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Verbatims et recommandations...

LA TOUCHE ÉTOILE de Benoîte GROULT - Ed. Grasset

La touche etoile Émetteur du florilège: François C.

Le problème, c’est que pour écrire valablement sur la vieillesse, il faut être entré en vieillesse. Mais, dans ce cas, elle est aussi entrée en vous et vous rend peu à peu incapable de l’appréhender. On ne saurait traiter du sujet que suffisamment âgé… on n’est capable d’en parler que si toute jeunesse n’est pas morte en soi.

Mais je n’imaginais pas qu’un jour, même au prix d’un effort colossal, je resterai seule sur le bord de la route. Qu’un jour viendrait où je serais éjectée de la société des vivants. Une moins que rien. Inepte. Inapte. Périmée comme un yaourt.

Brian, c’est mon ailleurs, la part de ciel qui m’est tombée sur la tête et qui me permet peut-être de vivre l’autre, en équilibre entre l’irréel et le quotidien.

C’était un boulot à plein temps de vieillir. Et rien que pour empirer un peu chaque jour, ça coûtait très cher!

Je prétends que les années cruelles qui précèdent la mort autorisent les anciens enfants que nous sommes à hurler au loup, parfois. Nous aussi commençons à pleurer, la nuit venue, mais hélas nous n’avons personne pour nous bercer et rien pour nous consoler.

Jamais ne sera écrite la généalogie véritable de chaque être humain, tissée de détours inouïs, fruit des hasards, des caprices ou des passions.

Quand la marche ne va plus de soi, c’est un peu de l’harmonie du monde qui est remise en cause. Nous devenons des échafaudages improbables où la défection d’un seul boulon suffit à compromettre tout l’édifice.

Nous franchissions une frontière pour leur rendre visite et nous éprouvions en les quittant le lâche soulagement de ces voyageurs qui revenaient d’un pays de l’Est avant la chute du mur. Ouf! Nous nous retrouvions du bon côté et le ciel semblait plus bleu soudain.

On s’aperçoit que les défunts ne s’en vont jamais tout seuls: ils vous arrachent des morceaux plus ou moins saignants de vous-même. On ne constatera les dégâts que plus tard. Le chagrin n’est jamais fini.

Dans la société où je survis, il traîne de moins en moins de contemporains. Beaucoup sont couchés, en fauteuil ou en Maison, inutilisables. Et il en disparaît chaque semaine quelques-uns que je connaissais au moins de nom.

Mais je t’aime assez, Alice, pour admettre que tu veuilles renoncer, parce que tu as su saisir tes chances et toutes celles que j’ai pu t’offrir. Y compris la dernière: mourir à ton heure. Quand tu seras prête, Alice, je serai là. Fais-moi signe en appuyant sur la touche étoile. Je me charge du reste, mon petit.

 

 

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RISE! - Tout dépend de vous de Laurent COMBALBERT et Marwan MERY - Dunod

Rise ! tout dépend de vousÉmetteur du résumé: François C.

1 LA CONFIANCE EN SOI

Si vous avez une faible perception de vous-même, parce que votre personnalité déprécie vos moyens, acceptez-la. C’est comme une peur. Il faut simplement vivre avec.

Il est nécessaire d’exposer son capital confiance à des défis réalistes, afin de l’apprivoiser et de l’inciter à aller plus loin.

L’ego est un moteur, un facteur motivationnel. Il définit avant tout l’estime de soi.

L’ego a besoin de succès pour pouvoir revendiquer de la fierté. Et la fierté est la meilleure chose qui puisse arriver à la confiance en soi.

L’ego alimente l’assertivité… Votre ego alimente vos convictions, et vos convictions se nourrissent de votre ego.

L’ego et l’humilité doivent faire bon ménage.

Déterminer son niveau de confiance en soi ne peut se faire que dans l’adversité et dans l’épreuve… Oser sortir de sa zone de confort permet de grandir et de découvrir son ou ses seuils de rupture.

Certaines réalisations sont impossibles. Il faut savoir lesquelles et en avoir conscience.

On ne peut pas tous devenir n° 1 mondial de tennis, mais on peut tous avoir un destin unique.

2 LE RAYONNEMENT

Le pouvoir que vous avez sur l’autre est relatif. C’est avant tout les autres qui vous donnent du pouvoir.

Il est nécessaire de comprendre l’autre pour présenter le meilleur de soi-même, sans travestir pour autant ce que l’on est.

Le courage est une valeur universellement reconnue. Embrassez-la.

On suscite l’intérêt, voire l’admiration quand on détient un savoir ou une expertise, et quand on sait le/la transmettre.

Votre force intérieure irradie au quotidien malgré vous. Plus vous serez bien dans votre peau, plus les gens le verront, ce qui modifiera positivement le regard qu’ils portent sur vous.

Votre capital personnel s’entretient au quotidien. Cela passe par l’alimentation, la gestion de l’énergie, le sport et le sommeil. Si vous ne faites pas ce qu’il faut, vous vous abîmerez, les gens le verront et vous détruirez malgré vous votre rayonnement.

Une fois les fondamentaux posés, incarnez ce que vous voulez être. L’incarnation n’est que le prolongement de votre rayonnement, ce qui démultipliera sa portée.

3 LE STRESS

Le stress est utile car il assure la survie de l’espèce.

Le débordement, l’imprévu, l’inconfort, l’incompétence représentent à eux seuls tous les agents stressants.

Le stress peut être positif ou négatif.

C’est la perception de l’événement qui génère le stress, pas la situation en elle-même.

Pour réduire l’impact du stress, il est nécessaire de changer sa perception par différentes techniques de distanciation (l’ancrage personnel ; le contre-pied ; la relativisation ; le destinataire réel ; la recontextualisation).

Il est inutile de combattre le stress, il faut simplement l’apprivoiser.

Notre corps peut absorber des phases stressantes, mais il est primordial de lui permettre de récupérer.

4 LA CURIOSITÉ

Les gens les plus intelligents sont les plus curieux.

La curiosité est primordiale pour évoluer dans notre monde complexe.

Les réseaux sociaux annihilent notre curiosité. Ils servent uniquement à combattre l’ennui et à répondre à un besoin de consommation immédiat.

La curiosité développe l’esprit critique, élément fondamental dans un monde où l’information est surabondante et orientée.

La curiosité provoque des opportunités et ouvre des portes insoupçonnées.

Il est cependant difficile d’être curieux, car la curiosité nécessite du temps et un retour sur investissement qui peut être long.

On grandit en comprenant le monde qui nous entoure.

5 LA PRISE DE DÉCISION

Tout choix implique un renoncement.

Les choix sont difficiles à effectuer dès lors que les alternatives possibles sont peu comparables et que les conséquences sont difficilement prévisibles.

L’émotion joue un rôle essentiel dans la prise de décision dès lors que la raison brute est incapable de proposer une décision évidente.

Nous avons toujours le choix, à partir du moment où nous sommes en liberté. Les décisions sont ainsi une question de volonté et non de pouvoir.

Dans la gestion du dilemme, il faut accepter qu’il n’y ait pas de réponse idéale.

Pour faire un bon choix, il faut avant tout savoir ce qui est bon pour vous.

Une bonne décision est une décision assumée.

La capacité à prendre une décision éclairée sera surtout dépendante des bonnes questions que vous saurez vous poser via le questionnement éliminatoire ou la butée.

L’intuition reste le meilleur outil quand le degré de complexité est le plus élevé.

6 LA GESTION DE CONFLIT

Le conflit est positif. Il ne traduit que deux idées divergentes.

Ce qui importe n’est pas le conflit en lui-même mais la façon de le gérer.

L’appétence au conflit est primordiale pour garder ses moyens et sa lucidité quand vous vous opposez à l’autre.

Le premier combat à livrer est celui contre vous-même avant de vouloir changer le monde.

La négociation est de loin le meilleur moyen de gérer un conflit.

Pour négocier efficacement, vous devez faire preuve d’empathie et d’assertivité.

En phase conflictuelle, ne cherchez pas à contre-argumenter. Vous vous opposeriez stérilement aux résistances de l’autre.

Ce que demande votre interlocuteur correspond rarement à ce dont il a besoin.

Écoutez l’autre pour comprendre et non pour répondre.

Le gain perçu prévaut toujours sur le gain réel.

Ne cédez jamais sans contrepartie.

7 L’OPTIMISME

Pour être optimiste, il faut avant tout être réaliste.

L’optimisme béat est dangereux et très souvent décevant.

C’est en apprenant du passé que l’on prépare sereinement l’avenir.

L’apprentissage d’expériences positives permet de renforcer son capital d’optimisme.

On ne naît pas optimiste, on le devient. Le pessimisme répond à la même règle.

L’éducation et l’environnement déterminent notre capacité à percevoir le monde.

Le manque de compétences ou la mauvaise perception d’une situation nuisent à l’optimisme.

L’optimisme se cultive au quotidien par une pensée positive, une capacité à relativiser et la volonté de bien s’entourer.

 

 

 

 

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LE GRAND ECART - Chronique d’une démocratie fragmentée de Pascal PERRINEAU- Plon

Le grand écart Émetteur du verbatim: François C.

C’est incontestablement le portrait d’une France politique changée, troublée, en certains points fracturée, dans un contexte de défiance politique majeure entre gouvernants et gouvernés, entre responsables politiques et citoyens, qui s’impose.

1ère partie Une disruption politique annoncée de longue date

Les vieux clivages (idéologique, social et territorial) ne constituent plus des repères forts à partir desquels les citoyens peuvent construire de manière claire leurs choix politiques et électoraux. Ils sont remplacés par des clivages plus transversaux, à l’œuvre dans de nombreux registres ou dimensions de la vie sociale, culturelle, économique et politique.

Le clivage de la globalisation économique

. La crise économique et financière, et ses effets.

. Le Rassemblement national à l’avant-garde du combat contre la mondialisation…Le passage, au cours des dernières décennies, d’un capitalisme industriel d’assistance à un capitalisme postindustriel plus individualiste s’est accompagné d’un véritable bouleversement du monde marqué par la fragmentation sociale et la désaffiliation vis-à-vis des groupes d’appartenance traditionnels, par l’individualisation des risques, la mobilité croissante et le double mouvement de diversification culturelle et ethnique à l’intérieur des sociétés…Marine Le Pen cherche à arrimer au RN des électeurs se considérant comme des victimes de ce qu’elle appelle « l’européo-mondialisme ».

. Une gauche anti- ou altermondialiste sur la défensive…un discours mêlant anti-libéralisme viscéral, exaltation de l’Etat et des services publics, et nationalisme imprégné de protectionnisme. C’est ce que Léon Blum appelait déjà dans les années 30 un programme « social-nationaliste ».

Le clivage européen

Le défi européen n’a cessé d’accentuer les processus de déliaison idéologique, sociale et territoriale à l’œuvre dans la société et dans le système politique français.

. Du consensus permissif autour de l’Europe au désamour…Aujourd’hui, seuls 35% de Français ont une image positive de l’Union européenne, alors que la moyenne européenne est de 43%.

