle ; naturaliste ; existentielle) qu’il peut développer grâce à des activités régulières et diversifiées.

Le cerveau se développe par sa capacité à se créer des programmes, à développer ses compétences et ses habitudes. Il évolue également physiquement, par le biais de la plasticité neuronale reposant sur la neurogénèse et la réserve cognitive.

Ch. 12 Se réapproprier son temps et son attention

Notre attention est fragile. Elle peut être facilement détournée, par les notifications digitales, par exemple. Notre capacité à garder une certaine maîtrise sur cette aptitude précieuse représente une véritable Soft Skill qui peut être entraînée.

L’équilibre attentionnel = la bonne complémentarité entre Soft Skills et Hard Skills. Cet équilibre attentionnel est un véritable secret pour une bonne gestion du temps. En effet, gérer son temps, c’est aussi et surtout gérer l’agencement de nos divers sujets d’attention. Au quotidien, il convient de redevenir conscient de là où nous portons notre attention.

Ch. 13 Pourquoi les Soft Skills sont-elles indispensables?

Cultiver sa singularité au quotidien implique d’adopter une forme de code Soft Skills. Ce code sera nécessaire pour vous permettre de développer une posture créative, unique et qui ne tombe pas dans le piège de la répétition. La créativité bien sûr, l’audace, la prise de décision ou encore l’empathie peuvent être des exemples de Soft Skills qui vont bâtir ce code et cette posture.

Développer nos Soft Skills… consiste à devenir un peu mieux qui nous sommes véritablement, en osant être cette personne en toutes conditions.

Ch. 14 Le code Soft Skills

  1. Inédit: correspond au caractère nouveau et non répétitif que chaque individu est en mesure d’adopter, que ce soit en termes de pensées, d’émotions, de comportements, de créations et de résultats.
  2. L’amélioration continue: l’attitude dynamique de progression constante que nous vous invitons à adopter.
  3. Faire face aux flux d’informations: savoir être IN DIET représentera une précieuse attitude pour renforcer sa capacité de concentration, sa gestion des émotions et sa capacité à prendre du recul.
  4. Penser hors du cadre.
  5. Garder le calme.
  6. L’intention: savoir faire preuve de ténacité et de confiance en soi pour mener à bien ses projets en respectant l’agencement des différentes actions prévues.
  7. L’identité numérique.
Partie 5 Reprogrammez votre métier en 4 étapes

Ch. 15 Les Soft Skills et votre avenir professionnel

Chaque personne possède un capital Soft Skills qu’elle a développé au fil du temps. Souvent inconscientes, ces Soft Skills permettent de faire la différence.

Il est important de réfléchir plus consciemment aux compétences que vous avez pu capitaliser tout au long de votre carrière pour pouvoir les activer plus rapidement et efficacement.

Pour passer au niveau supérieur, connaître vos axes d’amélioration pour développer les Soft Skills qui vous font encore défaut et qui pourtant vous permettraient d’exceller dans votre métier.

Ch. 16 Étape 1 Visualiser

Pour se préparer au futur, mieux vaut prendre le temps de le visualiser et de s’immerger dans le scénario mental désiré, comme si vous y étiez.

Vous avez les cartes en main et vous n’êtes absolument pas obligé de subir votre futur, au contraire…Nous vous invitons à projeter des objectifs professionnels et à avancer pas-à-pas pour y arriver. Le premier pas correspond à cette visualisation (à pratiquer le plus régulièrement possible).

Ch. 17 Étape 2 Simplifier

Dans un monde où la complexité grandit au rythme des avancées technologiques, la capacité à simplifier (trois étapes : prioriser, organiser, éliminer) devient une compétence de plus en plus précieuse.

Les bénéfices de la simplification sont multiples, néanmoins certains reviennent régulièrement tels que : gain de temps ; communication plus fluide ; plus d’efficience ; plus d’efficacité.

Ch. 18 Étape 3 Programmer

La programmation se fait au niveau des actions et des comportements…Elle passe par quatre étapes : but, moyens, actions, résultats.