. Du désamour au rejet ? L’Europe incarne tout à la fois un mal bureaucratique, un mal néolibéral, un mal cosmopolite, un mal interventionniste…Le rejet de l’Europe bat ses records dans les milieux sociaux défavorisés : 74% des ouvriers et 66% des agriculteurs exploitants n’ont pas confiance dans l’U.E…Face à ce type de gouvernance européenne, la France est particulièrement mal à l’aise parce que notre bipolarité nationale a été pendant longtemps en complète contradiction avec les coalitions européennes organisées autour d’un «compromis centriste».

Le clivage autour des valeurs

. Le «libéralisme culturel»: «le développement d’un système de valeurs antiautoritaires, valorisant l’autonomie et l’épanouissement individuels, reconnaissant à chacun le droit au libre choix de son mode de vie».

. Liberté privée, ordre public. Le nouvel espace politique qui se dessine oppose, d’un côté, la défense des acquis sociaux associée au nationalisme et, de l’autre, une acceptation relative du libéralisme économique articulée au principe d’universalité.

. La demande d’autorité. Une demande d’appartenance, de communauté, d’autorité et d’identité, dont l’extrême droite et les néo-populismes se sont emparés, s’est peu à peu imposée…Marine Le Pen, héritière de la droite extrême, parviendra à s’enraciner fortement chez les ouvriers (60%), les employés (47%), les chômeurs (51%) et les sans-diplôme (46%), plus rétifs à la mondialisation, à la construction européenne et à la libéralisation culturelle.

La disruption en actes

. Des électeurs qui s’affranchissent. Les hésitations et les changements de choix ne cessent de progresser…Le terrain des mobilisations sociales est touché par une disruption de même ampleur que celle qui avait marqué en 2017 le paysage électoral et politique.

. Un nouvel espace partisan. Une dynamique travaillée par la tendance à la formation de trois pôles partisans (droite conservatrice identitaire, centre libéral mondialisateur et gauche démocrate éco-socialiste) sous l’influence de deux clivages, l’un à dominante culturelle (cosmopolites/identitaires) et l’autre à dominante économico-sociale (altermondialistes/néolibéraux)…Ces mouvements veulent inventer des formes politiques évolutives, mariant à la fois la verticalité de l’autorité du chef et l’horizontalité du réseau numérique et des procédures participatives.

. Le risque de la personnalisation et de l’élitisme. Le poids des catégories supérieures et des élites sociales (élections législatives de 2017) se renforce et constitue l’une des assemblées les plus élitistes de la Vème République.

Le désamour de l’opinion

. Une popularité en chute libre ? Le monde nouveau d’Emmanuel Macron est atteint d’un processus de sénescence précoce. La démocratie représentative macronienne vacille sous les coups de boutoir de la démocratie directe des Gilets jaunes.

2ème partie L’irruption des Gilets jaunes : la démocratie directe en action

De quoi s’agit-il ?

La relocalisation des enjeux, la quête d’une reconnaissance politique, l’occupation de nouveaux espaces comme les routes et les ponts figurent un nouveau mode de mobilisation sociale…Le mouvement met en scène cet affrontement avec les instruments du populisme : le registre affectif et émotionnel, l’absence de références idéologiques ou le recours au syncrétisme politique mêlant les sources d’inspiration.

L’épicentre du mouvement réside dans le périurbain, là où l’usage de la voiture est indispensable et constitue un trait fédérateur entre les différents groupes sociaux qui le peuplent.

Le désir d’une démocratie directe immédiate

Cette demande de démocratie directe se nourrit des déficits d’une démocratie représentative qui apparaît de plus en plus comme un régime politique d’élites professionnalisées.

Tous ces incidents porteurs d’une violence réelle ou symbolique témoignent de la vigueur de l’antiparlementarisme véhiculé par les Gilets jaunes.

. Une propension référendaire ancienne.

. La haine de la représentation.

. La logique insurrectionnelle.

. La souveraineté du peuple. Toute représentation verticale semble abolie au profit d’une communauté horizontale d’échanges d’informations et de mobilisation au travers des réseaux sociaux et des assemblées générales se tenant dans l’ensemble du territoire.

. La mise en images. Ainsi, tout en étant un mouvement social, les Gilets jaunes sont aussi un phénomène numérique… N’oublions pas que la moitié des Français s’informent désormais uniquement sur Facebook.

Cultures populaires, cultures populistes

. Un populisme sans chef.

. Une défiance généralisée. Cette défiance va de pair avec un incivisme fréquent dont on retrouve des traces dans les mouvements de désobéissance civile qui accompagnent la contestation de l’impôt.

. Ras-le-bol fiscal et sentiment de mépris.

Plus qu’un mouvement social : une volonté de rupture avec le système politique

Le mouvement politise des citoyens dont on voit bien contre quoi ils se mobilisent, mais dont les objectifs de changement social et politique restent plus difficiles à cerner. Cette forme de « politisation négative » exprime d’abord une culture politique du rejet et de la dénonciation.

. Une nouvelle grammaire de l’action. Le registre émotionnel et affectif y est prédominant. S’y expriment un ensemble de « passions tristes » comme la haine, la peur, la colère ou encore la violence… Faute de canalisations idéologiques, le mouvement est porté plus que d’autres par des passions, celles d’une foule en colère et chargée d’émotions.

La violence au rendez-vous

Le mouvement des Gilets jaunes laisse la place à une violence qui va donner du contenu et une liturgie au mouvement : la violence comme exutoire de la colère sociale, la violence comme réponse à la violence d’Etat, la violence comme processus de victimisation, la violence comme instrument de cohésion du groupe…

Le soutien des Français

La vitalité de cette démocratie d’opinion en acte explique le hiatus entre un mouvement qui n’a jamais dépassé 300 000 manifestants, et la force du soutien majoritaire et constant de l’opinion.

Depuis de longues années, des fractures sociales, territoriales et politiques traversant la société française mettent à mal sa cohésion… A ces refoulements historiques s’ajoute un registre plus contemporain marqué par l’horizontalité du Web, les mobilisations réticulaires, la circulation permanente et accélérée d’informations vraies ou fausses.

En février 2019, un cap est franchi, les Français insatisfaits ont la majorité absolue (52%).

3ème partie Le grand débat national : la démocratie participative à grande échelle

L’organisation du grand débat national

Quatre grands sujets : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.

Sept vecteurs de recueil de la parole des citoyens sont imaginés…Le grand débat réussira à mobiliser environ deux millions de citoyens, soit une proportion équivalant à environ 4% des inscrits sur les listes électorales.

Les paroles de la société française

Ces Français du grand débat ont fait entendre une parole qui concerne tout le pays et qui a une légitimité liée au nombre et à la diversité qu’ils représentent.

Parmi les thèmes importants qui jouent un rôle déterminant dans leur choix, les Français mettent : la santé (61%), la lutte contre le chômage (56%), le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat (54%), la maîtrise du niveau des impôts (52%).

« Solidarité », « fraternité », « communauté », « partage » sont des mots que j’ai beaucoup entendus.

Deux univers se côtoyaient, celui de l’affrontement direct de la démocratie manifestante et celui de l’apaisement lié à la lente construction du consensus caractéristique de la démocratie délibérative.

Le grand débat national et ses suites

Emmanuel Macron entend « assumer la clarté, la force d’un investissement dans les grandes transitions pour bâtir la confiance ». Il fixe pour cela une feuille de route.

Dès que l’on quitte le seul cercle des proches de La République en marche, l’insatisfaction et au mieux le scepticisme règnent en maître, et cela est encore plus marqué parmi les Français se positionnant à gauche qu’à droite.

Les difficultés sont devant…Le dilemme de la démocratie est de savoir si la crise de la démocratie peut trouver une réponse dans une participation citoyenne accrue ou, au contraire, si l’on va vers une démocratie furtive dans laquelle le rôle du citoyen demeure central, mais où la place des experts et des technocrates est accrue.

4ème partie Les élections européennes : la démocratie représentative à l’épreuve

De nouvelles formes de délibération démocratique se développent et parfois s’institutionnalisent : réunions d’initiative locale dans le cadre du grand débat, conférences citoyennes régionales, conférences de consensus, focus groups, sondages délibératifs, jurys de citoyens, comités de quartier, etc.

La démocratie représentative sous tension

. L’habitude de l’abstention

Cette population d’abstentionnistes protestataires s’accroît tendanciellement et agrandit le fossé qui sépare le monde de la représentation politique et celui de citoyens intéressés par la chose publique mais insatisfaits de l’offre politique.

Les voies de la démocratie directe et de la démocratie participative sont explorées par nombre de déçus de la démocratie représentative et de son moment essentiel qu’est l’élection.

. Des corps intermédiaires affaiblis. Le 26 mai dernier, 44% des électeurs se sont tournés vers des listes de nature protestataire. Déjà, lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, les candidats de ces courants avaient rassemblé 41% des voix.

. Vers un cycle de politisation négative. Le mouvement des Gilets jaunes n’a pas trouvé sa représentation électorale en son sein, mais il a très clairement trouvé un débouché politique au travers des votes pour des forces extrêmes.

. Une déliaison de la représentation politique. Sur de nombreux thèmes, les vieux collectifs d’appartenance idéologique connaissent une vraie crise d’identité. Des clivages pluriels traversent désormais toute la stratification sociale : sécurité et insécurité de l’emploi, ménages à un salaire et ménages à deux salaires, accès différencié aux ressources distribuées par l’Etat-providence.

. Une perte des grands référents. Les organisations politiques sont peu représentatives de la diversité sociale de la population. Elles ne comptent en leur sein que très peu de femmes, de jeunes et de citoyens issus de couches populaires ; ne sont plus en phase avec la population ; représentent de moins en moins les Français dans toute leur diversité.

Les jeunes peuvent se retrouver nombreux dans des organisations plus souples et orientées vers des formes nouvelles de militantisme moral : organisations humanitaires, organisations de défense des minorités, mouvements altermondialistes, mouvements écologiques.

La réponse des élections européennes

Si l’on ajoute la protestation abstentionniste à la protestation des urnes, c’est une majorité absolue de Français qui a choisi la voie protestataire.

. La dispersion de l’offre électorale. Cette crise de la fonction d’intégration et de hiérarchisation des demande politiques, traditionnellement endossée par les partis politiques de gouvernement, favorise les forces protestataires et hors système qui répondent mieux à la demande de prise en compte d’enjeux circonstanciés et circonscrits.

. Les forces protestataires aux portes du pouvoir ?

. La concurrence des populismes. En France comme ailleurs, les populismes de droite se portent beaucoup mieux que les populismes de gauche.

La gauche n’a plus la capacité d’exprimer sur la scène politique et électorale la fracture sociale qui traverse l’électorat, et au-delà la société française.

. Protestation des Gilets jaunes et protestation électorale. La difficulté des organisations arrimées à la démocratie directe à entrer de manière durable dans l’univers de la représentation politique.

Conclusion

Le grand défi des années qui viennent est l’articulation des trois démocraties qui se sont exprimées avec vigueur en 2019 : la démocratie directe et immédiate de la manifestation, la démocratie participative et délibérative du grand débat, et la démocratie représentative des élections européennes. Pour l’instant, ces trois démocraties divergent quant au contenu politique dont elles sont porteuses. C’est le grand écart.

Dans nos sociétés postmodernes, la démocratie représentative demeure essentielle pour les citoyens, mais elle doit dorénavant composer avec d’autres demande, avec des usages plus diversifiés, plus expressifs et plus directs. C’est à ce prix que le projet démocratique restera crédible, vivant et par là même porteur d’espérance.

 

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Nos rendez-vous d'Eliette Abécassis - Grasset

Coup de cœur de Lilaspomme: Alors je ne suis pas critique littéraire… mais quand j’aime je le dis… Quand je n’aime pas aussi d’ailleurs… Enfin j’essaye…

Et en lisant cette toute petite 4ème de couverture… je savais… je savais qu’il allait se passer quelque chose…

C’est le genre de roman que l’on commence et que l’on n’arrête qu’une fois arrivé à la fin…

L'écriture d’Eliette Abécassis est parfaite… on s’envole avec des mots… On glisse sur les phrases… On rêve au fur et à mesure des chapitres, les images sont là dans notre imaginaire et on ne peut plus décrocher…

Nos rendez-vous c’est une histoire d’amour, une histoire de loupés, de rendez-vous manqués… Une histoire de vie qui passe et de questions que l’on se pose… Ou que justement, on n’ose pas se poser…

Ce livre, c’est une ode à Paris… Paris que l’on a plus jamais envie de quitter au fur et à mesure des pages… Ce Paris amoureux, magique, heureux… Qui nous donne tant quand il le veut bien…

Ce livre c’est un poème fait à toutes les femmes… qu’elles soient jeunes ou moins jeunes, étudiantes, comédiennes ou femmes accomplies…. Un livre qui nous montre nos forces et nos faiblesses, qui nous rappelle que nous doutons toutes, mais que nous pouvons toutes y arriver… Un livre pour nous donner confiance et pour croire en nous…

Ce livre c’est une histoire de vie, d’enfants, de boulot, de vacances, de week-end, d’appart trop cher et trop petit, de carrière…

C’est un livre qui questionne et qui pousse à se demander si les bons choix ont été choisis…

Ce livre… C’est toi, moi ou pas du tout nous….

Ce livre c’est un petit bonheur qui m’a rendu heureuse pendant 153 pages…. et c’est déjà beaucoup ❤️

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IL EST MIDI A PEKIN - Le monde à l’heure chinoise d'Eric CHOL et Gilles FONTAINE - Fayard

Il est midi à Pékin ; le monde à l'heure chinoise

 Émetteur du verbatim: François C.

Il est midi à THITU, en mer de Chine méridionale. Bataille navale autour de cailloux stratégiques.

En quelques années, une stratégie d’expansionnisme rampant a permis à la Chine de devenir d’une part l’acteur incontournable de mer de Chine méridionale -espace maritime jouant un rôle géopolitique et stratégique de premier plan parce que commandant l’accès au détroit de Malacca par où transitent 80% des importations d’énergie chinoise ; d’autre part un géant invincible, en tout cas pour les puissances riveraines (Philippines, Vietnam, Brunei, Indonésie, Malaisie, Taïwan).

Il est 11 heures à TOMSK, en Sibérie occidentale. Ces pins sylvestres qu’on abat.

Devenu le premier importateur et le premier exportateur de bois dans le monde, l’Empire du Milieu dévore les forêts de la planète… La Russie, qui abrite un quart des réserves de bois de la planète, fournit désormais presque un tiers du bois chinois.

Il est 11 heures à la base de ZHONGSHAN, dans l’Antarctique. Un aéroport en glace pour les avions chinois.

Depuis que la présence chinoise sur le continent glacé a été érigée comme une priorité par Pékin, ses quatre bases scientifiques y déploient une activité intense.

Et si, en plaçant ses nombreux pions un peu partout dans le pôle Sud, Pékin n’était pas tout simplement en train de prendre date pour l’avenir ? Car l’Antarctique, avec ses innombrables ressources (poissons, hydrocarbures, minéraux, sciences…) fait figure de nouvelle frontière pour les autorités chinoises.

Il est 10 heures à KHORGOS. Le Kazakhstan, épicentre de la route de la soie.

Khorgos est le point de passage obligatoire par rail entre l’Orient et l’Occident… Elle ne constitue qu’une des innombrables étapes d’un colossal projet d’infrastructures derrière lequel cent trente-et-un pays se sont déjà engagés.

Le Kazakhstan tient une position géostratégique unique… Il est devenu le premier producteur mondial d’uranium.

Il est 9 h 30 à CHENNAI, dans le Tamil Nadu, en Inde. Le grand retour de l’Hindi Chini bhai-bhai « Indiens et Chinois sont frères »).

Les Chinois semblent avoir gardé le goût de la bougeotte malgré l’essoufflement de la croissance du pays observé en 2018… Les déplacements internationaux ont quant à eux poursuivi leur progression pour atteindre 148 millions contre 10 millions en 2000.

Pour maintenir leur avance, les grands groupes chinois de voyages touristiques se sont lancés dans une véritable course contre la montre pour prendre des parts de marché à l’international hors de Chine.

Il est 9 heures à KARACHI, au Pakistan. Un corridor sous haute protection.

Les intérêts chinois dans le pays ont été la cible d’attaques récurrentes.

Depuis, les comptes et les mécomptes de la partie pakistanaise des routes de la soie ont montré que les disputes familiales pouvaient aussi exister entre Pékin et Islamabad mais que face au frère ennemi indien commun, il était indispensable de faire alliance.

Il est 8 heures à DUQM, dans le sultanat d’Oman. La future Singapour des sables.

En prenant pied dans le sultanat d’Oman, Pékin voit aussi un moyen d’étendre son influence au Moyen-Orient.

En 2018, Pékin a promis 23 milliards de dollars de prêts à une vingtaine d’Etats du Moyen-Orient et signé pour 28 milliards de contrats d’investissements dans la région.

En prenant pied sur la côte omanaise, la Chine complète un axe naval, qui part de Gwadar, au Pakistan, passe par Duqm, et se termine à Djibouti, où elle a ouvert en 2017 sa première base navale.

Il est 7 heures à TEL-AVIV. Les Israéliens confient leurs grands travaux à Pékin.

L’écosystème israélien s’est beaucoup rapproché de la sphère chinoise depuis quelques années.

La reprise en main du port de Haïfa par l’empire du Milieu provoque de violentes polémiques dans le pays et jusqu’aux Etats-Unis.

Il est 7 heures à DJIBOUTI. L’acquisition de la caserne du monde.

Situé à la porte d’entrée du continent africain, Djibouti est bordé sur son flanc occidental par l’Ethiopie, et sur son flanc oriental par la mer Rouge et le golfe d’Aden…De Djibouti, on peut contrôler l’accès au canal de Suez comme celui à l’océan Indien.

Il est 6 heures à HARARE, au Zimbabwe. Quand la Chine exporte sa vision de la société numérique idéale.

Les entreprises chinoises sont ici chez elles. Le Zimbabwe et ses 14 millions d’habitants sont soutenus à bout de bras par Pékin, politiquement et financièrement, depuis des années.

La Chine, dans la région, cherche à exporter son modèle de société sous surveillance permanente et généralisée…Au Zimbabwe, Pékin développe le volet numérique de son initiative Ceinture et Route. Dans sa version digitale, ce projet prévoit de déployer des dizaines de milliers de fibres optiques à travers le globe pour constituer un vaste réseau de télécommunications sur lequel les données circuleraient à la vitesse de la lumière. Des flux d’informations en tout genre que les autorités chinoises pourraient contrôler à leur gré…Dans le cas du Zimbabwe, aucune loi ne permet d’encadrer l’action des algorithmes chinois ni de protéger les données personnelles des citoyens.

Il est 6 heures à DUISBURG. La China Railway Corporation ranime la Ruhr.

A la confluence du Rhin et de la Ruhr, Duisburg relie les ports de Rotterdam, de Zeebruge et d’Anvers. La ville est à la croisée de plusieurs autoroutes et les aéroports de Cologne et Düsseldorf sont à proximité.

Il est 6 heures à LYON. Le foot-business enfile les crampons chinois.

Le président Xi Jinping a ordonné de faire du football une grande cause nationale…Avec pour objectif d’organiser prochainement la Coupe du monde…D’ici là, le pays devra compter 50 millions de pratiquants en 2020, se classer parmi les meilleures nations asiatiques en 2030 et surclasser le reste du monde en 2050.

Le modèle chinois du foot-business est pensé et planifié dans les plus hautes sphères du parti communiste. C’est un mélange d’apprentissage empirique et de partenariats stratégiques saupoudré de nouvelles technologies disruptives.

Il est 6 heures à COLMAR. Le Chinese Restaurant en version alsacienne.

La France ne pouvait rêver d’une meilleure promotion de son patrimoine touristique en Chine…En 2018, 2,2 millions de touristes chinois ont visité la France, dépensant au total 4 milliards d’euros.

Pékin a parfaitement conscience de disposer avec son levier touristique d’une arme puissante. Et entend s’en servir pour encourager ou punir des pays, en fonction de l’humeur diplomatique du moment.

Il est 6 heures à PAUILLAC, dans le Bordelais. La course aux grands crus a commencé.

Cent cinquante-quatre châteaux bordelais sont détenus par des investisseurs chinois, soit environ 3% des surfaces viticoles de la région.

En matière de vins, l’offensive de la Chine sur le patrimoine bordelais ne fait que commencer.

Il est 5 heures à TENKE FUNGURUME, en République démocratique du Congo. Les Chinois en tête de la course au cobalt.

L’industrie chinoise a fini par imposer sa suprématie sur toute la chaîne d’approvisionnement, depuis l’extraction du minerai en République démocratique du Congo jusqu’aux usines produisant des batteries devant équiper les nouvelles générations de voitures électriques.

En menant de bout en bout la course pour l’approvisionnement en cobalt et sa transformation, les acteurs chinois se sont mis en position de dicter leur loi au reste de la planète.

Il est 5 heures à LONDRES. Sunmi, le tiroir-caisse du futur.

L’ambition de Sunmi est de s’imposer aussi dans les terminaux de paiement, toujours en repoussant les barrières technologiques…Le Naga Saag de Londres n’est qu’au début de sa révolution digitale.

Il est 4 heures à ELMINA, au Ghana. Pirogues contre chalutiers.

Troisième port du Ghana…Concurrence déloyale des chalutiers chinois qui raclent les fonds de mer et épuisent les ressources du golfe de Guinée.

Désireuse de calmer les mécontentements, la Chine agit avec le Ghana, comme elle le fait partout ailleurs : en promettant toujours plus d’investissements et en se rendant indispensable.

Il est 3 heures dans l’ATLANTIQUE SUD. La prochaine guerre sera celle des câbles sous-marins.

Huawei s’est imposé dans cette industrie de la pose de câbles sous-marins avec la même rapidité et la même efficacité que lorsqu’il s’est lancé sur le marché des équipements télécoms, puis sur celui des smartphones.