La gestion du succès est un point critique dans le processus de programmation…La répétition dans la durée est la clé pour développer de nouvelles compétences et de nouvelles habitudes.

Ch. 19 Étape 4 Implémenter

La capacité à passer à l’action repose sur plusieurs Soft Skills telles que l’audace, la motivation ou la capacité à s’organiser.

Fiches pratiques: Les 5 minutes d’action contre la procrastination ; Le booster d’audace ; Le Mind mapping ; Prioriser pour gagner du temps.

 

 

Les âmes croisées de Pierre Bottero - LGF

Les ames croisees Coup de cœur de Jeanne, l’animatrice de notre club de lecture: Nawel Hélianthas est une jeune Perle d’une des plus grandes familles Jurilan. Quelques semaines avant la cérémonie des Aspirants, à l’issue de laquelle chacun d’eux revêt la Robe de son choix, Nawel tue une Cendre. Cet épisode, qui aurait pu rester anecdotique, la hante et la pousse à faire un choix qui bouleversera son existence…

«Vivre c’est se mettre en danger, réalisa-t-elle. De la même façon qu’apprendre à marcher, c’est d’abord accepter l’idée de tomber.»

Tout comme La quête d’Ewilan, j’ai finalement adoré Les âmes croisées! Dès les toutes premières pages, j’ai été replongée dans l’univers si singulier de Pierre Bottero. J’ai été assez surprise de retrouver la même atmosphère que dans ses autres romans, et surtout de m’en souvenir alors que j’avais lu les précédents il y a plusieurs années déjà! Sa plume est en en effet assez reconnaissable, notamment à ses phrases très courtes et percutantes.

L’histoire initiale peut sembler un peu clichée mais c’est vraiment Nawel qui fait toute la force du roman. Au début c’est un personnage plutôt repoussant et énervant, victime d’une éducation qu’elle n’a jamais remise en cause. J’ai donc été particulièrement soulagée de la voir se transformer petit à petit, parce que je m’en voulais jusqu’alors d’essayer de m’attacher à un personnage si antipathique! Ce premier tome est donc avant tout un roman initiatique qui retrace l’émancipation d’une jeune femme pleine de caractère dans un monde dangereux et complexe où les puissants Perles asservissent les Cendres, plèbe insignifiante destinée aux tâches domestiques et ouvrières.

« – Vous êtes donc bien plus prisonnières que moi, affirma-t-il.

– Pourquoi?

-Parce que moi, je sais où sont mes barreaux. »

En bref, Les âmes croisées est un roman de fantasy captivant que j’ai adoré. Il m’a donné très envie de relire Ellana, Le pacte des Marchombres (que je vous conseille, c’est sûrement un de mes livres préférés !) et de commencer l’Autre, une autre trilogie de fantasy de Pierre Bottero…

LE MONDE QUI VIENT EN 33 QUESTIONS de Michel Levy Provençal - Ed. Belin 2019

 

Émetteur: François C.

Le monde qui vient en 33 questions

Question 1 LE CERVEAU PLANÉTAIRE Et si chaque millimètre carré de notre planète était connecté ?

Question 2 L’EAU: UN DROIT HUMAIN Et si l’accès à l’eau était un droit humain?

Question 3 LE TEMPS DE L’ABONDANCE ÉNERGETIQUE Et si l’énergie devenait à la fois abondante et non polluante?

Question 4 BIOMIMETISME: LA VILLE RÉSILIENTE Et si nos villes étaient conçues, en nous inspirant de la nature, comme des organismes vivants et résilients?

Question 5 RURALISATION, URBANISATION, HYBRIDATION Et si nos campagnes s’urbanisaient et nos villes se ruralisaient?

Question 6 QUAND LA ROUTE PREND L’AIR Et si le futur de nos routes était dans les airs?

Question 7 LA RECONQUÈTE SPATIALE Et si l’espace était accessible au plus grand nombre pour y puiser des ressources, pour y voyager ou pour y habiter?

Question 8 AU-DELÀ DU SYSTÈME SOLAIRE Et si nous colonisions l’univers au-delà du système solaire?

Question 9 ACCEPTER NOS LIMITES Et si nous nous réconciliions avec nos limites?