Visée : faire de la Chine l’un des plus importants centres mondiaux de communication par câbles sous-marins d’ici une décennie ou deux. Pour Huawei et ses pairs, la liaison de 6 000 kilomètres, entre Fortaleza au Brésil et Kribi au Cameroun, ne constitue donc qu’un banc d’essai.

Il est 2 heures à NARSAQ, à la pointe sud du Groenland. Premiers de cordée dans l’Antarctique.

La Chine n’a de cesse qu’elle n’avance ses pions au Groenland, avec des méthodes parfois étonnantes…Pas encore opérationnelle, la mine de Kvanefjeld prend déjà des allures de jackpot pour ses investisseurs.

Il est 1 heure dans la province de NEUQUEN. Une base spatiale dans la pampa argentine.

La China National Space Agency (CNSA) est militaire, soutenue sans restriction par le gouvernement qui a fait de la conquête spatiale l’une de ses priorités absolues…En 2018, la Chine s’est placée devant ses rivaux américains et russes en réalisant le plus grand nombre de lancements de fusées : trente-sept sur un total mondial de cent trois.

Il est minuit à CARACAS, au Venezuela. Les mirages de Chavez.

Au total, l’addition des dix-huit prêts octroyés par la Chine à Caracas entre 2007 et 2018 s’élève à 67,2 milliards de dollars ; c’est comme si les Chinois avaient prêté à chacun des trente millions de Vénézuéliens 2 240 dollars !

A mesure qu’ils éclatent, ces scandales laissent entrevoir un labyrinthe de ramifications financières bâties au fil du temps entre les ténors du régime chaviste et les entreprises chinoises.

Il est minuit à NEW YORK. L’ONU aux caractéristiques chinoises.

Cet activisme onusien de la part de la Chine ne doit rien au hasard…Très vite, Pékin a compris que sa présence à tous les étages de l’ONU pouvait servir à orchestrer une immense opération de lobbying en faveur de son initiative Ceinture et Route.

Il est minuit à NEW YORK. Le drapeau rouge flotte sur le Waldorf Astoria.

En 2014, l’annonce du rachat du Waldorf Astoria par l’assureur chinois Anbang auprès du fonds américain Blackstone avait provoqué un mini séisme dans le milieu de l’immobilier new-yorkais et déclenché un vent de panique au plus haut niveau des Etats-Unis.

Il est minuit à OAK RIDGE, Tennessee. La bataille des supercalculateurs.

La lutte entre les deux superpuissances dans l’univers des supercalculateurs se règle à coups de dizaines de milliards de dollars d’investissements…Visée : dominer une technologie qui permettrait de multiplier de façon exponentielle la vitesse et la puissance de ces supercalculateurs.

Il est 23 heures à AUSTIN, Texas (J-1). Confucius, fer de lance de la propagande du Parti communiste chinois.

Grâce à cette présence sur le terrain, qui constitue une formidable machine de softpower, Pékin espère réussir à imposer sa vision du monde…Ces organisations serviraient de plateforme pour la collecte de renseignements et le programme politique de la Chine.

Il est 22 heures à CULIACAN, au Mexique (J-1). Venir à bout de la « China girl ».

Sniffé, inhalé ou avalé, le fentanyl, cet opiacé synthétique en partie made in China a un effet cinquante fois plus puissant que l’héroïne.

Le gouvernement central chinois a-t-il les moyens de surveiller l’activité des cent soixante mille usines chimiques et pharmaceutiques du pays ? Si ce n’est pas le cas, la « China girl » n’a sans doute pas fini de faire des ravages, aux Etats-Unis et ailleurs.

Il est 21 heures à VANCOUVER, au Canada (J-1). La bombe Huawei vient d’exploser.

Huawei symbolise l’incroyable puissance technologique de la Chine qui a su, en trois décennies, imposer ses champions au meilleur niveau mondial…Au total, Huawei employait, en 2018, une armée de plus de quatre vingt mille chercheurs dans le monde, soit 45% de son effectif total.

En réalité, les opérateurs ont un vrai dilemme : on leur demande de se passer des matériaux les plus performants et les moins onéreux du marché au moment où ils s’apprêtent à déployer leurs nouveaux réseaux mobiles de cinquième génération.

Il est 21 heures à HOLLYWOOD (J-1). OPA chinoise sur les studios américains.

La Chine est désormais omniprésente à Hollywood…Entre 1997 et 2013, douze des cent blockbusters américains ont été en partie financés par des capitaux chinois.

Tout comme l’Amérique dans les années 1950, Pékin a compris comment mettre l’industrie cinématographique au service d’une puissante machine de propagande.

Il est 20 heures sur l’île CLIPPERTON, dans l’océan pacifique (J-1). Des nodules et des drones à vingt mille lieues sous les mers.

Pékin en est convaincu : la route de la soie du XXIème siècle doit pouvoir cheminer au fond des mers, quelque part dans le Pacifique Nord oriental, entre les îles Clipperton et Clarion.

La Chine, elle, aime tellement ces montagnes de minerais cachées dans les eaux du Pacifique qu’elle est décidée à remporter le plus rapidement possible la triple bataille qui se joue autour de l’exploitation des fonds marins : juridique, technologique et économique.

Un projet fou : construire la première base sous-marine chinoise, entièrement automatisée, à plusieurs milliers de mètres sous l’eau en mer de Chine méridionale.

Il est 19 heures entre HAWAÏ et SAN FRANCISCO (J-1). Une mer de plastique made in China.

Huit millions de tonnes de déchets plastiques échouent chaque année dans nos mers.

La Chine déverse chaque année depuis ses côtes entre 1,5 et 3,5 millions de tonnes de déchets plastiques…La gestion des ordures chinoises est devenue l’un des principaux défis environnementaux du pays.

Il est 18 heures à PAPEETE, en Polynésie française (J-1). Mérous chinois dans un lagon polynésien.

Pékin, qui veut étendre sa zone d’influence économique et militaire dans l’ensemble du Pacifique, est à l’affût de toute nouvelle alliance avec les nombreuses îles de la région, surtout quand celles-ci présentent des atouts en termes d’infrastructures ou de ressources minières ou halieutiques.

Il est 17 heures sur l’île de NIUE, le rocher du Pacifique (J-1). La diplomatie des raviolis de Mme Wu Xi.

Niue, Etat semi-indépendant qui a opté pour la libre association avec la Nouvelle-Zélande…Située au cœur d’un triangle stratégique composé des îles Tonga, Samoa et Cook, Niue n’est pas seulement un caillou dans l’océan : l’ancienne colonie néo-zélandaise fait aussi partie de ces dominos du Pacifique Sud, riches en ressources naturelles et maritimes, que la Chine voudrait voir tomber dans sa zone d’influence.

Il est 16 heures dans le DETROIT DE BERING, le long de la côte russe. Le portillon des raccourcis polaires.

Le premier transporteur chinois…est devenu un familier de ce raccourci maritime, dont la navigation, rendue possible grâce au réchauffement climatique, fait économiser 40% de temps en moyenne.

Entre la Chine et la Russie, les relations économiques ne cessent de se renforcer : le gazoduc sibérien reliant la Russie à la Chine doit être achevé en 2019, et l’équipementier Huawei a obtenu un feu vert pour développer un réseau 5G en Russie.

Il est 16 heures dans les îles MARSHALL. Barrage contre le Pacifique chinois.

L’affaire de l’atoll de Rongelap s’inscrit dans la grande ambition de Pékin des Nouvelles Routes de la soie, visant à connecter l’ensemble de la planète par des liaisons ferroviaires, routières et maritimes.

Il est 15 heures à HONIARA, îles Salomon. Le domino taïwanais prêt à tomber.

La Chine frappe avec insistance à la porte des îles Salomon. Elle a investi massivement ces dernières années dans l’archipel océanien, pour en devenir un acteur économique incontournable…Pékin absorbe les deux tiers des exportations des îles Salomon (contre seulement 1% pour Taïwan).

Il est 14 heures à CANBERRA, en Australie. WeChat s’invite dans la campagne électorale.

Après avoir ouvert grandes ses portes, l’Australie a compris un peu tard que les tentacules chinois s’étaient étendus à tous les secteurs d’activité du pays.

L’influence développée par la Chine en Australie doit être contenue, sous peine de voir s’accroître la dépendance déjà forte du pays océanien vis-à-vis du géant d’Asie.

Il est 13 heures à TOKYO. La cyberguerre est déclarée.

Le cyberespace est devenu le cinquième terrain d’opération militaire après la terre, la mer, le ciel et l’espace. La troisième guerre mondiale se déroulera peut-être sur les réseaux ; les leaders politiques des grandes puissances en sont convaincus.

Il est midi à BENTONG, en Malaisie. La folie durian.

Le durian, ce fruit magique devenu le nouvel or de la Malaisie…Cher et épouvantablement odorant, le fruit s’est transformé en un accessoire chic et indispensable à Pékin ou à Shanghaï.

Epilogue Il est midi le 1er octobre 2029 sur la base spatiale de WENCHANG. Un petit pas pour les taïkonautes, un grand bond pour la Chine.

La Chine, première puissance économique mondiale, domine de toute sa puissance le business planétaire…Les routes de la soie qui sillonnent désormais la planète sur terre comme sur mer n’ont constitué qu’une première étape. En se projetant vers l’espace et la Voie lactée, Xi Jinping veut placer l’empire du Milieu au centre de l’humanité.

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PRET POUR L’ACTION - 52 stratégies pour devenir vraiment efficace! de David ALLEN - Leduc.s

Prêt pour l'action ; 52 stratégies pour devenir vraiment efficace !Émetteur du verbatim : François C.

I LIBÉRER SON ESPRIT POUR ÊTRE CRÉATIF

 

  1. Faire le ménage ouvre de nouveaux horizons
Terminer ce qu’on a commencé, qu’il s’agisse de projets importants ou de boîtes de vieilleries qu’il reste à trier et à organiser, fait naître une énergie plus grande, plus claire et plus complète pour ce qui peut arriver.

 

  1. Pour vivre sans remords
Le stress vient des engagements non tenus que vous avez pris envers vous-même. Vous pouvez vous débarrasser de ce stress uniquement en annulant l’engagement, en le respectant ou en le renégociant.

 

  1. Une meilleure connaissance de ses engagements
La concentration et la coopération sont complémentaires. Vous devez coopérer avec vous-même et votre environnement pour combattre la résistance et la distraction, donc vous devez vous concentrer. Et vous devez vous concentrer pour clarifier la nature des choses et voir comment vous pouvez les entreprendre en coopérant.

 

  1. Pour savoir où aller, il faut savoir où on se trouve
  1. Des occasions illimitées et des possibilités limitées
Afin que l’expressivité soit à son meilleur niveau, il faut se servir de son intelligence, mais aussi être conscient de ses limites.

 

  1. Deux engagements en tête engendrent stress et échec
Dès que vous êtes aux prises avec deux affaires inachevées surviennent la frustration et l’angoisse. Votre côté créatif tente de remplir les deux engagements à la fois, ce qui est impossible. Mais pas question d’abandonner, il essaie encore et encore.

 

  1. Être conscient de ses priorités
Clarifiez et définissez tous les résultats, grands et petits, que vous vous êtes engagé à atteindre et les actions requises pour y arriver. Vous serez alors prêt à jouer d’efficacité en les atteignant tous, dès que vous le pouvez, et à vous sentir en paix avec la façon dont vous progressez.

 

  1. Régler les choses en suspens libère de l’énergie
Alors les priorités, la vision et le plan apparaissent, ancrés, avec des racines solides.

 

  1. On y pense? Donc, ce n’est pas fait…
La solution est simple. Notez l’action à faire. Regardez-la. Faites-la ou dites-vous: «Pas tout de suite.»

 

  1. La créativité se manifeste quand on lui donne de la place
Lorsque l’espace mental est surpeuplé de distractions, de contrats et de trucs non gérés, la circulation est limitée. Nettoyez ses conduits et vous favoriserez une nouvelle réflexion productive qui viendra presque d’elle-même.

 

  1. Plus le canal est profond, plus le courant est grand
Faire le ménage dans les structures de notre vie et de notre travail, et les rationaliser, augmente notre capacité à tenir des engagements plus importants dans la société… Elle invite à la participation, sur un plan profond et créatif. À l’opposé, les problèmes non résolus et les structures vulnérables se protégeront en étouffant automatiquement et inconsciemment toute nouvelle donnée.

 

  1. L’inquiétude ne mène à rien
Vous inquiéter sans jamais rien faire est un gaspillage de temps et d’énergie.

 

  1. Rester maître de son travail
Les choses non saisies, non clarifiées et, par conséquent, non gérées, envers lesquelles vous vous êtes engagé, s’emparent d’une partie de vous et ne vous laissent aucun répit… Régler les choses qui demandent votre attention pour pouvoir faire ensuite ce qui vous plaît. Et le faire pleinement, en y mettant toute votre concentration et votre énergie créative.

 

II SE CONCENTRER DE FAÇON PRODUCTIVE

 

  1. Regarder de haut pour mieux voir
On ne trouve jamais la clarté dans ce qui est trouble. Il faut lâcher prise et regarder de haut.

À quand remonte votre dernière pause-direction pour prendre un peu de recul sur ce que vous faites? Est-ce le moment d’en prendre une autre?

 

  1. Visualiser pour savoir comment faire
La réflexion axée sur les résultats, tout comme la volonté de visualiser une réalité avant qu’elle se concrétise, est une compétence magistrale que nous pourrions tous développer davantage.

 

  1. Travailler assez fort est impossible
Nous sommes portés à nous rappeler les éléments emmagasinés dans notre cerveau en partant du dernier (le plus récent dans le temps) et du plus significatif émotionnellement, ce qui n’est certainement pas le système de traitement de dossiers le plus efficace.

 

  1. L’énergie suit la pensée
Avoir des pensées est une chose, les nourrir consciemment en est une autre. Vous êtes puissant en tout temps, par l’attention et l’intention… La concentration et la vision opèrent en nous pour déclencher inconsciemment de nouvelles perceptions et de nouveaux comportements.

 

  1. Un but clair est facile à atteindre
Plus votre vision ou votre intention est précise, plus votre créativité sera débordante. Mieux vous connaissez le pourquoi de vos gestes, plus vous vous sentez libre d’explorer divers moyens de les accomplir.

 

  1. Mieux est meilleur que bien
L’attention intentionnelle sur l’accomplissement total de son but génère de l’information et de l’inspiration qui ne peuvent être accessibles autrement… Quel est le mieux que vous puissiez faire en ce moment, avec la conscience et les ressources que vous pouvez réunir tout de suite?

 

  1. Changer l’objet de son attention pour changer de résultat
Si vous recherchez des résultats différents, vous devez porter votre attention sur autre chose. Une fois que vous aurez changé l’image dans votre esprit, différentes solutions, innovations commenceront automatiquement à se produire.

 

  1. La perspective, une notion précieuse
Placer les choses dans un contexte différent peut produire des idées et des solutions nouvelles. Votre point de vue peut transformer les pires situations en des expériences positives.

 

  1. S’arrêter pour réfléchir
Nous devons : Ces trois comportements permettent d’être extrêmement compétent en matière de travail.

 

  1. Ne pas craindre de réfléchir
Décidez du résultat et de la mesure à prendre, inscrivez-les dans un endroit où votre cerveau le récupérera au moment opportun et voyez comme vous respirez plus librement.

 

  1. Améliorer son efficacité
Lorsqu’un but, une norme ou un objectif est évident, le mieux à faire est de l’atteindre avec le moins d’effort possible. Vous ne gaspillerez pas d’énergie et vous libérerez vos ressources pour autre chose que vous désirez obtenir ou réaliser.

 

  1. Une seule chose dans sa bulle
En tout temps, accorder toute son attention à la seule chose qui se présente est la marque d’un rendement élevé.

Qu’est-ce qui vous empêche d’être totalement présent à ce que vous faites, aujourd’hui? Que pourriez-vous faire pour améliorer la situation?

 

  1. Faire ou être ?
Votre vision du futur, ce que vous souhaitez… change la substance et la qualité des décisions que vous prenez dans le moment présent. Elle modifie ce que vous choisissez de percevoir, de sentir et de faire dans le présent.

Être ou faire n’est pas la question. Celle-ci est: quel type d’action concorde-t-il le mieux avec ma façon d’être?

 

III CRÉER DES STRUCTURES QUI FONCTIONNENT

 

  1. La stabilité sur un plan ouvre à la créativité sur un autre
Il est difficile d’être pleinement créatif sans structure ni contrainte. Essayez de peindre sans toile. La créativité et la liberté sont les deux côtés de la médaille. Et tout le monde aime gagner sur les deux tableaux. Vous voulez la liberté? Organisez-vous. Vous voulez être organisé? Soyez créatif.

 

  1. Définir et connaître, pour une productivité maximale
Le visionnaire et l’exécutant.

Mais lorsque mon côté visionnaire se met à penser à toutes les tâches et à tout le travail que je me suis imposés, je m’en veux. Et lorsque l’exécutant en moi passe à l’action, termine son travail et se met à vouloir réfléchir à des choses plus importantes, je me dégonfle moralement et veux disparaître.

 

  1. Une bonne gestion mène à un esprit libéré
Avec les années, j’ai compris que ce que j’appelle la révision hebdomadaire, la mise à jour de toutes nos listes, est l’habitude la plus importante à adopter pour que le contrôle tranquille devienne un mode de vie plutôt qu’une expérience exceptionnelle… Nous avons besoin, une fois par semaine, de nous éloigner de l’arbre pour mieux voir la forêt (effectuer une revue complète de tous vos projets et étapes à suivre).

 

  1. La capacité de réagir améliore le rendement
Tout ce qui peut améliorer votre conscience de l’environnement, accélérer votre temps de réaction et équilibrer votre système interne (pour éliminer les réactions molles ou exagérées) vous donnera un avantage concurrentiel et améliorera votre rendement.

 

  1. Les conséquences de la présence d’un maillon faible
L’interaction qui a lieu avant que la situation devienne critique est plus consciente et proactive… Le système ne fait pas en sorte qu’on se débarrasse des problèmes ni des défis ; il permet seulement qu’on les remarque plus tôt et qu’on les règle avec plus de grâce et de facilité.

 

  1. Le secret de l’efficacité du système : un roulement silencieux
La mise en place, le changement ou l’amélioration de votre système n’ont qu’un but: vous faire oublier celui-ci le plus rapidement possible.

Quelles procédures avez-vous mises en place qui fonctionnent bien parce que vous n’y pensez plus?

 

  1. Se mettre sur la bonne voie
Souvent, la forme déclenche l’attention qui, à son tour, alimente l’intention, qui produit l’énergie créative et le contenu. Si vous voulez faire de l’exercice, mettez une tenue de sport. Si vous voulez écrire un livre, inventez un titre et lancez votre logiciel de traitement de texte.

 

  1. Impossible de gagner au jeu sans connaître les règles
Les deux plus grands défis dans la définition du travail sont de penser à ce qu’on fait et de réagir à ce à quoi on pense.

Une liste complète et bien définie de projets, mise à jour et révisée au moins une fois par semaine, est le secret de la productivité sans stress

 

  1. Le partage des responsabilités n’est pas rentable
Lorsqu’une tâche à effectuer est partagée par plusieurs personnes, les détails pertinents sont bien souvent oubliés. La responsabilité partagée porte des fruits lorsqu’au moins une personne présume qu’elle est entièrement responsable. Un bateau ne peut avoir qu’un capitaine à la fois.

 

  1. Préciser ses principes au lieu de polir ses politiques
Les règles apparaissent habituellement quand les principes ne sont pas clairs ou fiables. Lorsque vous savez que les gens ont accepté les normes et valeurs collectives, vous pouvez les laisser agir en toute liberté. Dans le cas contraire, vous devez resserrer votre gestion avec des règles, ce qui vous demande, à la longue, beaucoup plus d’énergie.

 

  1. Réfléchir à son travail plutôt que d’y penser
Quelle discipline ou structure devez-vous instaurer, s’il y a lieu, pour libérer votre esprit et vous permettre d’atteindre un niveau plus élevé de réflexion?

 

  1. Ces pensées qui ont plus de valeur qu’on ne le pense
Expansion et contraction. Création et exécution. Cerveau droit, cerveau gauche. Yin et yang. L’équilibre entre ces polarités accroît notre productivité… Réglez vos problèmes avec concentration, et la créativité éclatera.

 

  1. Petites ressources, grandes réussites
Dans le feu de l’action, nous nous promettons de nous organiser, plus tard… Arrive plus tard et la pression a disparu.

C’est lorsque vous devez choisir comment répartir vos ressources limitées qu’apparaît le besoin d’y voir clair et de faire preuve d’efficacité… Les personnes les plus efficaces sont celles qui ont le moins d’écart par rapport aux engagements qu’elles ont pris.

 

IV SE DEÉTENDRE ET PASSER A L’ACTION

 

  1. Être le seul acteur de sa pièce
Vous êtes votre propre scénariste, producteur, réalisateur, et pourtant un simple figurant dans la pièce de quelqu’un d’autre. Les meilleures équipes attendent une telle intégrité de la part des joueurs. Les meilleurs joueurs gèrent leur propre jeu, quoi qu’il en soit. Nous sommes tous seuls ensemble.

 

  1. Le contrôle excessif fait perdre le contrôle
Exercer un contrôle trop serré peut limiter votre capacité à traiter les situations au point de vue le plus productif. La microgestion, la gestion à outrance, peut être un piège alléchant pour faire travailler et obtenir des résultats. Les détails, c’est bien, pourvu qu’ils soient justifiés.

 

  1. L’amélioration perpétuelle
Préparez-vous au pire, imaginez le mieux et visez entre les deux. «Préparez-vous au pire» équivaut à régler toutes les choses en suspens et à ne pas vous exposer au découragement qu’accompagnent les engagements confus ou non renégociés. «Imaginez le mieux» signifie vous concentrer le plus possible sur les énergies et les résultats positifs. «Visez entre les deux» veut dire sauter.