Question 10 LA GÉOPOLITIQUE POST-CARBONE Et si nous nous préparions sérieusement aux bouleversements politiques induits par la fin de notre dépendance aux énergies fossiles?

Question 11 PAUVRETÉ ET INÉGALITÉS: LES ENJEUX DU SIÈCLE Et si nous éradiquions la pauvreté tout en œuvrant pour réduire les inégalités?

Question 12 LE TRAVAIL EST-IL (VRAIMENT) DÉPASSÉ? Et si l’automatisation nous libérait du besoin de travailler? 

Question 13 L’ÈRE POST-CAPITALISTE Et si le capitalisme était obsolète?

Question 14 CRYPTOMONNAIES OU L’UTOPIE D’UN MONDE SANS BANQUE Et si demain la valorisation du bitcoin dépassait celle du dollar?

Question 15 DÉCENTRALISATION: DU POUVOIR AUX POUVOIRS Et si les grandes plateformes numériques disparaissaient pour être remplacées par de nouvelles organisations décentralisées, distribuées et autonomes?

Question 16 DÉSACRALISER LA CITOYENNETÉ Et si la désintermédiation du politique nous amenait à redéfinir la notion de citoyenneté?

Question 17 L’ARME QUANTIQUE Et si un État se dotait de la capacité de pénétrer tous les systèmes numériques?

Question 18 PROTÉGER LES COMMUNS Et si la préservation des communs était le véritable enjeu des prochaines décennies?

Question 19 L’IMAGINATION ARTIFICIELLE Et si demain l’humain perdait le monopole de l’imagination?

Question 20 LE R7GNE ABSOLU DE L’ÉMOTION Et si nous apprenions dès le plus jeune âge à déceler les manipulations émotionnelles auxquelles nous sommes exposés?

Question 21 APPRENDRE À APPRENDRE Et si étudier ne se limitait plus à un court moment au commencement de la vie et devenait même une pratique quotidienne?

Question 22 LE FLOW OU L’EXPÉRIENCE OPTIMALE Et si nous apprenions dès le plus jeune âge à mobiliser nos capacités cognitives comme le font les grands sportifs ou artistes?

Question 23 LA FABRIQUE DU RÉEL Et si nos vies étaient simulées et que nos cinq sens étaient reproduits à la perfection?

Question 24 LES PORTES DE LA PERCEPTION Et si nous augmentions radicalement le spectre de notre perception et nous dotions de nouveaux sens?

Question 25 CONNAÎTRE TOUT SHAKESPEARE EN AVALANT UNE PILULE ! Et si nous parvenions à connecter nos neurones à des banques de données et des intelligences artificielles hébergées dans le cloud?

Question 26 CÉLÉBRER LE RÉEL Et si nous apprenions à célébrer le réel plutôt que de tenter, sans cesse, de le copier ?

Question 27 NOS JUMEAUX NUMÉRIQUES Et si nous possédions chacun un simulateur. Jumeau numérique, capable d’anticiper l’évolution de notre santé en fonction de notre patrimoine génétique, de notre environnement et de nos comportements?

Question 28 QUAND LE CHOIX TRIOMPHE DU HASARD Et si la sélection génétique au stade embryonnaire nous permettait d’augmenter les capacités physiques et cognitives des futures générations?

Question 29 CONSTRUIRE LA VIE COMME ON JOUE AUX LEGO Et si modifier ou créer le vivant devenait un jeu d’enfant accessible à tous?

Question 30 RÉINVENTER L’AGRICULTURE Et si la nouvelle révolution agricole consistait à ne plus puiser dans nos ressources naturelles?

Question 31 VERS LA REPRODUCTION ASEXUÉE Et si nous parvenions à maîtriser la procréation artificielle au point de la déléguer aux machines?

Question 32 L’AMOUR (ET LA MORT) À L’ÈRE DU POST-HUMAIN Et si nous vivions les dernières années de notre espèce humaine, naturelle et mortelle?

Question 33 DOUTER SANS CESSE Et si nous réhabilitions les bienfaits de l’incertitude et du hasard?

 

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