 

  1. La gestion sur plusieurs plans
Vous existez sur plusieurs plans. Si vous évitez l’un d’eux, vous risquez de nuire aux autres. Dans la mesure où vous les gérez tous également, vous appréciez davantage et transcendez la situation dans son ensemble.

 

  1. La relaxation: la voie du pouvoir
Trouvez ce qui vous stresse et réglez le problème, tout de suite, si vous voulez être efficace sur tous les plans. Être détendu et capable de se concentrer sur la situation présente, sans réagir de manière exagérée ou trop mollement, est un art. C’est ce qui permet d’accéder au pouvoir suprême.

 

  1. Des surprises qui n’en sont plus
Nier la réalité du changement incessant engendre résistance et frustration. Se plaindre des interférences génère une énergie improductive. Éliminez la cause du dérangement ou intégrez-la dans votre travail, puis passez à autre chose.

 

  1. Voir loin permet de se déplacer en douceur
Les gens qui peuvent voir de loin ce qu’ils font accomplissent des actions qui semblent plus raffinées. Dans un sens, plus la cible que vous vous êtes fixée est éloignée, plus vous percevez d’options pour l’atteindre et plus il est facile de corriger le tir.

 

  1. Ralentir pour accélérer
Détendez-vous. Vous devez embrayer pour changer de vitesse. Vous devez lâcher prise pour pouvoir vous engager à un autre niveau, plus exigeant. Lorsque vous n’éprouvez pas du tout le besoin de ralentir, c’est probablement le meilleur moment de le faire.

 

  1. Pas le temps de réaliser un projet?
Comme les gens ne traduisent pas leur projet en différentes étapes à franchir les unes à la suite des autres, la perception du manque de temps pour réaliser un projet les empêche d’aller de l’avant. Plusieurs projets essentiels sont souvent suspendus, alors que l’étape suivante aurait pu se faire en moins de deux si on avait pris la peine de la déterminer.

 

  1. De petits gestes constants créent un impact majeur
Le vrai changement n’est pas un feu de paille: cela exige un engagement sérieux à un nouveau stade d’interaction. Investir tous les mois un petit pourcentage de son revenu, faire de l’exercice une fois par semaine, prendre le temps de réfléchir ou de méditer quelques minutes chaque soir, voilà les secrets pour progresser régulièrement.

 

  1. Agir pour connaître
Si vous attendez d’apprendre quelque chose avant de faire quelque chose, vous ne ferez probablement ni l’un ni l’autre. Si vous activez votre corps, votre pensée et votre esprit, vous découvrirez plein de choses qui auraient été inaccessibles autrement.

 

  1. Il est plus facile d’avancer quand on est en mouvement
Se mettre en mouvement demande plus d’effort que de changer de direction. Si vous êtes engagé positivement dans un aspect de votre vie, il vous est plus facile de faire face au changement et de passer à autre chose.

 

  1. Les plus grands succès viennent des échecs
Vous faites des erreurs uniquement lorsque vous jouez. Jouez quand vous pouvez gagner, et perdez aussi souvent que nécessaire pour atteindre votre but.

Avez-vous commis une erreur très grave dernièrement? Que vous a-t-elle appris?

 

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Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu des Chats de Bernard Werber - Albin Michel (livre illustré sur les chats)

Recommandation de Linda: Ah Bernard, tu es toujours aussi surprenant! J’ai adoré tout ce que tu as écrit: ta trilogie des fourmis mais surtout, mes préférés, Les thanatonautes et L’empire des anges. J’aime m'évader et me dire qu’il y a autre chose en ce monde et au delà. Dans ce livre tu nous fais plaisir.

Tout le monde aime les chats et tu leur consacres une encyclopédie entière et magnifiquement illustrée. Tu nous fait découvrir leur histoire, leur comportement et leur intelligence tout en leur laissant la parole.

Livre à lire absolument, car chat-gnifique! Un dernier mot: «Miaou*»

*traduction: ce livre va vous faire chat-virer.

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LES FAUX JETONS - Dans le secret des conseils d’administration de Sophie COIGNARD - Fayard

Les faux jetons ; dans le secret des conseils d'administration Émetteur du verbatim : François C. 

Les conseils d’administration sont le nouveau Graal des « premiers de cordée »…Ils feignent d’y cultiver l’ouverture et y perpétuent l’entre-soi.

Mais, en toutes circonstances, les administrateurs ne s’estiment ni responsables, ni coupables.

1 « On ne te laissera pas faire »

(Sébastien Bazin Accor) Sa brutalité, dans un monde feutré de lâcheté, a impressionné et payé. Mais il s’en est fallu de peu pour qu’ »on ne le laisse pas faire ».

Sébastien Bazin a su depuis 2013, l’année de son arrivée à la tête d’Accor, se faire une place au sein de la nomenklatura du CAC 40. Il préside même le conseil d’administration du Théâtre du Châtelet, l’une des institutions culturelles les plus chics de la capitale. Il a appris les codes secrets de ce monde à part. Jusqu’à la caricature.

 

  1. Un administrateur très remuant
(Nicolas Sarkozy) A peine arrivé au conseil de l’opérateur hôtelier, il prend ses nouvelles fonctions à la hussarde. Assidu en séance, il s’interdit de jeter un coup d’œil à son téléphone, ne manifeste jaais de signe d’impatience, mais se lance parfois, à l’ébahissement général, dans un « laser show » comme il en a le secret.

 

  1. Air France et les irresponsables
(Alexandre de Juniac) Voilà donc un PDG imposé en 2011 par le pouvoir politique sans que le conseil d’administration ait eu son mot à dire. Au point de se demander à quoi sert cette instance, et surtout de s’interroger sur l’utilité de dépenser plus de 600 000 euros de jetons par an pour rémunérer ses membres.

(Jean-Marc Janaillac 2016)

(Ben Smith fin 2018) Dans les rangs des faux jetons, on ne donnait pas cher de sa peau à son arrivée : sans réseau, le nouveau patron allait se faire dévorer tout cru par les pilotes. Il a au contraire fait la paix avec eux, qu’il trouve beaucoup moins durs que leurs homologues canadiens. Depuis, Ben est appelé par son prénom par tous ceux qui le raillaient hier.

 

  1. Le charme discret de l’entre-soi
Le Gotha français des affaires, longtemps, ne s’est même pas posé la question, poussant l’échange de bons procédés jusqu’à ses dernières extrémités : je siège à ton conseil et tu sièges au mien, et nous remisons notre esprit critique au vestiaire.

La moitié des groupes du CAC 40, aujourd’hui encore, est aux mains d’une famille. Les administrateurs qui n’appartiennent pas au clan doivent alors se résoudre à faire de la figuration.

Mais à quoi sert vraiment un administrateur indépendant dans un groupe contrôlé par un seul actionnaire ? C’est une vaste question, que les faux jetons n’aiment pas aborder.

 

  1. La dame de Chartres
(Colette Neuville) En 1991, elle a 54 ans, et une nouvelle vie s’offre à elle. Elle crée l’ADAM (Association pour la défense des actionnaires minoritaires). Depuis, elle a fait gagner près de trois milliards d’euros aux actionnaires. Elle a obtenu des réformes législatives ou réglementaire importantes, concernant notamment les OPA ou la responsabilité des dirigeants et des administrateurs. Elle a fait mordre la poussière à des patrons emblématiques. Mais tous la respectent.

Opiniâtre et réaliste, la dame de Chartres n’hésite pas à nouer des alliances avec des fonds d’investissement activistes, souvent considérés comme d’affreux cupides, parce qu’ils exigent toujours plus de rentabilité, toujours plus de résultats. Elle ne partage pas cet avis. Elle est au contraire ravie d’avoir trouvé des complices pour perturber l’entre-soi qui ronronne.

 

  1. Le sentier de la guerre
(Fonds activistes) Depuis peu, ils ont débarqué en France. Ces virtuoses de la spéculation fondent sur leur proie quand ils considèrent que le PDG est surpayé, que ses administrateurs lui sont humblement soumis, que tout ce petit monde dort sur ses lauriers ou encore, comme Sébastien Bazin quand il est arrivé chez Accor, que l’entreprise pourrait cracher plus de bénéfices.

 

  1. De l’ombre à la lumière
(Avant-après le « code de gouvernement d’enreprise des sociétés cotées ») Faut-il, avec Daniel Lebègue, croire au passage de l’ombre à la lumière ? Ou se dire que cet homme de conviction est animé par la foi du charbonnier ? Qu’il veut espérer à tout prix que ses efforts pour moraliser l’univers des administrateurs n’ont pas été vains ? Et qu’en vérité tout a changé pour que rien ne change ?

 

  1. Missions impossibles
La plupart des très grandes entreprises ont ainsi renoncé à offrir à certains de leurs membres les plus éminents une double rémunération : les jetons de présence bien sûr, mais aussi des honoraires liés à des « missions » plus ou moins réelles. Ces dernières prestations doivent faire l’objet d’une convention réglementée approuvée par les actionnaires réunis en assemblée générale, qui apprécient de moins en moins ce genre de pratique.

 

  1. La preuve par Renault
(Carlos Ghosn et son rapport à l’argent) Il est devenu difficile à tous ces adultes responsables, surdiplômés pour la plupart, de prétendre qu’ils ne savaient pas, qu’ils ont découvert avec effarement les rapports névrotiques de Carlos Ghosn à l’argent.

Rien qu’en France, il a gagné 764 fois le smic annuel en 2015. Au moins. Car personne ne peut ignorer combien il est difficile d’évaluer la rémunération totale du patron de Renault-Nissan.

Tout cela s’est poursuivi jusqu’à novembre 2018, et aurait pu durer encore longtemps si les dirigeants de Nissan ne s’étaient pas retournés, en vrais faux jetons, contre leur mentor autoproclamé.

 

  1. Au service de Sa Majesté
En réalité, les administrateurs, à l’exception de ceux qui représentent les salariés, ont été choisis par le patron. Cela fait partie des évidences que tout le monde veut cacher.

Désormais, le salaire fixe des grands patrons représente à peine le quart de leur rémunération. Le reste se divise entre le bonus annuel, qui compte pour environ 30%, et la « rémunération de long terme », versée le plus souvent sous forme d’actions gratuites, pour récompenser à la fois la performance et la fidélité d’un dirigeant.

 

  1. « Pognon de dingue » et « dingues de pognon »
(Georges Plassat Carrefour) L’ex-PDG empoche plus de 13 millions d’euros : 819 000 euros de fixe, 1,8 million de bonus pour une demi-année de présence, 6,5 millions de « rémunération de long terme », et 4 millions d’ »indemnité de départ et engagement de non-concurrence », plus quelques dizaines de milliers d’euros de jetons de présence…

 

  1. Licencier plus pour gagner plus
L’absence de corrélation entre l’emploi et les bonus. Et même, osons le terme, entre le mérite d’un patron et l’argent qu’il perçoit.

 

  1. Des régimes très spéciaux
Les conseils d’administration offrent aux patrons qui les ont nommés des avantages à faire pâlir d’envie tous les cheminots, tous les électriciens de l’Hexagone, avec leurs régimes spéciaux…Les PDG sont protégés en toutes circonstances : licenciement, maladie, invalidité, décès prématuré, chômage, retraite…Tout est prévu pour leur éviter, ainsi qu’à leur famille, les conséquences des accidents de la vie auxquels tout un chacun redoute d’être confronté.

 

  1. Pantouflage à tous les étages
La grande transhumance vers le CAC 40 concerne aussi les énarques. Surtout ceux qui appartiennent à un grand corps. Le conseil d’administration d’Orange ? Une assemblée d’inspecteurs des Finances ou presque.

 

  1. Conseils d’amis
Comment éviter toute connivence quand on se fréquente à longueur de journée ? Environ deux cents administrateurs siègent dans les conseils du CAC 40. Mais celles et ceux qui cumulent plusieurs appartenances sont dix fois moins nombreux. Ils forment une sorte de club qui se retrouve aussi dans les organes des grandes institutions culturelles parisiennes.

 

  1. Une indépendance de façade
Siéger au conseil d’un groupe du CAC 40 est rémunéré en moyenne 85 000 euros par an en jetons de présence. Trois mandats rapportent environ 250 000 euros. Qui est prêt à prendre le risque de perdre un tiers de ce revenu, soit près de 100 000 euros par an, pour entrer en dissidence, contester et être définitivement catalogué comme un enquiquineur ? Quelques rares héros, peut-être…

 

  1. Très chers salariés !
(Administrateurs salariés) Tout, en réalité, semble avoir été étudié pour embarrasser les administrateurs salariés. Ou du moins pour les neutraliser, voire les instrumentaliser.

L’équilibre d’un conseil d’administration composé pour un tiers de salariés, pour un tiers d’actionnaires et pour un tiers d’indépendants n’est pas pour demain.

 

  1. Les supplétifs
(Actionnaires salariés) Ils sont aujourd’hui près de trois millions à posséder des actions de la société pour laquelle ils travaillent…On a voulu les transformer en idiots utiles du système. Certains s’en sont rendu compte…

 

  1. Présidents à vie
Une fois nommés, rares sont les PDG qui ne se considèrent pas comme propriétaires de leur fauteuil. Patrons de droit divin, ils ne veulent pas songer à leur succession. Pour beaucoup d’entre eux, c’est aussi douloureux que de penser à la mort. Alors, ils rusent.

 

  1. Les Tables de la loi souple
(HCGE Haut Comité de gouvernement d’entreprise) Les grandes entreprises sont surveillées par un haut conseil dont elles nomment les membres, lesquels se montrent en retour d’une exquise compréhension à leur égard. Mais alors, à quoi ça sert ? Tout simplement à éloigner la menace de vraies lois, que tout le monde serait réellement obligé d’appliquer.

 

  1. Bien obligés !
Cette féminisation des conseils cache un machisme toujours à l’œuvre dans les comités exécutifs. Là, c’est le vide sidéral. Zéro PDG parmi les sociétés du CAC 40. Une seule directrice générale, Isabelle Kocher chez Engie, à laquelle le titre de présidente a été refusé. Chez Axa, on trouve une femme sur dix membres du comité de direction. Chez Vinci, zéro sur treize…Faudra-t-il une loi pour féminiser aussi les instances de direction ? A l’AFEP ou au Medef, on en frémit déjà.

Conclusion

Le capitalisme à la française, concentré d’entre-soi comme nulle part ailleurs dans le monde, fait preuve d’une résilience remarquable.

Derrière les portes capitonnées des conseils, la réalité qui demeure est celle d’une aristocratie d’Etat régénérée par ses alliances avec les grandes fortunes. Et inversement. Ce mariage entre les réseaux de la haute technocratie et des héritiers peut donner une impression d’ouverture. Mais ce n’est qu’une impression. Les entrepreneurs, les vrais, ceux qui mettent en jeu leur argent, sont quasiment inexistants parmi les administrateurs du CAC 40.

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Cœur salé de Cathy Cassidy PKJ

Fiche de Lecture faite par Antoine M.

Les filles au chocolat T.3 1/2 ; coeur saléPRÉSENTATION DU LIVRE

Nom du livre : Cœur salé

Auteur : Cathy Cassidy

Nombre de chapitre : 10

Thèmes : musique, rumeur, chagrin d’amour

Nombre de page : 130

Série : les filles au chocolat

Année : 2013 (1ère édition en anglais), 2013 (traduction en français), 2015 (nouvelle édition)

Éditions : Puffin books (en anglais), Nathan (pour la traduction) et PKJ -Pocket jeunesse- (pour la nouvelle édition).

IDENTITÉ DU PERSONNAGE PRINCIPAL

Prénom et nom : Shay Fletcher

Âge: 15 ans

Caractère: Beau, sensible, passionné de musique et excellent musicien

Né en Angleterre (il n’est pas précisé dans quelle ville, mais sûrement Kitnor)

Père: Jim Fletcher (le prénom de la mère n’est pas mentionné)

Morphologie: Cheveux blonds recouverts par un bonnet de marin et des yeux bleus Style: bonnet mou et tee-shirts de surfer

Aime: Cherry Costello

Rêve: devenir chanteur professionnel

Problème: Cherry pense que Shay est toujours amoureux de Honey, son ex…

Frère(s) et/ou sœur: Ben Fletcher (son aîné de 6 ans).

RÉSUMÉ DU LIVRE

Shay Fletcher est un adolescent de 15 ans très mal loti. Son père le méprise et veut le modeler pour qu’il ait le même avenir que lui et refuse que ses chansons soient publiées, son frère «parfait et chouchou de son père» l’agace, et quand Honey lui demande conseil, il n’a pas cœur à la repousser et par accident, Honey fait croire à tout le monde qu’il a trahi Cherry. Le pire, c’est que tout le monde se fait des idées et lui dit qu’il est nul ou s’apitoie sur son sort, et des ragots tournent autour de lui… Comment regagner la confiance des Tanberry-Costello?

MON AVIS

Ce roman, court et intense, montre qu’il faut croire en ses rêves, qu’il ne faut pas se faire une idée des personnes à l’avance et qu’une rumeur peut être destructrice pour les principaux intéressés.

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Comment sauver le genre humain de Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Émetteur du verbatim: François C.

Comment sauver le genre humainOù EN SOMMES-NOUS?

Survie individuelle et survie de l’espèce

Rien n’interdit en effet que nous puissions disparaître en tant qu’espèce, alors qu’à titre individuel nous n’avons jamais vécu aussi longtemps en bonne santé.

La capacité de charge d’une espèce

Pour cet environnement, dont nous devons respecter la capacité de charge, il est déjà bien tard: il était vulnérable, il est désormais encore davantage fragilisé. Notre survie, malgré la générosité de la Terre à notre égard, n’est assurée que dans une bande extrêmement étroite.

Le genre humain est sociable

La solidarité reprend toujours ses droits. Et heureusement pour nous, car dans la période de turbulences qui s’ouvre, il sera crucial qu’elle revienne au premier plan en toutes circonstances.

Le genre humain est «opportuniste»

Nous sommes une espèce qui, devant l’obstacle, ne s’entêtera pas, mais mettra plutôt en peu de temps au point une nouvelle stratégie.

Le genre humain est «colonisateur»

Mais nous sommes aussi une espèce colonisatrice…

Gérer la capacité de charge

Nous sommes arrivés au moment où notre inclination colonisatrice nous mène aux limites, aux frontières de la capacité de charge de notre environnement.

Il faut que nous changions, mais nous sommes très différents

Les exemples abondent de coexistence pacifique dans la vie quotidienne entre ennemis irréductibles sur le plan des idées.

Mille ans ne suffisent pas à nous faire abandonner nos croyances

L’éthique pourrait-elle nous sauver?

Modifier les comportements sans changer les croyances

Il est impératif de parvenir à orienter la réflexion de tous sur la menace imminente d’extinction et que chacun concentre tous ses efforts à assurer la survie de l’espèce.

LA TECHNOLOGIE SERA-T-ELLE NOTRE SAUVEUR OU NOTRE FOSSOYEUR?

Qu’est-ce que la technologie? Pourquoi l’avons-nous engendrée?

Ambivalence: nous disons à la fois que les machines produisent de l’artificiel et qu’elles sont elles-mêmes de l’artificiel… La technologie: capacité d’être l’instrument même de la perfectibilité, et pouvant aussi bien être à l’origine de l’anéantissement définitif de l’humain.

Nous réconcilier avec notre nature technicienne

Nous avons été incapables d’intégrer ces révolutions technologiques dans une représentation du monde correctement mise à jour.

NOS GOUVERNEMENTS TELS QU’ILS SONT

Comparer 2020 à 1935?

L’horizon se révèle très sombre. Le sentiment d’être dans l’impasse est omniprésent. Le système est à bout de souffle et révèle ses contradictions. Les forces politiques n’arrivent plus à se réinventer, mis à part dans le fascisme.

Gouvernements inefficaces vs populisme

Envisagé sans préconceptions, le populisme s’assimile à la variété «en col bleu» du même libéralisme dont les gouvernements prétendument «centristes» offrent la variété «en col blanc».

Les parlementaires: une classe autocentrée et conservatrice par nature

La classe parlementaire constitue en soi un facteur d’inertie et de conservatisme foncier… faisant d’elle le contraire même de celle sur qui il faudrait compter dans une période de crise où le changement de cap radical sera impératif.

Prisonniers du cadre

Des administrations et des gouvernements qui, du fait de leur mode de fonctionnement présent, sont incapables de sortir du cadre. Le choc sera rude.

NOS GOUVERNEMENTS TELS QU’ILS DEVRAIENT ÊTRE

La rationalité des fins et la rationalité des moyens

Dans cette logique de rationalité des moyens, il n’est plus question d’un objectif que nous nous serions fixé, mais d’un simple constat pragmatique du résultat obtenu… C’est d’avoir fait de cette logique de boutiquier le principe de gestion des Etats qui nous a conduits à la catastrophe.

Réinstaurons la logique des fins

Seule une rationalité des fins devrait être à l’œuvre dans la réalisation des objectifs assignés à l’Etat.

CRISE ECOLOGIQUE: LE PLUS IMMINENT DES RISQUES EXISTENTIELS

Que sont les risques existentiels?

C’est un risque mettant en péril l’intégralité de l’espèce humaine, son existence y est remise en cause à titre définitif.

Les types de risques existentiels

Les «risques cosmologiques» (forces cosmiques: volcans, pandémies…); les «couplages agent-outil» (individu délibérément mal intentionné aux commandes de technologies avancées potentiellement dévastatrices); les «conséquences imprévues» de nos modes de vie (dérèglement climatique).

La destruction déjà bien entamée de notre environnement

Plus d’un demi-million d’espèces terrestres peuvent déjà être considérées comme des «espèces mortes ambulantes» si leurs habitats ne sont pas restaurés.

Sombre horizon pour les décennies à venir

Toujours garder à l’esprit que ce qui nous attend est certainement bien pire encore que les prévisions cataclysmiques mentionnées ici.

Les êtres humains ne sont pas naturellement outillés pour se soucier de la survie de l’espèce

Voilà plus de trente ans que nous vivons à crédit sur la planète Terre. Chaque année, le «jour du dépassement» se rapproche davantage du début de l’année.

Nous nions la réalité

Comment faire pour «donner à voir» la crise climatique? Comment faire pour que nous nous rendions compte des dangers véritablement à l’œuvre?

La rationalité économique face à l’urgence climatique

A la «valeur» économique, il s’agit d’opposer les valeurs… Pourquoi l’humanité doit-elle être une fin en soi? Car les êtres humains sont dotés d’une dignité et non pas d’un prix. Le prix s’applique aux objets interchangeables, comme les marchandises. La dignité concerne ce qui est sans équivalent… Tout être digne a le droit au respect: les êtres humains à titre individuel, l’espèce humaine, la vie et son environnement.

LES ATTITUDES POSSIBLES FACE AU RISQUE D’EXTINCTION

La culture populaire nous montre qui nous sommes

Il existe une tradition dans l’université, de ne retenir de la distinction entre la haute (higbbrow) et la basse culture (lowbrow) que la première.

Le film ajoute à l’évocation d’un danger sa représentation visuelle

Le cinéma peut mettre en scène des événements, des circonstances, dont nous sommes peut-être conscients de l’éventualité, mais dont une représentation à proprement parler nous manque.

Cinq films:

Le dernier rivage (1959): une guerre nucléaire.

Terminator (1984): les machines désormais autonomes se débarrassent des hommes, devenus un fardeau pour elles.

Elysium (2013): tandis que les pauvres s’entre-déchirent sur une Terre dégradée, les riches, devenus immortels, bénéficient d’une vie idyllique dans une station spatiale.

Interstellar (2014): la Terre ayant été rendue par nous inhabitable, le salut du genre humain réside dans la colonisation d’autres mondes.

Colossus (Le cerveau d’acier) (1970): nous avons confié la gestion de nos guerres à des ordinateurs intelligents qui prennent le pouvoir et nous imposent la paix, au prix cependant de notre liberté.

Nos réponses face à la menace d’extinction

  1. Déni de l’extinction: soit un déni personnel passif et à titre privé, soit un déni actif (financer publiquement le déni par le biais d’une campagne d’agnotologie).
  2. Acceptation de l’extinction: forme passive (vision fataliste que notre destin est scellé depuis plusieurs siècles) ou forme active (la position militante «Bon débarras»); intelligence artificielle: le transfert de notre héritage à des robots qui seraient à proprement parler nos héritiers.
  3. Malthusianisme: la frugalité individuelle; l’eugénisme; l’exterminisme (élimination de populations à l’échelle industrielle).
  4. Le progrès l’emportera: accroître la capacité de charge de l’environnement de l’espèce humaine par l’innovation technologique.
  5. Survivalisme: nous adapter à un environnement se dégradant rapidement soit en nous abritant dans de nouveaux habitats souterrains ou sous-marins, soit par des modifications génétiques («enhaussement») visant à nous rendre plus résilients, soit encore en téléchargeant nos identités individuelles en tant que logiciels fonctionnant dans des machines à base de silicium, en utilisant la lumière comme seule source d’énergie plutôt que des aliments.
  6. La colonisation de l’espace
DEBOUT, PETIT HOMME!

La ruse de la Raison: chaque sujet est le siège individuel de sa propre ruse de la Raison, i.e. leurré quant à ses propres objectifs, ceux-ci résultant d’un difficile compromis entre motivations inconscientes et projets délibérés.

Les individus isolément n’y peuvent rien: la raison? Nous dépendons tous d’un cadre «socio-technique» qui nous dépasse, fondé sur la consommation massive d’énergie.

Etatisme et citoyennisme: L’étatisme est la croyance que l’Etat peut tout, sur tous les fronts en même temps. Mais c’est surtout la croyance que l’Etat est par nature tourné vers l’intérêt général.

Le citoyennisme affirme que c’est aux citoyens de s’organiser entre eux pour être directement acteurs du changement attendu.

Le citoyen a besoin de l’Etat: sécurité, justice et «bonne vie»: les trois aspirations fondamentales du «petit homme» (Wilhelm Reich).

L’Etat a besoin du citoyen: le citoyen a le pouvoir de presser les Etats à agir. L’inaction climatique causée par l’absence d’intérêt citoyen. L’action climatique: le réveil nécessaire du citoyen.

Connaissance implicite de l’urgence par le citoyen, propositions explicites par l’Etat et action conjointe: le citoyen attend que la réponse vienne des décideurs, car seul il ne peut rien. Il attend aussi que l’Etat explicite sa demande et prépare concrètement le plan adéquat pour atteindre cet objectif. Le citoyen dresse la liste des objectifs, l’Etat doit en fournir le moyens.

POUR UN EFFORT DE GUERRE ECOLOGIQUE

Sommes-nous prêts pour un retour à la planification?: Un seul pays au monde dispose encore aujourd’hui d’un système de planification bien huilé et en bon état de marche: la Chine.

Que voulons-nous?: le droit à l’accès aux ressources fondamentales pour tous, le droit égal à l’exercice de ses capacités, le droit commun à une «vie bonne». Deux impératifs catégoriques: écologique et social.

Y mettre les moyens: nous avons techniquement les moyens de construire une société durable en accord avec les objectifs climatiques.

L’insuffisance de la réponse libérale: une transition écologique à la hauteur des enjeux exige une transformation radicale de nos sociétés et de nos habitudes.

L’imprévisibilité de la réponse révolutionnaire

Capitalisme, économie de marché et libéralisme comme sources de la destruction de l’environnement: dans la question écologique, tout comme dans la question sociale, l’alliance du capitalisme, de l’économie de marché et du libéralisme nous mène dans l’impasse. Il s’agit enfin de la dépasser.

D’une économie capitaliste à une économie humaniste: stipuler qu’existent sur un plan comptable trois éléments à mettre au passif, car il n’y a pas d’économie florissante sans intégration harmonieuse des trois apports qu’offrent à la firme sa fortune propre -seule prise en compte jusqu’ici-, l’homme et la nature… Le premier principe fondamental de la comptabilité devrait être la préservation non seulement de l’argent, mais aussi de l’homme et de la nature qui l’environne et à laquelle il appartient.

D’une économie de marché à une économie mixte: l’économie mixte peut être définie comme le fait que le secteur public a une place non négligreable dans l’activité économique par rapport au secteur privé.

Du libéralisme à la planification économique: l’économie dirigée est ainsi le système économique qui guiderait l’entreprise publique et privée vers l’exécution d’un plan général fixé par une autorité reconnue d’un commun accord.

Ce que nous entreprenons aujourd’hui ne s’est jamais fait!? Détrompez-vous!

La planification soviétique: l’échec d’une planification impérative.

La planification indicative «à la française» (1946 – 2006): l’équilibre fragile entre libre entreprise et intérêt général.

La planification chinoise après Deng Xiaoping: un «capitalisme d’Etat».

L’économie de guerre des Etats-Unis (1941 – 1945): le dirigisme au pays du libéralisme.

L’économie de guerre de la Grande-Bretagne (1940 – 1945): le système «Utility».

Les leçons à retenir du passé: a) établir une hiérarchie claire entre les différents niveaux de planification, mais aussi entre les différentes priorités; b) risque que le dirigisme bascule dans l’autoritarisme et un contrôle total de la vie économique; c) l’effectivité de la norme, notamment en interdisant les pratiques les plus superflues ou les plus contraires aux objectifs du plan.

Financer la transition écologique: l’exemple du financement de la Seconde Guerre mondiale; le financement de la transition écologique comparable à la seconde révolution industrielle; les fonds de pension sont une source de financement titanesque.

Le rôle de l’intelligence artificielle dans la planification: les apports du machine learning, technologie mûre aux applications infinies; ceux du big data et du deep learning.

Une planification internationale efficace est-elle possible?: l’exemple de la protection de l’Antarctique; l’exemple de la lutte contre le trou dans la couche d’ozone.

Le moment Pearl Harbor: notre société est certainement plus psychologiquement prête qu’on ne le croit pour une telle transformation en profondeur. Aussi ne tardons-plus, mobilisons-nous contre le dérèglement climatique et la perte de la biodiversité, condition de la survie de l’espèce!

COMMENT SAUVER LE GENRE HUMAIN

Quel modèle économique pour une société écologique?

Concilier, sur le plan politique, libéralisme économique et préservation de l’environnement débouche nécessairement sur l’inaction écologique. L’environnement est sacrifié sur l’autel de la sacro-sainte équation «business + croissance = emploi + élection».

La «science économique» propose des modèles erronés

Les agents ne sont ni libres, ni égaux, ni indépendants les uns des autres… De manière générale, toute dépendance est en réalité une interdépendance.

Feuille de route

  1. Réinventer l’Etat-providence pour faire face aux enjeux du XXIème siècle.
  2. Taxer les machines remplaçant les êtres humains: imposer le travail des machines, robots ou logiciels, en lui appliquant le même barème que celui qui vaut pour les êtres humains que ceux-ci remplacent.
  3. Pour garantir un socle commun: la gratuité pour l’indispensable. La démarchandisation des biens fondamentaux; le revenu universel de base; l’indispensable: un nombre limité de besois fondamentaux et satiables; au-delà de la logique économique, remettre la logique sociale et environnementale au centre de la valeur des biens.
  4. Une Constitution universelle pour l’économie: revenir à l’interdiction de la spéculation; faire apparaître en surface la conception du monde inscrite dans les règles comptables.
  5. Réorientons les capitaux financiers vers la transition écologique. Pour éviter l’effondrement, il est urgent que la finance serve enfin massivement la transition écologique.
MOBILISONS-NOUS!

Nous avons les moyens de changer le cours de l’Histoire

Nous sommes en possession de tous les outils qu’il faut pour lutter contre notre extinction.

Sortir du fatalisme et renouer avec l’optimisme

A l’homme ou la femme accablé par la mélancolie, tout défi paraît insurmontable. A la femme ou l’homme clairvoyant, rien au contraire n’est impossible. Et le même principe vaut pour une nation ou pour l’espèce humaine dans son ensemble.

Que la fête continue!

De quel droit pourrions-nous priver des générations futures d’hommes et de femmes d’avoir leur fenêtre de temps, même étroite, d’accès au monde?

Vivons-nous une crise existentielle salutaire?

Il est l’heure de passer à l’action. Le moment est à l’entreprise collective! Il est l’heure de se défaire de la mollesse, de l’indifférence, de la résignation, de cette apathie généralisée. En avant, toute!

Il n’est plus l’heure de réfléchir, mais de se retrousser les manches

Si vous êtes: collégien ou lycéen…; étudiant…; citoyen…; agent public…; maire ou élu local…; ministre, Premier ministre, président de la République ou chef de l’Etat…; présidente de la Commission européenne…; secrétaire général des Nations unies…

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